Guadeloupe : Les Incontournables

Le meilleur de la Guadeloupe

A voir, à faire en Guadeloupe : les meilleurs sites à visiter, les plages, parcs nationaux, villes... toue l'info pour ne rien manquer pendant son voyage en Guadeloupe.

Les plages

L'un des attraits majeurs de l'archipel guadeloupéen est son infinie variété de plages. De crique sauvage en lagon tropical, elles peuvent être bordées de gazon ou de mangrove, parsemées de galets, abritées ou battues par de forts rouleaux, frangées de cocotiers ou de raisiniers, en bord de route ou accessibles par de petits chemins secrets. Le sable arbore une centaine de teintes : fin et blanc grâce à des milliers d'années d'érosion de la barrière de corail et des falaises calcaires au sud de la Grande-Terre, noir et brûlant à l'extrémité de la Basse-Terre, doré ou gris perle le long de la côte ouest… Presque toutes publiques (certaines sont réservées à la clientèle des hôtels), elles sont souvent équipées de douches et d'abris (les carbets) pour pique-niquer. Chacune a son identité propre. Toutes appellent au rêve, éveillent les sens. Leur point commun ? Une mer limpide et chaude, autour de 25°C.

Grande-Terre : sable blond et cocotiers

Le sud de Grande-Terre offre des plages de rêve : sable blond à blanc, eaux cristallines et cocotiers. Elles s'égrènent le long des stations balnéaires de Gosier (plage de l'îlet Gosier ; Petit-Havre), Sainte-Anne (la fameuse plage de la Caravelle ; Bois-Jolan) et Saint-François (plage des Raisins Clairs). À la pointe des Châteaux, détendez-vous sur la plage des Salines, à l'anse à la Gourde ou à l'anse du Mancenillier.
Sur la côte nord-est de la Grande-Terre, ne manquez pas la plage du Moule, l'anse à l'Eau, l'anse Maurice ou les magnifiques petites criques comme la plage de la Porte d'Enfer. Sur la côte ouest, l'anse du Souffleur est incontournable !

Basse-Terre : nuances d'ocre, de noirs et de gris

À Sainte-Marie, au nord-est de la Basse-Terre, la plage de Roseau est gris clair. La côte sud est bordée de sable noir, d'origine volcanique, comme à la belle plage de Grande Anse à Trois-Rivières. La côte ouest, face à la mer des Caraïbes, offre des teintes plus grises du côté de Vieux-Habitants (Rocroy, p. 115), Bouillante (plage de Malendure ; anse à Sable), puis s'éclaircit franchement vers Pointe-Noire (anse Caraïbe). À Deshaies, la longue plage de Grande Anse est la plus belle de toutes avec son sable ocre ; de la plage Leroux à celle de Cluny en passant par l'anse à la Perle, les couleurs continuent de s'éclaircir, jusqu'à retrouver un sable blanc sur l'îlet Kahouanne.

Marie-Galante, les Saintes et la Désirade : des trésors préservés
Les plages de Marie-Galante sont parmi les plus belles de Guadeloupe. Sur la côte ouest, celles de Moustique, d'anse de Mays et d'anse Canot, à Saint-Louis, sont longues et tranquilles. Elles offrent un sable blanc et une mer calme, turquoise et poissonneuse. La plage de Vieux-Fort est plutôt sportive et familiale. Faisant face à l'Atlantique, l'anse Feuillard est un petit bijou encore préservé. Au sud de l'île, la paradisiaque plage de la Feuillère (photo) et la belle Petite Anse sont protégées par une barrière de corail et bordées de cocotiers.
Les nombreuses anses des Saintes offrent aussi de belles plages, dont la plus connue est celle de Pompierre. On pratique le snorkeling à l'anse Figuier et à l'anse du Pain de Sucre, le naturisme à l'anse Crawen, le cerf-volant à Grande-Anse.
Enfin, l'île de la Désirade est longée sur toute sa côte sud par des plages désertes et idylliques, dont la plus belle est sans conteste celle du Souffleur.

Les aires marines protégées

La Guadeloupe, consciente de la richesse et de la fragilité de son patrimoine naturel, a instauré plusieurs aires marines protégées : les réserves naturelles de Grand Cul-de-Sac Marin et de Petite-Terre, ainsi que les îlets Pigeon, Kahouanne et Tête à l'Anglais, sont désormais soumis à des mesures de protection élaborées par le Parc national.

