Rome : Si vous aimez

Intrigante, fascinante et souvent contradictoire, Rome mélange harmonieusement son passé prestigieux à une architecture innovante, un art des rues enthousiasmant et une cuisine fusion enchanteresse. Ces pages vous permettront de découvrir et d'apprécier ses multiples facettes.

Architecture

Pour les mordus d'architecture, Rome représente un véritable éblouissement car trois mille ans d'architecture s'y superposent : un théâtre romain surmonté d'un palais Renaissance dans l'Area Archeologica del Teatro di Marcello e del Portico d'Ottavia ; la Basilica di San Clemente du XIIe siècle édifiée sur une église paléochrétienne du IVe siècle ; des colonnes antiques ornant la nef romane de la Basilica di Santa Maria in Trastevere, pour ne citer que quelques exemples.
Les styles s'entremêlent avec bonheur, qu'il s'agisse de la rencontre entre Renaissance et baroque dans la Chiesa del Gesù, entre faux maniérisme et Art nouveau dans le Quartiere Coppedè ou entre l'esthétique fasciste et celle de la Rome antique dans le Palazzo della Civiltà del Lavoro. Heureusement, Rome a cessé de se reposer sur ses lauriers en matière d'architecture. De nouveaux bâtiments dessinés par de grands architectes internationaux ont ainsi récemment vu le jour : l'Italien Renzo Piano a conçu l'Auditorium Parco della Musica, l'Anglo-Irakienne Zaha Hadid a imaginé le MAXXI, la Française Odile Decq a agrandi le MACRO installé dans une ancienne brasserie, et le New-Yorkais Richard Meier a donné une tournure contemporaine au Museo dell'Ara Pacis. Parmi les projets à venir figurent la Cité des Sports/Université Tor Vergata en forme d'éventail de Santiago Calatrava, dans l'est de la ville, le réaménagement des mercati generali (marchés de gros) par Rem Koolhaas et le Palais des congrès « spatial » de Massimiliano Fuksas à l'EUR.
Certaines ruines romaines emblématiques étaient à leur époque des modèles de modernité : les immenses thermes de Caracalla étaient le prototype des établissements de bains ; les marchés de Trajan rassemblaient 150 échoppes, tavernes et bureaux ; le Colisée comportait un système de poulies complexe pour descendre les fauves dans l'arène. Quant au Panthéon, monument le mieux conservé de la Rome antique, il abrite la plus grande coupole jamais réalisée jusqu'au XXe siècle.
Si la Renaissance a donné à la cité des joyaux comme la basilique Saint-Pierre et son dôme conçu par Michel-Ange ou le Tempietto de Bramante, l'âge d'or est venu aux XVIIe et XVIIIe siècles. La période baroque a en effet remodelé le centre historique de manière théâtrale avec des chefs-d'œuvre à l'image de la flamboyante Fontana dei Quattro Fiumi du Bernin, sur la Piazza Navona, la Chiesa di San Carlo alle Quattro Fontane de Borromini à la conception novatrice et la fontaine de Trevi ô combien photogénique de Nicola Salvi.

Le Plus…

  • antique : Panthéon
  • grandiose : basilique Saint-Pierre
  • hétéroclite : Quartiere Coppedè
  • fasciste : Palazzo della Civiltà del Lavoro
  • panoramique : toit en terrasse du Vittoriano

Les plus beaux plafonds peints

  • Musées du Vatican
  • Palazzo Farnese
  • Palazzo Barberini
  • Villa Farnesina
  • Chiesa del Gesù

Les plus beaux bâtiments contemporains

  • Auditorium Parco della Musica
  • MACRO
  • MAXXI
  • Museo dell'Ara Pacis

Les plus belles églises médiévales

  • Chiesa di Santa Prassede
  • Basilica di San Clemente
  • Basilica di Santa Maria in Trastevere
  • Basilica di Santa Sabina
  • Basilica di Santa Cecilia in Trastevere

