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France : où passer des vacances comme autrefois

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Belle Époque, Années folles, années 1960 ? Ces villes et stations ont gardé leur superbe patine d’antan. Préparez votre malle, et partez en voyage dans le temps !

1. Arcachon (Gironde)

Construite ex nihilo à partir des années 1860 pour les tuberculeux fortunés par les frères Émile et Isaac Pereire, la Ville d’Hiver d’Arcachon, avec ses ruelles courbes et verdoyantes censées stopper les courants d’air et ses somptueuses villas semblables à des chalets suisses ou à des maisons coloniales, devint rapidement un lieu de villégiature très prisé. Ne manquez pas de vous hisser sur l’observatoire Sainte-Cécile, point culminant de la Ville d’Hiver qui permet d’embrasser une vue extraordinaire sur la ville et sur tout le bassin d’Arcachon.
L’office du tourisme d’Arcachon propose des visites pédestres de la Ville d’Hiver (05 57 52 97 97 ou www.arcachon.com).

2. Morzine (Haute-Savoie)

Loin des villes-stations, Morzine vous plonge dans vos souvenirs d’enfance, ceux des vacances d’hiver en famille où l’on découvrait un village enneigé à la fin d’un long périple en voiture. Malgré son important domaine skiable, Morzine a su rester un village intime, à l’abri de la fureur des constructions modernes. Lovée dans la vallée d’Aulps, la station s’est ouverte au tourisme dans les années 1920 mais n’a pas renié son histoire agricole. D’où cette sensation de bourg authentique, que renforcent le bois et la pierre, omniprésents dans l’architecture, et les toits traditionnels couverts d’ardoise. 
L’office du tourisme propose chaque semaine des visites guidées pour découvrir le vieux bourg et son évolution (habitat, traditions...). www.morzine-avoriaz.com

3. Dinard (Ille-et-Vilaine) 

So british ! Ce sont plus de 400 somptueuses villas érigées par l’aristocratie anglaise, et autant de bow-windows tournés vers le large et accrochés aux falaises, qui ont ancré Dinard et ses plages paradisiaques dans le faste de la Belle Époque et des Années folles. Nombre d’entre elles sont classées ; les plus belles sont juchées sur les pointes de la Malouine et du Moulinet, deux éperons rocheux qui se font face et encadrent la plage de l’Écluse. Elles se laissent également approcher par la jolie promenade côtière du Clair de lune.
Le Festival du film britannique de Dinard (http://festivaldufilm-dinard.com), tous les ans au mois d’octobre, fait écho à ce prestigieux passé.


Une plage du Touquet, David Jubert

4. Deauville (Calvados)

Où mieux qu’à Deauville goûter le charme désuet des stations balnéaires fréquentées et célébrées par la bourgeoisie du XIXe siècle ? Sortie des marais jouxtant Trouville sous le second Empire, Deauville est, avec son casino Belle Époque, ses courses hippiques, ses élégantes cabines de plage et ses planches cinégéniques, toujours aussi fringante et luxueuse. Son plan d’urbanisme à la Haussmann et sa proximité avec la capitale lui ont rapidement donné sa réputation de “XXIe arrondissement de Paris” et procurent toujours cette impression onirique de rencontrer la mer au bout de la rue.
Les plages et les rues de sa voisine Trouville diffusent également un parfum de vacances surannées, plus populaires et héritées des congés payés.

5. Refuges du Club Vosgien (bas-rhin)

Le XXIe siècle reste à la porte. En entrant, le visiteur dépose ses chaussures de marche près des poêles en faïence typiques de la région, s’installe à une tablée en bois, prépare son repas sur une cuisinière en fonte, boit de l’eau de source, joue ou bouquine avec un éclairage minimal. Ces jolis chalets, construits à partir du XIXe siècle par le Club vosgien, sont toujours entretenus par les sections locales de l’association. Ils sont accessibles pour une à plusieurs nuits à petits prix, souvent en dortoirs (10 € environ). Quelques-uns font aussi table d’hôtes.
Pour obtenir la liste des refuges et les coordonnées des sections locales : Fédération du Club vosgien, 16 rue Sainte-Hélène à Strasbourg (03 88 32 57 96).

6. Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)

Petit port de pêche devenu résidence d’été des têtes couronnées grâce à l’impératrice Eugénie, Biarritz impressionne par son architecture hétéroclite mêlant rocaille, Art nouveau, néorégionalisme basque ou Art déco comme le casino municipal. Dans la lignée de la villa Eugénie, actuel Hôtel du Palais, ou de la villa Belza, perchée au-dessus de l’océan, son front de mer garde des accents romanesques et spectaculaires qu’il vaut mieux découvrir en dehors des grandes transhumances estivales.
Le phare de Biarritz et ses 248 marches offrent une merveilleuse vue sur la ville. Renseignements au 05 59 22 37 10.

7. La Bourboule (Puy-de-Dôme)

Synonyme de cure pour tous les jeunes asthmatiques d’Auvergne, La Bourboule est une petite ville figée dans une Belle Époque teintée de kitsch. Encaissée dans les monts Dore, verdoyants l’été, rouge feu l’automne et blanc immaculé l’hiver, La Bourboule est un condensé de l’architecture fin XIXe-début XXe siècle, d’un éclectisme propre au faste des villes d’eau. Le Grand Hôtel des Îles Britanniques ou le Grand Hôtel de Russie ne reçoivent plus guère de personnalités de premier ordre, mais l’accueil des touristes fait partie de l’identité de la ville.
Après une visite historique de la ville organisée par l’office du tourisme, direction le Comptoir Cyrano, brasserie toute parisienne sur le boulevard Clemenceau, pour une truffade inoubliable.

8. Royan (Charente-Maritime)

Retour aux Trente Glorieuses, aux décors de Spirou et des films de Jacques Tati. Royan, vitrine du modernisme des années 1950, est à découvrir du ferry traversant l’estuaire de la Gironde : façades de béton blanc de la conche de Foncillon, villas évoquant le style de Brasilia, immeubles sur pilotis, égayés de couleurs primaires, avec leurs coursives et hublots… Sur place, c’est un jeu de piste architectural. Du casino-rotonde aux portiques du front de mer, sans oublier l’église Notre-Dame, sa figure de proue, la ville est une ode aux principes urbanistiques chers au Corbusier. Une “cité radieuse”, version bains de mer. 
L’office du tourisme de Royan propose un parcours audioguidé dans la ville. Renseignements au 05 46 05 04 71.

Plage de Soulac, Sam Nimitz

9. Soulac-sur-Mer (Gironde) 

Station balnéaire de la Belle Époque, Soulac, à la pointe du Médoc, passe pour être la petite sœur d’Arcachon, en moins guindé. Depuis 1874, l’unique quai de sa gare accueille les estivants débarqués du “train de plaisir” en provenance de Bordeaux. Cinq cents villas de pierre blonde et de brique, de style néocolonial et Art nouveau, ornées de pignons et de lambrequins, ont préservé le cachet d’origine de ce lieu de villégiature bourgeoise. Les jardins privatifs valent le coup d’œil, ainsi que la basilique romane du XIIe siècle, sauvée de l’ensablement et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Pour circuler sur la pointe du Médoc, consultez les horaires et tarifs sur www.soulac.com/informations-pratiques

10. Le Touquet (Pas-de-Calais)

En 2012, Le Touquet-Paris-Plage fête ses cent ans. Avec en mémoire l’entre-deux-guerres, âge d’or de cette station balnéaire, lorsque aristocrates français et britanniques se croisaient sur le green, les terrains de tennis ou à l’hippodrome. Aujourd’hui, pour humer l’air des Années folles, mieux vaut s’éloigner du centre-ville, en partie détruit durant la Seconde Guerre mondiale, et prendre une chambre dans l’un des hôtels de luxe historiques, avant d’aller flâner sous les pinèdes, le long de chemins ombragés donnant sur des villas blanches au charme suranné.
Emblématique de l’âge d’or touquettois, l’hôtel Westminster offre des réductions jusqu’à 30 % de mai à mi-août (www.westminster.fr).