Grand Cul-de-Sac marin

Délimité à l'est par Vieux-Bourg (Grande-Terre) et à l'ouest par Sainte-Rose (Basse-Terre), parsemé d'îlets, le magnifique lagon du Grand Cul-de-Sac Marin mesure 15 000 ha et abrite depuis 1987 une réserve naturelle. Divers écosystèmes s'y côtoient : récif de corail, forêt marécageuse, prairie humide, marais herbacé ou encore mangrove composée principalement de palétuviers, hébergeant oiseaux (grand héron, balbuzard, sternes, frégates, pélicans), crustacés et tortues marines. Le Parc national œuvre à la réintroduction du lamantin dans la réserve, classée depuis 1993 par la convention RAMSAR en « zone humide d'intérêt international ». Toutes les activités y sont strictement réglementées.

Petite-Terre

Petite-Terre est un archipel de 200 ha perdu au large de la pointe des Châteaux et de la Désirade, protégé depuis 1998. Constitué de deux îlots inhabités (Terre-de-Bas et Terre-de-Haut) et d'un lagon poissonneux, il est le territoire de 10 000 iguanes des Petites Antilles, d'agoutis et d'oiseaux migrateurs qui s'y reproduisent. De la plage à la mangrove, de la forêt à la lagune, on goûte ici une enivrante sérénité. Le phare, aujourd'hui automatisé, est le plus ancien de Guadeloupe, et abrite un musée de la Faune et de la Flore. L'ONF (Office national des forêts) et le Conservatoire du littoral, qui en sont propriétaires, contrôlent le nombre de visiteurs. On ne peut y dormir ou faire du feu, et les mouillages, très fréquentés le week-end, sont réglementés.

Îlets pigeon ou « Réserve Cousteau »

La « Réserve Cousteau », qui englobe les îlets Pigeon, à un kilomètre au large de la plage de Malendure, sur la côte ouest de la Basse-Terre, est une appellation abusive car il ne s'agit en aucun cas d'un statut officiel ou d'un label apposé par l'illustre commandant. Cependant, ce haut lieu de la plongée guadeloupéenne est devenu le premier parc naturel sous-marin de France (400 ha), et fait partie du Parc national depuis 2009. Les fonds coralliens, les tombants rocheux et les sources chaudes sous-marines des îlets recèlent mille trésors : éponges, gorgones, cerveaux de Neptune, tortues, langoustes, poissons (demoiselles, pagres, mérous, gorettes, balistes…). La pêche sous-marine et le mouillage des bateaux y sont prohibés.

Le parc national

Lors de votre séjour en Guadeloupe, il y a fort à parier que vous ne vous contenterez pas de lézarder sur une plage de rêve… Vous aurez forcément envie de découvrir cette envoûtante forêt humide (la plus riche des Petites Antilles), la route de la Traversée, les chutes du Carbet, le volcan de la Soufrière, les fonds coralliens de la fameuse Réserve Cousteau ou encore la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin. Dans tous ces endroits magiques, vous serez soumis au règlement du Parc national de Guadeloupe. Créé en 1989, il a pour mission de protéger ces territoires d'exception à haute valeur patrimoniale, représentatifs du milieu tropical insulaire, et faisant partie intégrante de la réserve de biosphère de l'Unesco. Couvrant une superficie de 21 850 ha, le Parc offre un florilège des plus beaux paysages de Guadeloupe : volcanique, forestier, côtier et maritime.

Les objectifs du parc

Le Parc national de la Guadeloupe (05 90 80 86 00 ; www.guadeloupe-parcnational.com ; Habitation Beausoleil Montera, 97120 Saint-Claude) veille à la conservation de la biodiversité végétale et animale : à l'intérieur des espaces protégés, le camping, la cueillette, la chasse et la pêche sont interdites. De manière générale, toutes les activités humaines sont strictement encadrées. Il participe au développement durable en replantant par exemple des espèces de bois précieux tel l'acajou ou en promouvant des prestataires d'activités « nature » à la démarche particulièrement écoresponsable. Il gère l'information du public, et propose des actions de sensibilisation au respect de l'environnement en étroite collaboration avec 21 communes proches du Cœur du parc.