Aperitivo

Rejoignez les bars de la capitale (et quelques restaurants) entre 18h30 et 21h30 pour profiter des buffets proposés pour l'apéritif où se côtoient beignets de morue croustillants, feuilletés aux olives, bouchées de frittata (omelette), salades somptueuses, mini bruschette et taboulé relevé.
Bienvenue au happy hour à l'italienne. La vogue a débuté dans les villes du nord du pays, Milan et Turin, avant de devenir un rituel partagé par les jeunes Romains, qui ont bien raison d'en profiter. Ces buffets sont souvent gratuits lorsqu'on commande un verre ou bien coûtent une somme fixe. Les mois d'été, la clientèle des bars se répand dans la rue pour siroter un Negroni (gin, Campari et vermouth) en grignotant des crostini et autres petits plats.
En dehors des amuse-bouches, certaines adresses offrent une nourriture plus consistante telle que pâtes et risotto. On peut ainsi dîner copieusement pour moins de 10 €. Ne manquez pas les buffets à thème branchés du Fluid, les festins arabo-méditerranéens de Freni e Frizioni ou de la Société Lutèce. Pour l'aperitivo essayez Doppiozeroo, Obikà et La Mescita at Ferrara, cette dernière servant des moules ou encore de grosses tranches de pecorino romano. Toujours éclectique, Micca combine aperitivo et marché aux puces vintage le dimanche. Sachez toutefois que si vous succombez à la tentation de remplir votre assiette à ras bord, vous courez le risque de passer pour un goinfre sans éducation. Il est donc conseillé de s'empiffrer discrètement.

Art contemporain

Sous l'impulsion de Walter Veltroni, maire de Rome et grand amateur d'art, le XXIe siècle a débuté sous le signe de l'art contemporain. Avec l'ouverture en 2007 de la Gagosian Gallery, très en vue, et de deux grandes foires spécialisées en 2008, Rome a supplanté Turin comme capitale italienne de l'art contemporain. Plus récemment, des coupes budgétaires imposées par le maire actuel, Gianni Alemanno, les répercussions de la crise financière mondiale et l'inauguration retardée du MAXXI ont tempéré cet élan.
Si de nombreux artistes émergeants partent pour des lieux moins chers et plus dynamiques, de jeunes galeries comme Ex Elettro Fonica et Condotto C exposent encore de nouveaux talents, en marge des quartiers où foisonnent des galeries plus commerciales et plus établies : l'historique Via Margutta (carte, C3) à Tridente, et Via Reggio Emilia. C'est d'ailleurs là que se dresse le MACRO, ancienne brasserie transformée en musée d'art moderne. Au MACRO Future, son annexe aménagée dans d'anciens abattoirs, on peut voir des rétrospectives surréalistes pop ou des installations multisensorielles. Le MACRO Future accueille aussi un festival international de photographie, FotoGrafia, ainsi que la première foire d'art contemporain de Rome, Road to Contemporary Art (www.romacontemporary.it).
Le même style post-industriel se retrouve de l'autre côté de la ville, à San Lorenzo, dans l'ancienne fabrique de pâtes Pastificio Cerere, plus ancienne pépinière d'art contemporain de Rome.
Pour obtenir des informations à jour sur les manifestations en ville, procurez-vous un exemplaire gratuit d'Arte e Roma ou de Vedere a Roma dans une galerie, ou rendez-vous sur www.exibart.com.

Le meilleur des institutions

  • MACRO
  • Palazzo delle Esposizioni
  • MACRO Future
  • Galleria Nazionale d'Arte Moderna
  • MAXXI

Le meilleur des galeries

  • Pastificio Cerere
  • Museo Carlo Bilotti
  • Galleria Lorcan O'Neill
  • Fondazione Volume !
  • Ex Elettro Fonica

