Biélorussie : Culture

La société biélorusse

L’une des premières choses que les étrangers remarquent en Biélorussie est la propreté des villes. Déjà, à l’époque soviétique, les Biélorusses avaient la réputation d’être exceptionnellement ordonnés et propres. Même les adolescents éméchés jettent leurs bouteilles de bière dans une poubelle. Les gens évitent de marcher sur l’herbe des parcs ou de traverser la rue s’ils sont censés emprunter un passage souterrain. Ce respect (ou crainte) de la loi se ressent dans de nombreux aspects de la société (tout comme à l’époque soviétique, on ne sait jamais vraiment qui travaille pour qui) et peut se traduire par une répugnance à faire quelque chose qui semble sortir de l’ordinaire. Il provoque aussi une certaine méfiance à l’égard des étrangers, qui se dissipe généralement après quelques bières.
Bien que la grande majorité des citadins raille Loukachenko et ses mesures oppressives, vous aurez peut-être l’impression que les Biélorusses ont tendance à la passivité et apprécient un dirigeant ferme. Au cours de leur passé, ils ont constitué une sous-classe dans leur propre pays, avec une culture distincte et une histoire propre très réduites. Moins démonstratifs et ouverts que les Russes, ils sont tout aussi amicaux, voire plus, une fois la réserve dissipée dans la joie d’une rencontre agréable.
Pour continuer la comparaison avec leurs cousins russes, les Biélorusses travaillent plus dur et sont plus polis. Cependant, vous pourrez avoir affaire à des employés peu aimables dans l’industrie des services. Lorsque cela vous arrivera, sachez que, selon une enquête mesurant le niveau de bonheur dans 50 pays, 54% des habitants se déclarent peu ou pas du tout heureux, mettant la Biélorussie au troisième rang (derrière la Bulgarie et la Moldavie). En comparaison, seuls 13% de leurs voisins polonais se considèrent malheureux.
Quoi qu’il en soit, la propension slave à prendre du bon temps l’emporte souvent sur les tracasseries quotidiennes et vous trouverez les Biélorusses généreux, serviables et disponibles.
On décèle un certain niveau d’anomie dans la population, due à une filiation culturelle incertaine. Pendant l’ère soviétique, les politiques officielles s’efforçaient d’oblitérer toute distinction entre Biélorusses et Russes. La brève poussée de nationalisme et le renouveau de la langue biélorusse au début des années 1990 ont été suivis par l’érosion continue d’une identité propre au niveau officiel. Alors que cette dernière est préservée par les expatriés et les groupes nationalistes à l’intérieur du pays (et discrètement par nombre de citoyens), le gouvernement actuel fait tout ce qu’il peut pour gommer le sentiment d’un peuple distinct.
Le sujet de la langue peut sembler curieux pour les étrangers : dans les villes, personne ne parle biélorusse en public ; les panneaux des rues sont en biélorusse mais toutes les cartes sont imprimées en russe. Qu’attendre dans un pays où le président lui-même est connu pour son absence de maîtrise du biélorusse ?

Mode de vie

La majorité de la population gagne environ 170 $US par mois, ce qui laisse peu de ressources pour les loisirs. Cependant, les Biélorusses sont inventifs, innovants et savent tirer parti de leurs maigres revenus. Ils adorent sortir, mais limitent leurs dépenses. Les cafés, les bars et les salles de billard sont souvent pleins. Ceux qui n’ont pas les moyens de fréquenter les cafés se retrouvent dans les parcs ou dans des maisons. Les restaurants et les boîtes de nuit élégants sont remplis de clients aisés, qui peuvent dépenser sans compter.
Curieusement, la Biélorussie compte un taux très élevé de divorces (68%), qui la place au premier rang mondial. Les enfants sont généralement confiés à la mère, d’où un nombre élevé de familles monoparentales dirigées par une femme.
Selon les critères occidentaux, un traditionalisme rigide régit les comportements selon le sexe. Vous constaterez ainsi des attitudes caractéristiques en public, différentes pour les hommes ou les femmes et pouvant déboucher sur des rencontres amusantes comme sur des problèmes plus graves.

Population

La Biélorussie compte 9,89 millions d’habitants, dont le nombre décline doucement. La population se compose de 81,2% de Biélorusses d’origine, 11,4% de Russes, 4% de Polonais et 2,4% d’Ukrainiens. Le résultat est assez homogène, avec de nombreux attributs physiques communs, comme les cheveux clairs et les yeux bleus, arrondis et perçants. Les Roms forment la seule minorité non slave de taille (10 000 à 15 000 représentants) et vivent surtout dans les villes du Sud et du Sud-Est. Leur présence n’est pas très appréciée et les groupes ne se mélangent presque pas.
Il existait autrefois une très importante population polonaise et juive et une minorité allemande conséquente. Ceux qui n’ont pas été tués au cours de la Seconde Guerre mondiale ont fui le pays ou ont été déportés en Sibérie à la fin du conflit. La Biélorussie a perdu 1 million d’habitants pendant la Première Guerre mondiale et quelque 3 millions lors de la suivante. Environ 3 millions de Biélorusses vivent hors de leur pays.
La densité de peuplement est assez basse, avec 48,2 personnes au km2. Comme dans d’autres pays de la région, le taux de mortalité dépasse le taux de natalité – de 40% environ en Biélorussie. L’espérance de vie moyenne se monte à 62,3 ans pour les hommes et à 74,6 ans pour les femmes. 

Gouvernement et politique

En théorie, la Biélorussie est une démocratie gouvernée par un président, élu au suffrage universel direct. Le président choisit un Premier ministre, responsable de la majorité des affaires courantes du gouvernement. L’Assemblée nationale, divisée en deux chambres, constitue le Parlement. En pratique, le pays est dirigé par le président en exercice (réélu en mars 2006 avec 83% des suffrages), Alexandre Loukachenko.
Outre le fait que la plupart des opposants à Loukachenko ont été réduits au silence, renvoyés ou ont disparu fort à propos, les groupes d’opposition ne se sont pas rendu service en se querellant et en échouant à élire un chef populaire ; ils ont aussi laissé la corruption s’infiltrer en acceptant de généreuses subventions de diverses organisations occidentales, notamment américaines. Le public, nourri régulièrement de reportages les tournant en dérision à la TV d’État, considère ces groupes comme instables et désagréablement anti-russes. De plus, participer à un mouvement de protestation non officiel (défini comme le rassemblement de plus de deux personnes) peut être sanctionné par la prison ou une lourde amende. 
Loukachenko contrôle les médias (dans le passé, des forums de discussion sur Internet ont été bloqués pour “raisons techniques” pendant les élections et les référendums, de même que des sites gay), a annulé ou inversé des réformes économiques, étouffé l’opposition politique et isolé la Biélorussie de l’Occident et de son influence “corruptrice.” Il a en revanche noué des liens avec des pays comme la Libye, la Syrie et la Zambie. Le président russe Vladimir Poutine a publiquement humilié Loukachenko plusieurs fois, notamment lors de ses demandes irréalistes de réunification avec la Russie.
Le pays se divise en 6 régions administratives, centrées sur les villes de Minsk, Brest, Hrodna (Grodno), Vitsebsk, Homel et Mahileu.

Économie

La Biélorussie possède l’une des économies les plus fermées de la planète. En dépit des tentatives de réformes au début des années 1990, le pays a décru de façon constante sous la férule de Loukachenko et ses spectaculaires et infructueuses tentatives de développer un “socialisme de marché.” L’économie est largement contrôlée par l’État. Le gouvernement supervise les prix et les salaires et autorise largement les interventions de l’État dans les entreprises. Fonder une entreprise privée implique des mois de formalités, l’obtention d’autorisations et le versement de pots-de-vin, puis le paiement de 18 taxes différentes une fois l’activité lancée. Mieux vaut trouver un second ou un troisième travail pour s’en sortir financièrement.
Entre 1990 et 2001, le pays a subi le 4e plus fort taux d’inflation mondial (318%). Pendant la même période, le taux de croissance du PIB s’élevait à -0,6%. Le taux d’inflation a été “réduit” à 28% en 2004.
Côté bonnes nouvelles, le pays a l’une des dettes extérieures les plus faibles de la planète (moins de 1 milliard de dollars), le taux de chômage officiel n’atteint que 2,1% (bien que le sous-emploi soit un autre problème), la production industrielle a augmenté de 13% en 2004 et l’économie de 6,1% en 2003, avec un taux de croissance de 7% en 2005. Ces succès s’expliquent en partie par le fait que l’État injecte constamment de l’argent dans les industries-clés. Des produits valant des centaines de millions de dollars s’entassent dans des entrepôts, mais au moins les travailleurs ont des emplois et les chiffres de la production sont excellents !
Début 2005, le salaire mensuel moyen se montait à 170 $US ; les fonctionnaires, la police et les militaires gagnent de 400 à 500 $US.
L’industrie contribue à plus de 40% au PIB. Les principales exportations biélorusses (à part les armes) comprennent des engrais potassiques, des produits chimiques, des panneaux de fibres de bois, des réfrigérateurs, des tracteurs et des camions. La Biélorussie exporte essentiellement ses produits vers la Russie (environ 54%), la Lettonie, l’Ukraine, la Lituanie et l’Allemagne. La Russie fournit 68% des importations biélorusses.
Le pays dépend presque totalement de la Russie pour le pétrole et le gaz, et en partie de la Lituanie pour l’électricité. Il est riche en tourbe, utilisée comme carburant dans les centrales électriques, et possède d’importants gisements de sels de potassium, utilisés dans les engrais.
En 2005, Loukachenko a annoncé que toute entreprise privée dont les résultats se révéleraient insatisfaisants pourrait être reprise par l’État sans explication ni compensation.

Médias

L’administration de Loukachenko se bat contre la liberté de la presse depuis des années, forçant nombre de journaux indépendants à cesser de paraître faute d’autorisations, infligeant des amendes exorbitantes pour de soi-disant infractions et les expulsant de leurs locaux. Cependant, plusieurs journaux indépendants parviennent à survivre et publient régulièrement des critiques acerbes du président ; leurs articles sont parfois si venimeux que les lecteurs modérés les jugent excessifs.
Les journaux contrôlés par l’État, tel Sovetskaïa Beloroussia, dominent le marché ; une impressionnante photo de Loukachenko orne souvent la une, encadrée par des titres vantant les succès du pays. Parmi la presse indépendante, Belorousskaïa Delovaïa Gazetta, un journal populaire, publie des articles sur le désolant parcours politique du pays. Vetcherny Minsk (Minsk Soir), un journal apolitique, annonce les événements culturels.
Grâce à sa tradition de harcèlement et d’arrestation de journalistes nationaux et étrangers, la Biélorussie a été classée en 2003 parmi les 10 pires pays au monde par le Comité de protection des journalistes. La TV d’État n’a pas mentionné cette distinction.
Les vendeurs des kiosques à journaux vous indiqueront les publications gossoudarstveniï (gouvernementales) ou niezavissimiï (indépendantes). Pour des nouvelles sur la réalité biélorusse en anglais, consultez l’hebdomadaire Belarus Today (www.
belarustoday.info). The International Minsk Times, un autre hebdomadaire, tend à présenter Loukachenko sous un angle favorable. Source francophone proche de l’opposition, Le courrier de Biélorussie (http://belarus.courriers.info/) est un portail fourmillant d’informations.
Station de radio la plus populaire, Radio BA (104.6 FM) est la première station de radio privée du pays. Radius FM (103.7 à Minsk) est également appréciée. FM 106.2 est la radio d’État biélorusse. Depuis qu’une loi de 2005 oblige toutes les stations à diffuser au moins 75% de musique produite dans le pays, les stations ne diffèrent plus guère les unes des autres.
La plupart des chaînes de TV proviennent de Russie. La chaîne nationale biélorusse diffuse d’excitants reportages sur les faits et gestes de Loukachenko, comme ses victoires lors de marathons de ski ou de patin à glace ! Quelques chaînes locales proposent un mélange de programmes en russe et en biélorusse. La télévision biélorusse a lancé un satellite en 2005, afin de diffuser sa version des informations locales  aux autres pays.