Faune, flore et sentiers

Le « Cœur du parc » est divisé en 10 territoires, dont 17 300 ha de forêt tropicale en Basse-Terre, et 3 200 ha dans le Grand Cul-de-Sac Marin, les îlets Pigeon, Kahouanne et Tête-à-l'Anglais. La flore représentée comprend 300 espèces d'arbres et arbustes, 2 700 espèces de plantes à fleurs, dont 250 fougères et une centaine d'orchidées. Parmi les animaux qui le peuplent, on trouve le fameux agouti, le racoon, la tortue marine, des oiseaux de mer et d'eau douce, ou encore le tapeur (pic noir, espèce endémique de l'île). Ses 300 km de sentiers balisés (dont le fameux GR®G1), appelés aussi « traces », sont ponctués de refuges non fermés et gratuits, permettant le bivouac. L'état des traces et des sites en Basse-Terre est mis à jour deux fois par an par le Parc national et consultable sur son site Internet : les séismes ou les fréquents glissements de terrain durant la saison humide, de juillet à décembre, obligent ponctuellement à interdire certains accès aux visiteurs.

La Soufrière

La Basse-Terre culmine au dôme de la Soufrière (1 467 m), volcan assez récent et toujours actif : en témoignent les vapeurs sulfureuses qui se dégagent du sommet. La « vieille dame », comme l'appellent les Guadeloupéens, est entrée de nombreuses fois en éruption : la plus récente eut lieu entre juillet 1976 et mars 1977, obligeant l'évacuation de la population. La Soufrière est placée sous haute surveillance ; on peut cependant s'y promener en toute tranquillité. Son ascension, accessible à tous (2h du parking des Bains-Jaunes), est une expérience exceptionnelle, et vous ne pourrez que succomber à la magie et à la beauté des paysages. En plein cœur du Parc national, au-dessus de Saint-Claude, vous pénétrez d'abord dans la forêt pluviale avant de gravir un sentier courant sur les flancs du volcan. Lorsque le brouillard se déchire (les nuages enveloppent le sommet 300 jours par an), c'est un sublime point de vue sur les Saintes, Marie-Galante et la Dominique qui s'offre à vous. La température baisse, l'alizé forcit, à mesure que vous approchez du dôme. D'aspect lunaire, celui-ci est hérissé de pitons, de fractures et de crevasses profondes. Sa fragile végétation – mousses, lichens, sphaignes, lycopodes et étranges plantes à fleurs – reçoit 10 à 12 m de pluie par an ! Tous vos sens en éveil, imprégnez-vous pleinement de ce site extraordinaire, dont le souvenir vous poursuivra sans doute longtemps…

Les Saintes

Tous les plaisanciers en rêvent, et de nombreux coureurs au large aiment s'y reposer après une traversée de l'Atlantique ; les touristes, eux, prévoient d'y passer au moins une journée au cours de leur séjour guadeloupéen. Les Saintes jouissent d'une aura internationale, et l'on comprend pourquoi à la seconde où l'on découvre la rade de Terre-de-Haut, l'une des 2 îles habitées de cet archipel enchanteur, grand d'à peine 15 km2. Tout y est : d'adorables cases colorées cernées de jardins, une eau turquoise léchant de belles plages et criques, des paysages variés au relief accidenté, la langueur et la gaieté tropicales… Sa baie – officiellement l'une des plus belles du monde – surplombée par le fort Napoléon, fût le théâtre d'épiques batailles navales.
Depuis qu'elles se sont ouvertes au tourisme dans les années 1960, les Saintes ont su préserver leurs traditions. Il faut dire que les descen-dants de la petite colonie bretonne débarquée là au XVIIe siècle n'ont rien perdu du caractère entier, du teint clair et des yeux bleus de leurs ancêtres ; ces pêcheurs sont réputés être parmi les meilleurs au monde.
Ici, on ne circule qu'en scooter ou à pied. Les hébergements et les restaurants sont nombreux, et l'on peut pratiquer une multitude d'activités : randonnée, escalade, nautisme, plongée… S'il vous reste un peu de temps, ne manquez pas Terre-de-Bas, peu visitée, plus secrète, mais tout aussi séduisante que sa grande sœur.