Shopping

À Rome, boutiques authentiques dissimulées au détour des ruelles médiévales et chaînes commerciales coexistent, comme le confirme une rapide promenade dans la Via del Corso (carte, B2). Vous pourrez acheter des articles aussi différents que les produits monastiques de l'enseigne Ai Monasteri, un vieux cru du Latium chez Trimani et l'un des kimonos déstructurés d'Antichi Kimono.
Les amateurs d'antiquités chineront Via Margutta (carte, B3), Via Giulia (carte, B5), Via dei Banchi Vecchi (carte, B4) ou Via dei Coronari (carte, B3), réputée pour sa foire aux antiquaires.
Vous trouverez des bijoux de styles variés chez Tempi Moderni, dans la Via del Pellegrino (carte , C5), chez Fabio Piccioni et à La Grande Officina. Le quartier de San Lorenzo est celui des créations artisanales : des sacs surréalistes de Claudio Sanó et des réalisations originales de chez Myriam B, aux céramiques méditerranéo-japonaises de Terre di AT, en passant par les chocolats Grué de Said. Si vous aimez les sucreries, rendez-vous dans le centre à la Confetteria Moriondo & Gariglio. Ses boîtes cadeaux rouge et bleu furent conçues pour célébrer les fiançailles et le mariage du dernier roi d'Italie Umberto II avec Marie-José de Belgique en 1930. Les gourmets peuvent également faire le plein à l'épicerie fine Volpetti, au Spazio Bio de la Città dell'Altra Economia, chez Castroni ou chez Buccone.
Si vous avez l'intention de faire tourner les têtes de retour à la maison, une visite dans quelques boutiques de mode innovantes s'impose. Bien que notoirement éclipsée par Milan, sa voisine du Nord glamour où l'industrie de la mode constitue une activité majeure, Rome ne démérite pas. En 2007, Valentino a abandonné Paris au profit de la capitale italienne pour célébrer le 45e anniversaire de sa marque, rappelant que dans les années 1950–1960, la ville était la reine du style. À l'époque, des stars hollywoodiennes comme Audrey Hepburn et Ava Gardner se ruaient dans les ateliers de couture romains, dont celui des Sorelle Fontana. Ces dernières imaginèrent notamment la robe portée par Anita Ekberg dans La Dolce Vita de Fellini lors de la fameuse scène dans la fontaine de Trevi.
La Via dei Condotti (carte, C4) et les rues alentour rassemblent toujours les grands noms de la mode, ainsi que des marques connues des initiés telles My Cup of Tea et Bomba.
Et tandis que les accros aux marques traquent le rabais dans le magasin Outlet Gente, de l'autre côté du Tibre, ceux qui préfèrent l'originalité passent outre la Via del Corso et la Via Nazionale (carte, A2) au profit de la Via del Governo Vecchio (carte, B4), dans le centre historique. Celle-ci renferme Arsenale et un tas de petits bijoux actuels ou rétro. Les hommes auront l'embarras du choix dans les rues de Monti, où les boutiques unisexe Super, Contesta Rock Hair et Abito compensent le penchant des Romains pour le BCBG ou le clinquant trash avec des vêtements rafraîchissants.
Pour tout connaître des nouveaux talents de la mode romaine alternative et expérimentale, ne manquez pas les manifestations des Hysterics (www.myspace.com/thehystericsfashionshow), parmi lesquelles un Vintage Market et la fête MoodZ au Circolo degli Artisti.
En matière d'achat, le mieux consiste à venir durant les soldes (saldi), de début janvier à mi-février et de juillet à début septembre. Pour les horaires d'ouverture, voir Carnet pratique.

