Rome : Culture

Coutumes

Le Romain du peuple est un personnage de tout premier plan dans la scène variée des caractères italiens. Très loin du Turinois, du Vénitien ou du Florentin qui le trouvent vulgaire et hâbleur, il parle avec véhémence et avec d'amples mouvements des mains le romanaccio, un dialecte riche en invectives savoureuses, à l'accent traînant. Mais, très superstitieux, c'est avec des gestes conjuratoires discrets qu'il combat le malocchio (mauvais œil). Le moindre chat noir entr'aperçu le matin suscite l'anxiété. Particulièrement néfaste est le fait, dans un groupe qui se rencontre ou se quitte, d'échanger une poignée de main au-dessus de deux autres mains qui se serrent !
On se lève tôt dans la capitale italienne, et si les innombrables employés des ministères sont à leur poste vers 8h après avoir avalé chez eux un café, la ou les pauses cappuccino – accompagné d'un cornetto (croissant) – au bar du coin, sont dans l'ordre naturel des choses. La journée de travail des fonctionnaires se termine vers 13h30, et beaucoup occupent un autre emploi, en général payé au noir. Mais, entre les deux, c'est la sacro-sainte pennichella (sieste). Magasins, administrations, tout est chiuso (fermé), et si les activités reprennent l'après-midi, ce n'est que vers 15h30 ou 16h, confirmant le dicton : "Pendant la sieste, seuls les chiens et les Français se promènent." Cette "institution" n'est pas sans créer quelques difficultés de communication entre Italiens du Nord et Romains des organismes étatiques !

Langue

Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles :

  • bonjour : buongiorno (ou ciao, informel)
  • au revoir : arrivederci (ou ciao, informel)
  • oui :
  • non : no
  • s'il vous plaît : per favore
  • merci : grazie
  • excusez-moi : mi scusi
  • je voudrais aller à... : voglio andare a...
  • hôtel/pension : albergo/pensione
  • restaurant : ristorante
  • petit déjeuner : prima colazione
  • déjeuner : pranzo
  • dîner : cena
  • office du tourisme : ufficio di turismo
  • avion : aereo
  • bus : autobus

Nourriture

Manger (magnar en dialecte), ici, ce n'est pas une mince affaire ! Rien ne peut mieux décrire ce plaisir, cet art de vivre, que, dans Fellini Roma, la séquence nocturne d'un petit peuple attablé dans des trattorie en plein air. Un repas italien complet se déroule, lui, en trois séquences : les antipasti (hors-d'œuvre), le primo (c'est là que se trouvent les pâtes aux préparations infinies pourvu qu'elles soient al dente) et le secondo, à base de viande ou de poisson. La cuisine romaine trouve ses racines dans l'alimentation des pauvres, c'est pourquoi les abats y tiennent une place importante. Goûtez la coda (queue de bœuf) ou la trippa (tripes), grandes spécialités locales, et entre tant d'autres, la saltimbocca alla romana (escalope de veau servie en roulade avec une tranche de prosciutto - jambon cru - relevée de vin blanc et de sauge), ou le bacchio al forno, agneau de lait rôti parfumé au romarin et à l'ail, plat pascal par excellence. Le pecorino (fromage de brebis) romano, fraîchement rapé, accompagne les spaghetti al cacio et pepe (fromage et poivre) et se mange traditionnellement avec des fèves le lundi de Pâques (Pasquetta) et le 1er Mai.

Religion

Dans la ville qui abrite le Vatican, la plupart des habitants se déclarent catholiques, mais ils ne sont guère assidus aux cérémonies courantes. En revanche, les jours de fête, les églises ne désemplissent pas. On célèbre particulièrement la Saint-Joseph (19 mars), la Saint-Jean (23 juin) ainsi que Saint-Pierre et Saint-Paul, les saints patrons de la ville (29 juin). Lors du Jubilé 2000 – à l'occasion duquel Rome a bénéficié d'un grand nettoyage, de la rénovation de ses infrastructures et de la restauration de certains musées et sites culturels –, on ne comptait plus le nombre de pèlerins : 100 000 au Colisée illuminé pour le chemin de croix le soir du Vendredi saint, 200 000 aux alentours de la basilique Saint-Pierre le dimanche pascal, pour écouter l'homélie du pape : " Urbi et orbi... ". Les Romains suivent avec intérêt les faits et gestes du Vatican, en particulier depuis le pontificat de Jean-Paul II.
L'islam rassemble la deuxième communauté religieuse du pays. La première mosquée sur le sol italien a été inaugurée à Rome en 1995.

Arts

Architecture, peinture, mosaïque, sculpture, musique, littérature, Rome a joué un rôle central dans la création artistique italienne et donc mondiale. Même avec la concurrence de Sienne, Venise ou Florence, Rome attira les plus grands artistes de la péninsule : de Bernin, l'architecte sculpteur à Raphaël qui décora de fresques la villa Farnesina dans le Trastevere, mais aussi Michel Angelo Buonarroti, dit Michel-Ange qui mourut à Rome en 1564. La plupart travaillèrent au service des papes ou de l'État. Même dans le domaine musical, l'Eglise fut de loin l'employeur le plus stable des musiciens de talent. Ainsi Scarlatti et Palestrina furent tous deux chefs de chœur. Plus près de nous, Tosca, l'opéra de Puccini se déroule à Rome sous la domination napoléonienne. Enfin comment évoquer Rome sans parler des cinéastes Roberto Rossellini (Rome, ville ouverte), Pier Paolo Pasolini (Mamma Roma) et Federico Fellini (Fellini Roma et la Dolce Vita). Ce dernier parlait de la ville comme de "mamma puttana" et déclarait : "Rome est une femme splendide (.), c'est une mère idéale, presque indifférente, c'est une mère qui a trop de fils pour pouvoir se consacrer uniquement à toi. Elle t'accueille quand tu viens, elle te laisse partir quand tu veux."

Mis à jour le : 1 février 2013
Vizeat

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