Religion

À l’instar de l’Ukraine, la Biélorussie a toujours été au carrefour du christianisme latin et orthodoxe oriental, avec les catholiques polonais à l’ouest et les Russes orthodoxes à l’est. Les orthodoxes représentent environ 80% de la population. L’Église orthodoxe biélorusse a été officiellement fondée en 1990.
Héritage de siècles de domination polonaise, 20% de la population (environ 2 millions de personnes) sont catholiques, dont 15% d’origine polonaise. Leur présence se remarque particulièrement à Hrodna, où les messes sont dites en polonais.
Au début des années 1990, l’Église uniate, une Église catholique de rite byzantin, a été rétablie et compte aujourd’hui plus de 100 000 fidèles, essentiellement des Ukrainiens vivant en Biélorussie. On recense aussi une petite minorité protestante, vestige d’une population allemande autrefois importante. Le pays abrite aussi quelques Tatars musulmans et des juifs.
En 2002, le président a fait passer une nouvelle loi sur la religion en dépit des critiques internationales. L’Église orthodoxe biélorusse s’est vu octroyer de généreux privilèges alors que les activités des autres groupes étaient sévèrement limitées. Marchant sur les traces de pays comme le Turkménistan, les autorités biélorusses se servent de la loi pour harceler presque tous les mouvements religieux. La police a menacé de fermer les églises baptistes et des fidèles ont été arrêtés et pénalisés pour rassemblements illégaux, même lors de réunions de prière dans des appartements privés !

Être une femme en Biélorussie

Des groupes féministes locaux et internationaux ont signalé que la violence domestique et la discrimination au travail faisaient partie des problèmes de société en Biélorussie : quelque 30% des femmes ont subi des violences chez elles et 12% un harcèlement sexuel au travail. D’autres problèmes de société placent les femmes biélorusses derrière leurs homologues d’Europe occidentale : très peu de femmes occupent des postes de pouvoir (seules 10% des employées du gouvernement occupent des postes de direction) ; les salaires des femmes représentent en moyenne 80% de celui des hommes et les femmes sont rarement propriétaires terriennes ou chefs d’entreprise (seules 5% sont à la têtes de PME). Tout cela, associé au nombre élevé de mères célibataires, entraîne plus de pauvreté chez les femmes que chez les hommes.
Des signes d’amélioration apparaissent toutefois. Depuis 1999, le gouvernement a voté plusieurs amendements et a créé un comité dédié à l’amélioration de la situation sociale et économique des femmes.

Sports

L’État consacre beaucoup d’argent aux sports et à la construction de stades. Tout comme en URSS, l’exhibition de prouesses sportives est une manière de suggérer la force politique.
Le Dinamo Minsk, principal club de football biélorusse, joue souvent dans son stade au centre de Minsk. Toutefois, le hockey sur glace est le sport qui réunit le plus de spectateurs, surtout depuis que Loukachenko œuvre à le rendre populaire. Presque tous les habitants de Minsk vous diront que le président s’entraîne 3 fois par semaine et que son équipe gagne à tous les coups (les agents de sécurité signifieraient aux joueurs de l’équipe adverse d’envoyer le palet devant le président le plus souvent possible...). 
Le classement de la Biélorussie au 4e rang lors du tournoi de hockey sur glace aux Jeux olympiques d’hiver de 2002 a encore renforcé la popularité de ce sport. Le ski de fond est également très apprécié.
Lors d’événements olympiques, la Biélorussie s’est distinguée par le passé dans le biathlon, la gymnastique, le tir et l’aviron. Vitaly Chtcherbo, considéré comme l’un des meilleurs gymnastes au monde, a remporté 6 médailles d’or olympiques et 14 médailles de championnat du monde. En 2004, la Biélorussie a obtenu des médailles d’or en judo et en athlétisme et s’est distinguée en boxe et en haltérophilie. Deux des hommes les plus forts du monde, Alexandre Kourlovitch et Leonid Taranenko, sont biélorusses.
Malheureusement, la politique affecte même le monde du sport. En 2004, le ministre des Sports Iouri Sivakov s’est vu refuser un visa pour assister aux Jeux olympiques en Grèce, car son nom était lié à la disparition de membres de l’opposition.

Arts

Faute de pouvoir contrôler sa propre destinée, l’identité culturelle biélorusse, en dehors du cadre rural, a été contenue et souvent supprimée, avec quelques brèves périodes de renouveau aux XVIe, XIXe et XXe siècles.