Le meilleur pour…

  • remplir le garde-manger : Castroni
  • s'offrir un sac de ville : Temporary Love
  • sentir bon : Roma-Store
  • tout : Claudio Sanò
  • marchander : Porta Portese

Les meilleures adresses de Souvenirs

  • Alinari
  • Nardecchia
  • Retro
  • Bookàbar
  • Le Terre di AT

Musées

Les musées de Rome sont impressionnants. L'ampleur et la richesse des trésors culturels de la ville sont un régal pour le visiteur. Les collections vont de la civilisation étrusque présentée au Museo Nazionale Etrusco di Villa Giulia aux armes de mafieux du Museo Criminologico, sans oublier la maison Keats-Shelley. Le ministère italien de la Culture a récemment entrepris de faire revenir en Italie bon nombre de pièces antiques jadis pillées et vendues à des institutions internationales. En 2007, le Getty Museum de Los Angeles a restitué 40 œuvres contre le prêt d'autres objets pour de longues périodes. En février 2010, un tribunal italien a ordonné que l'un des plus précieux trésors du Getty, une statue grecque surnommée Statue de la Jeunesse victorieuse, soit saisi et rendu à l'Italie – une décision dont le Getty fera appel devant la haute juridiction italienne.
En tête de liste des musées figurent les célèbres galerie Borghèse, musées du Vatican et musées du Capitole, qui regorgent de sculptures, de fresques et autres chefs-d'œuvre Renaissance et baroques. L'émerveillement continue avec la Galleria Nazionale d'Arte Antica, dans le Palazzo Barberini, dont les multiples salles exposent des maîtres comme Guido Reni, Caravage et le Bernin, ainsi que le fameux portrait d'Henri VIII d'Angleterre par Holbein.
Tout aussi fascinantes, la Galleria Doria Pamphilj et la Galleria Colonna, installées dans des appartements aristocratiques, comptent des œuvres de Velázquez ou du Guerchin. Signalons encore la Villa Farnesina recouverte de fresques et son voisin le Palazzo Corsini, ancien palais de la reine Christine de Suède, qui rassemble, entre autres splendeurs, des tableaux de Van Dyck, Rubens et Fra Angelico.
Vous pourrez admirer de nombreuses antiquités dont l'Erma di Canefora, un bronze du Ier siècle, au Palatin ou les somptueuses mosaïques romaines du Museo Nazionale Romano, dans le Palazzo Massimo alle Terme. Les Catacombe de Priscilla arborent des fresques souterraines, tandis que des sculptures antiques trônent sous les plafonds peints du Museo Nazionale Romano installé dans le Palazzo Altemps. La Centrale Montemartini, ancienne centrale électrique, offre un fort contraste en exposant bustes, mosaïques et sarcophages romains au milieu des machines. Initialement lieu de stockage temporaire des musées du Capitole, elle fait désormais partie des lieux d'exposition les plus pittoresques.
Certains trésors sont moins connus, comme le Museo Nazionale d'Arte Orientale et sa collection extrême-orientale, le Museo delle Arti e Tradizioni Popolari et la petite Raccolta Teatrale del Burcardo consacrée au théâtre.
Les cartes de réduction facilitent la visite de plusieurs musées et sites. Les moins de 18 ans et les plus de 65 ans bénéficient souvent de la gratuité. Il existe des réductions pour les citoyens de l'UE entre 18 et 25 ans, les enseignants et les journalistes munis d'une pièce d'identité avec photo attestant de leur activité. Les musées municipaux sont gratuits pour les Parisiens dans le cadre du jumelage Paris-Rome : munissez-vous d'une attestation de domicile pour en profiter.
Attention, de nombreux lieux cessent la vente de billets jusqu'à 1 heure 15 avant l'heure de fermeture. Pour le Museo e Galleria Borghese et la Domus Aurea, il faut acheter son billet à l'avance. Plusieurs autres musées et sites permettent de réserver moyennant 1,50 € via Pierreci (06 399 67 700 ; www.pierreci.it) ou Ticketeria (06 3 28 10 ; www.ticketeria.it), mais cela est rarement indispensable. NB : les musées nationaux ferment le lundi.

Les plus belles collections antiques

  • Musées du Capitole
  • Musées du Vatican
  • Museo Nazionale Romano : Palazzo Massimo alle Terme
  • Museo Nazionale Romano : Palazzo Altemps
  • Museo Nazionale Etrusco di Villa Giulia

Les plus beaux sites antiques

  • Palatin
  • Colisée
  • