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Mexique : Comment circuler

Se déplacer au Mexique

Avion

Au Mexique, plus de 60 villes possèdent un aéroport. Si vous obtenez un prix intéressant, l’avion peut être un bon moyen pour parcourir de longues distances, surtout si le seul autre choix est un trajet interminable en bus. 
Si Aeroméxico et sa filiale Aeroméxico Connect disposent du réseau aérien le plus important, les compagnies à bas coûts Interjet, VivaAerobus et Volaris desservent également de nombreuses villes. Les tarifs offerts par VivaAerobus sont particulièrement bas mais la compagnie n’est pas réputée pour sa fiabilité.

Bateau

Des ferries et des car-ferries reliant la Basse-Californie au reste du pays naviguent entre Santa Rosalía et Guaymas, La Paz et Mazatlán, ainsi que La Paz et Topolobampo. Comptez de 840 à 1 078 $M pour un aller simple selon le trajet, et de 1 900 à 3 200 $M par véhicule (jusqu’à 5,4 m de longueur).

Bicyclette

Le vélo n’est pas recommandé pour parcourir tout le Mexique. La taille du pays, le mauvais état des routes, l’imprudence des automobilistes et les autres dangers de la circulation que l’on y rencontre ont de quoi décourager. Si vous voulez relèver le défi, prenez en compte le relief et la chaleur dans le tracé de votre itinéraire. Il existe des magasins de cycles dans toutes les villes mexicaines. L’achat d’un VTT correct – idéal pour un parcours de plusieurs semaines – coûte environ 5 000 $M. 
Offrez-vous une visite du sud du Mexique avec votre propre vélo, organisée par la sympathique société ¡El Tour (www.bikemexico.com).

Bus

Le Mexique a un bon réseau de routes et de lignes de bus. Des services interurbains confortables et fréquents desservent tout le pays à des prix raisonnables. La plupart des villes ont une gare routière où convergent les bus longue distance, appelée Terminal de Autobuses, Central de Autobuses, Central Camionera ou La Central (à ne pas confondre avec el centro, le centre-ville !).

Compagnies

Beaucoup de compagnies de bus mexicaines appartiennent à des groupes qui règnent sur le transport. Les horaires figurent sur leur site Internet.

  • ETN Turistar (www.etn.com.mx). Deux bonnes liaisons en classe executive, ETN et Turistar, couvrent le centre, le nord et l’ouest du Mexique, ainsi que la côte pacifique jusqu’à Puerto Escondido.
  • Grupo ADO (boletotal.mx). Relie Mexico à l’est, au sud et au sud-est du pays ; parmi les compagnies, citons ADO Platino (deluxe), ADO GL (deluxe/1re classe), ainsi que ADO et OCC (1re classe).
  • Grupo Estrella Blanca (www.estrellablanca.com.mx). Dessert essentiellement Mexico et le centre, le nord et l’ouest du pays ; possède Futura Select (deluxe), ainsi que Futura, Elite, Oriente et Transportes Chihuahuenses (1re classe).
  • Primera Plus (www.primeraplus.com.mx). Les bus 1re classe assurent des liaisons fréquentes dans le centre du pays.

Classes

  • Deluxe et Executive : Les bus de lujo et ejecutivos, encore plus confortables, assurent surtout les liaisons interurbaines les plus fréquentées. Ils sont rapides (peu ou pas d’arrêt),  climatisés et confortables (sièges inclinables, assez d’espace pour les jambes, toilettes, films sur écrans de TV et, parfois, boissons ou de collations. Ils empruntent les routes à péage dès que possible.
  • 1re Classe : Les bus primera clase (1a) fournissent un siège numéroté, confortable, à chaque passager. Ils desservent toutes les villes d’une certaine importance. Les conditions de confort sont au moins correctes. Les bus sont climatisés, pourvus de toilettes et ne s’arrêtent pas souvent. On peut y regarder des films sur des écrans de TV. Ils empruntent également les routes à péage dès que possible.
  • 2e Classe : Les bus segunda (2a) clase, ou económico, assurent la liaison entre les petites villes et les villages, ainsi que certains trajets interurbains, à un prix et à une vitesse inférieurs. Quelques bus sont presque aussi rapides, confortables et directs que les services de 1re classe. D’autres sont vieux, lents et délabrés. Ils prennent souvent des routes non payantes et s’arrêtent n’importe où pour déposer ou embarquer des passagers. En montant à mi-parcours, vous risquez de rester debout sur une partie du trajet. Dans les régions les plus reculées, ce sont souvent les seuls bus assurant les liaisons.