Littérature et théâtre

Le premier héros de la littérature biélorusse est Francysk Skaryna (dont beaucoup de rues portent le nom). Né à Polatsk mais élevé en Pologne et en Italie, ce scientifique, médecin, écrivain et humaniste fut le premier à rédiger une traduction slave de la Bible, en biélorusse. Cette édition, publiée avec d’autres par Skaryna entre 1517 et 1525, fut l’un des premiers livres imprimés dans toute l’Europe orientale. À la fin du XVIe siècle, le philosophe et humaniste Simon Boudny a publié plusieurs ouvrages en biélorusse, dont des œuvres controversées comme Justification of a Sinner Before God (Justification d’un pêcheur devant Dieu). Le poète biélorusse du XVIIe siècle Siméon de Polatsk fut le premier écrivain à introduire le style littéraire baroque en Russie.
Le XIXe siècle vit le début de la littérature biélorusse moderne, avec des œuvres d’écrivains et de poètes comme Maxime Haradski, Maxime Bohdanovitch, Ianka Koupala et, surtout, Jakub Kolas. Beaucoup de ces écrivains collaboraient au journal nationaliste influent Nacha Niva (notre champ), qui dut être publié en Lituanie de 1906 à 1916, car le tsar interdisait alors la littérature nationaliste en Biélorussie. Le roman de Haradski Deux Âmes (1919) et la pièce de Koupala Les Gens d’ici (1922) sont des expressions poignantes de l’État réprimé de Biélorussie avant et après la Première Guerre mondiale. Kolas est considéré comme le pionnier de la littérature biélorusse classique ; lui et Koupala sont révérés pour avoir promu l’utilisation littéraire et poétique du biélorusse. Si vous parlez anglais, vous pourrez lire des textes biélorusses traduits en anglais sur www.knihi.com/index-en.html.
Une période de renouveau culturel,  dans les années 1920 vit l’émergence de nombreux poètes et écrivains de talent, dont Jazep Pouchtcha et l’auteur de pièces satiriques Kondrat Krapiva. Un autre petit renouveau eut lieu dans les années 1960, avec de nombreuses œuvres de Vladimir Karatkevitch et de Vassil Bykov dont plusieurs œuvres sont traduites en français (citons La Traque paru chez Albin Michel en 1993 et Dans le brouillard paru chez le même éditeur en 1989). Actuellement, la censure présidentielle sur tout écrit freine l’essor de la scène littéraire moderne. Malgré les difficultés des auteurs locaux à se faire publier, un livre de 700 pages, Europe, salue Staline, à la gloire de Staline, a été largement diffusé dans les librairies en 2005.

Musique

La musique et les spectacles folkloriques biélorusses sont colorés et entraînants. La musique folklorique moderne s’inspire de cérémonies rituelles, fondées sur des fêtes paysannes saisonnières ou, plus souvent, d’hymnes et de psaumes religieux, qui se développèrent dans le pays à partir du XVIe siècle. Le groupe Pesniari est très populaire, depuis les années 1960, pour avoir insufflé une touche de modernité dans la musique folklorique traditionnelle. Parmi les autres groupes modernes utilisant les chansons du folklore, citons Troïtsa et Stari Olsa, qui chantent tous deux en biélorusse.
La musique classique dans le sens moderne ne s’est développée qu’au cours du dernier siècle, avec des compositeurs comme Koulikovitch Chtchehlov et Ievheny Hlebov ; ce dernier est l’auteur d’opéras (Ton printemps en 1963 et Ballade alpine en 1967). Bien qu’on ne puisse pas trouver plus américain qu’Irving Berlin, le compositeur de God Bless America, White Christmas et There’s No Business Like Show Business est né à Mahileu, en Biélorussie, en 1888.
Les groupes de rock locaux privilégient la guitare. Parmi les préférés, citons NRM, spécialisé dans le hard rock, Palats, qui joue également du hard mais plus mélodique, Krama, un excellent groupe aux talents variés qui chante en russe, en biélorusse et en anglais (écoutez Vodka on Ice), Plan, les champions du rock-blues (leur Blues est recommandé), et le célèbre Liapis Troubetskoï, dont les chansons pop-rock remportent un franc succès.

Mis à jour le : 3 décembre 2012
Vizeat

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