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Séville : Architecture sévillane

Balade d'une journée à Séville

Qui dit architecture sévillane dit Aníbal González (1876-1929), qui, bien qu’il n’ait exercé que 27 ans à Séville, a réussi à donner à la ville une identité propre, qui lui vaut aujourd’hui encore d’être reconnu. En 1910, González fut nommé architecte directeur de l’Exposition ibéro-américaine de 1929, mais il démissionna en 1927 suite à des désaccords avec José Cruz Conde, désigné commissaire de l’exposition en 1926. Il mourut quelques jours après l’inauguration du grand projet de sa vie. Le professeur d’histoire de l’architecture Víctor Pérez Escolano a sélectionné pour nous les œuvres de cet itinéraire.
 

  • Départ : Calle Trajano 35 ;
  • Arrivée : Avenida de la Palmera 48
  • Distance et durée : 6,5 km ; 5-6 heures

 

Une petite faim ?

À la moitié du chemin environ se trouve
La Brunil-da, l'endroit idéal pour reprendre des forces et profiter de la superbe vue.

Bâtiment et chapelle des Jésuites

Dans sa volonté de récupérer les grands styles du passé, l’architecte avait imaginé cet ensemble (1917-1920) situé dans la calle Trajano (no 35). Il arbore un décor de brique sculptée de style néogothique.

Maisons de la calle Alfonso XII

L’Art nouveau fut l’une de ses influences premières, mais aussi la Sécession viennoise et le modernisme catalan ; de tous ces courants inspirés par la nature sont nés des détails ornementaux en pierre artificielle et en fer : dragons, fleurs, étoiles… que l’on peut encore voir sur les façades des deux maisons de la calle Alfonso XII (nos 27 et 29), ainsi que dans la calle Almirante Ulloa (no 4).

Bâtiment dans la calle Martín Villa

Dès le début de sa carrière (il avait obtenu son diplôme de l’école d’architecture de Madrid en 1902), Aníbal González a aussi réalisé des projets urbanistiques qui ont amélioré le tracé de la ville. Après son intervention dans la commune de la Campana, il a construit un bâtiment néo-mudéjar pour habitations et commerces dans la calle Martín Villa, à l’angle de Santa María de Gracia (1907-1908).

Maison des comtes d’Ybarra

L’un de ses projets décoratifs les plus ambitieux a été de transformer totalement la maison des comtes d’Ybarra, située dans la calle San José, à l’angle de Conde de Ibarra, en son rêve néo-mudéjar. Les plus grands artisans plâtriers, maroquiniers et céramistes participèrent à ce projet (1921-1924).

Capilla del Carmen

Un petit exemple de grande architecture sévillane se dresse sur la plaza del Altozano, à l’une des extrémités du pont de Triana. La capilla de la Virgen del Carmen (1924-1928) se compose de deux parties : la chapelle avec coupole et un clocher, évoquant la Giralda et la Torre del Oro, le tout réalisé en briques et en céramique de Triana.

Siège de la Real Maestranza de Caballería

Après la restauration des arènes de Séville, auxquelles il incorpora l’étage supérieur et la loge royale (1914-1915), l’architecte dessina les plans du nouveau siège de la Real Maestranza de Caballería (paseo de Colón 12), projet néobaroque (1925-1929) combinant le blanc des parements avec la pierre.

Maisons de l’avenida de la Constitución

L’architecte est intervenu dans la modification urbaine de l’actuelle avenida de la Constitución et y a conçu de nouveaux édifices entre 1913 et 1921, parmi lesquels ceux situés aux nos 6 et 10, ainsi que les nos 12 et 14, la maison des marquis de Villamarta. Ces deux derniers bâtiments accueillent aujourd’hui le siège de la Banco Popular.

Plaza de España

Il l’avait conçue pour l’Exposition de 1929 comme un espace urbain destiné aux grands rassemblements, une sorte d’amphithéâtre donnant sur le parc de María Luisa. Construction semi-circulaire, synthèse du meilleur de la Renaissance et du baroque, la plaza de España est le chef-d’œuvre d’Aníbal González. Le prolifique architecte est immortalisé par une statue de bronze qui contemple son œuvre.

Plaza de América

C’est le premier ensemble construit pour l’exposition ibéro-américaine, entre 1911 et 1919. Elle est dominée par le Pabellón Real, édifice néogothique en pierres apparentes, le Museo Arqueológico, dans lequel il a rendu hommage à la Renaissance et le Museo de Artes y Costumbres Populares, sa meilleure interprétation du style mudéjar.

Vivienda Luca de Tena

C’est son cousin et protecteur, Torcuato Luca de Tena, qui a commandé à Aníbal González cette demeure (1923-1926) sur l’avenida de la Palmera (no 48), sans lui imposer aucune contrainte de style, ni de budget. Il en a résulté l’une de ses œuvres les plus emblématiques.
 

Mis à jour le : 31 janvier 2017

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