Réservations

Pour les bus 1re classe, de classe deluxe et de classe executive, achetez votre billet à la gare routière. Pour les trajets de 4 à 5 heures sur les itinéraires très fréquentés, vous pouvez vous rendre directement à la gare routière, acheter un billet et embarquer immédiatement. Pour des voyages plus longs, des parcours inhabituels ou durant les périodes de vacances, réservez une place au moins 24 heures à l’avance, voire même 2 ou 3 jours avant. Il est généralement possible de choisir son siège en achetant sa place. Évitez les sièges du fond, qui sont proches des toilettes et subissent plus de secousses.
Beaucoup de compagnies n’ont pas de billetterie et vous réglez directement votre billet au chauffeur.
Dans certaines villes, vous pourrez acheter vos billets de bus dans des agences du centre-ville, ce qui évite un trajet supplémentaire jusqu’à la gare routière. Boletotal (boletotal.mx) possède des dizaines d’agences pour les bus du Grupo ADO, dans quelque 20 villes partout dans le pays.

Tarifs

Les bus 1re classe coûtent généralement 1 $M/km et roulent à 70-80 km/h. Les bus deluxe coûtent 20% de plus que les 1re classe et les liaisons en classe executive peuvent être 50% plus chères. Les tarifs en 2e classe sont inférieurs de 20% aux prix de 1re classe.

Colectivos, combis et autres véhicules

Dans certaines régions, divers petits véhicules concurrencent les bus. Des taxis colectivos (taxis collectifs, transportant 4 passagers partageant la course), des minibus Volkswagen (combis), ainsi que d’autres véhicules plus confortables (Chevrolet Suburban ou Nissan Urvan), font la navette entre certaines villes. Les tarifs sont généralement un peu inférieurs à ceux des bus de 1re classe. Les microbuses (ou micros), petits bus récents de 2e classe de 25 sièges, font les trajets entre les villes voisines. Plus rudimentaires, les camionetas (pick-up) et les camiones (camions) appliquent des tarifs similaires aux bus de 2e classe. Le voyage à l’arrière de l’un de ces camions cahotants, en compagnie de campesinos (paysans) et de bétail, peut constituer une expérience inoubliable.

Voiture et moto

Il n’est pas très facile de conduire au Mexique et les locations peuvent paraître chères, mais avoir votre propre véhicule vous donne un maximum de liberté. 

Avec son propre véhicule

La réglementation sur l’introduction d’un véhicule étranger est sujette à changement. Renseignez-vous auprès d’un consulat mexicain, de Sanborn’s (www.sanbornsinsurance.com) ou appelez le numéro d’information touristique mexicain (800 482 9832).
Conduire au Mexique présente surtout un intérêt pour les personnes qui disposent de beaucoup de temps, souhaitent être indépendantes, se déplacent avec des planches de surf, du matériel de plongée ou des bagages encombrants et/ou voyagent à deux ou plus. Les conducteurs doivent avoir des rudiments d’espagnol et de mécanique. 
Les mécaniciens mexicains ont de la ressource et travaillent vite et bien, pour pas trop cher. Mettez le plus de chances de votre côté en ayant des pièces de rechange et en faisant bien vérifier votre véhicule avant de partir.
Si vous roulez en moto sachez que les routes comme le trafic peuvent être éprouvants, les réparations seront hasardeuses et les pièces de rechange parfois difficiles à trouver. Privilégiez les modèles Kawazaki, Honda et Suzuki, plus répandus.

Carburant

Au Mexique, gasolina (essence) et gas-oil sont vendus par Pemex (Petróleos Mexicanos). La plupart des villes, même les plus petites, ainsi que les principaux axes routiers, ont une station Pemex. Il est recommandé de faire le plein dès que possible dans les endroits plus reculés. Le seul carburant disponible au Mexique est du sin plomo (sans plomb), vendu sous deux formes (prix affichés lors de la rédaction de ce guide) :

  • Magna Sin (87 octane) 9,50 $M le litre.
  • Premium (91 octane) 10,50 $M le litre

Largement répandu, le gas-oil se vend environ 10 $M le litre. Si le gas-oil ordinaire a une teneur en soufre plus haute qu’aux États-Unis, une variété bajo azufre (faible en soufre) a commencé à arriver à Mexico et dans ses environs. Les stations-service comptent des employés à la pompe (ils apprécieront un pourboire de 5 $M environ).

Code de la route

Les limites de vitesse sont comprises entre 80 et 120 km/h sur les autoroutes (moins quand elles traversent des zones construites), et entre 30 et 50 km/h dans les zones urbaines.
Les rues à sens unique sont la règle en ville.
Pour les conducteurs, le taux légal d’alcool dans le sang est de 0,5 à 0,8 g/litre – soit deux ou trois bières ou tequilas.
À Mexico, des lois antipollution obligent la plupart des véhicules à rester au garage un jour par semaine, selon un système de rotation.