Marie-Galante

On dit que Marie-Galante ressemble à la Guadeloupe d'il y a 50 ans. À l'écart des circuits touristiques, on y découvre un mode de vie hors du temps. Ici, on salue l'étranger, même lorsqu'il passe en voiture ! Il fait bon randonner dans cette campagne harmonieuse, où paissent des bœufs indolents : durant la période de récolte de la canne à sucre, de février à juillet, on les voit mener les cabrouets (charrettes) vers l'une des distilleries de l'île : Bellevue, Bielle ou Poisson. Aux dires des spécialistes, le meilleur rhum du monde y est fabriqué. De nombreux vestiges de moulins, remplacés par les usines sucrières après l'abolition de l'esclavage, ainsi que la visite de l'Habitation Murat (photo) évoquent une histoire coloniale souvent douloureuse.
La « grande galette » – ainsi qu'on surnomme l'île, toute ronde – est la plus importante des dépendances de la Guadeloupe. Elle offre 3 bourgs tranquilles, un relief assez plat et 84 km de côtes. Ses longues plages sont absolument superbes – les plus belles des Antilles, dit-on ! – et très peu fréquentées. La route du littoral nord dévoile une côte sauvage ponctuée de falaises, comme à Gueule Grand Gouffre. À Saint-Louis, vous pourrez vous immerger en kayak dans la mangrove. Enfin, vous trouverez partout de bonnes tables où déguster une savoureuse cuisine créole.

Parcs et jardins botaniques

Les arbres, plantes et fleurs des Antilles sont d'une exubérante beauté. Leur variété est immense, et il n'est pas toujours facile d'identifier toutes ces espèces tropicales. Heureusement, l'archipel guadeloupéen compte plusieurs jardins botaniques et parcs floraux qui vous permettront de les apprivoiser. Le jardin botanique de Deshaies (photo) est le plus célèbre ; celui du fort Napoléon est habité d'iguanes et domine la mer. À Petit-Bourg, le parc floral de Valombreuse est spécialement aménagé pour les enfants. Quant au jardin de Cantamerle, à Capesterre-Belle-Eau, il vous apprendra tout sur les arbres fruitiers et les épices. Le parc aux orchidées de Pointe-Noire est un enchantement ; et vous aimerez l'approche ludique de la canopée au parc des Mamelles, sur la route de la Traversée. Le Jardin d'eau à Goyave, avec ses papyrus et nénuphars, est dédié à la déesse créole de l'eau douce. Le parc paysager de Petit-Canal et l'Habitation Murat à Marie-Galante, possèdent des jardins médicinaux où l'on apprend les us et vertus des plantes. Sur Terre-de-Bas, aux Saintes, l'association Le Mapou a créé un jardin créole pédagogique. La visite guidée du parc des Roches Gravées à Trois-Rivières permet de comprendre comment les Amérindiens utilisaient le roucou ou le manioc. Enfin, les exploitations de la Grivelière, de Vanibel ou de la Bonifierie vous immergent dans la culture du café, du cacao, de la vanille et de la banane.

Les paysages grandioses de la côte

Le paysage maritime guadeloupéen ne se résume pas qu'à des plages de rêve, des lagons ou de la mangrove… La côte est de la Grande-Terre offre des sites naturels sauvages et majestueux, continuellement ciselés par la mer et les alizés. La pointe des Châteaux (photo), cap le plus oriental de l'île, est violemment balayée par la houle de l'océan Atlantique. La vue sur la Désirade y est imprenable, et on ne se lasse pas d'admirer les vagues explosant sur les rochers. Même spectacle enivrant plus au nord, à la Porte d'Enfer du Moule ; dans le secteur des Portlands, voici la Grande Falaise, ponctuée des trous du Souffleur et de Man Coco, où la mer souffle en geyser. Tout près surgit une nouvelle Porte d'Enfer, adorable anse enchâssée dans de hautes parois calcaires, où la baignade est possible. À l'extrémité septentrionale de la Grande-Terre, les falaises escarpées de la pointe de la Grande Vigie sont d'une beauté époustouflante. On y jouit d'un panorama exceptionnel.
Sur la côte nord de Marie-Galante, la Gueule Grand Gouffre et Caye-Plate offrent elles aussi des points de vue vertigineux. La Désirade est également prodigue en paysages indomptables : une côte nord abrupte, la pointe des Colibris – sorte de pointe des Châteaux miniature – et la pointe Doublé aux accents quasi irlandais, ou encore la solitaire pointe du Grand-Abaque, au nord-ouest.

 

Mis à jour le : 28 mai 2014

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