État des routes et risques

Les routes principales sont praticables et assez rapides quand la circulation le permet. Il y a plus de 6 000 km d’autoroutes à péage (autopistas), des 2×2 voies généralement en bon état. Le péage varie de 0,50 à 1,50 $M/km.
Mieux vaut éviter de conduire de nuit car les véhicules sans phares, les ralentisseurs mal indiqués, les cailloux, les piétons et les animaux sont fréquents. De plus, les conducteurs ivres sont plus nombreux. De manière générale, les routes sont plus sûres en journée.
Des agressions, vols et blocages de routes illégaux, liés au narcotrafic, se produisent de temps à autre, surtout dans le Nord. Les États de Tamaulipas et de Nuevo León, dans le Nord-Est, ont très mauvaise réputation, en particulier la route Tampico-Matamoros. Dans cette partie du pays, mieux vaut circuler uniquement sur les routes à péage, de jour, et garder portes et fenêtres fermées en ville. Lisez les recommandations aux voyageurs (p. 883) et demandez des conseils sur place. Si vous êtes victime d’une agression, ne tentez pas de résister.
Il existe aussi des barrages militaires ou policiers parfaitement authentiques, généralement à la recherche d’armes illégales, de drogues, de migrants ou de produits de contrebande. Il est très peu probable qu’ils vous causeront le moindre souci.
Pendant la nuit, mieux vaut laisser les véhicules dans des parkings fermés sécurisés – ils sont assez courants dans les grandes villes et les hôtels pourront vous dire où les trouver s’ils n’en possèdent pas un eux-mêmes.
Chaque année, environ 14 Mexicains sur 100 000 trouvent la mort dans un accident de la circulation, soit le double des tués sur la route dans la plupart des pays occidentaux. La conduite en état d’ivresse et le non-port de la ceinture de sécurité sont des pratiques plus fréquentes ici, mais pour le reste, les Mexicains conduisent aussi prudemment et raisonnablement que les autres habitants de la planète.
Faites bien attention aux panneaux Alto (stop), topes (dos-d’âne) et aux nids-de-poule. Les panneaux “Tope” ou “Vibradores” vous signalent la plupart des causes de cahots.
Vous n’êtes pas à l’abri d’être arrêté par la police de la route mexicaine. Si cela vous arrive, restez calme et courtois. Si vous pensez ne pas avoir commis d’infraction, vous n’êtes pas obligé de verser un pot-de-vin et faire semblant de ne pas comprendre l’espagnol peut conduire le policier à abandonner. Vous pouvez aussi demander à voir les documents concernant la loi que vous viendriez d’enfreindre, demander les papiers du policier, demander à parler à un supérieur et/ou noter le nom, numéro de badge, immatriculation du véhicule du policier et le département dont il relève (fédéral, d’État ou municipal). Faites bien comprendre que vous compte payer votre amende au commissariat et demander un reçu, et si vous souhaitez ensuite vous plaindre, adressez-vous à un office du tourisme d’État.

Location

Louer une voiture au Mexique revient plus cher qu’aux États-Unis ou en Europe, mais les démarches sont simples. Nombre de grandes compagnies de location internationales ont des agences dans tout le pays.
Il faut fournir un permis de conduire (national) en cours de validité, un passeport et une carte de crédit reconnue, et il faut en général être âgé de plus de 21 ans (on vous demandera parfois une surtaxe si vous avez entre 21 et 24 ans). Lisez bien toutes les clauses du contrat de location. Vous devrez payer la taxe et l’assurance auprès de la compagnie de location. Sachez cependant que l’assurance complète peut presque faire doubler le prix de location de base indiqué sur certains sites Internet lors de la réservation, mais vous pouvez, en général, vous limiter à une assurance au tiers à bas prix. Faites-vous bien préciser ce que couvre l’assurance : les assurances contre le vol ou les dommages ne couvrent parfois qu’un pourcentage des coûts, ou peuvent ne pas être valables pour des trajets sur les mauvaises pistes de campagne.
Les tarifs de location commencent généralement à environ 500 $M par jour, avec kilométrage illimité, assurance de base et taxes. Dans certaines stations balnéaires, les prix tombent à 350 $M. Si vous louez à la semaine ou au mois, le tarif journalier diminue. Quand il est possible, le retour de la voiture dans une autre ville est facturé en supplément (environ 4 $M/km).
On peut louer des motos ou des scooters dans quelques sites touristiques, à condition de présenter un permis et une carte de crédit. Toutefois, beaucoup de loueurs n’offrent pas d’assurance.

Permis de conduire

Pour conduire un véhicule à moteur, vous devez être muni d’un permis de conduire en cours de validité.

Mis à jour le : 9 janvier 2015

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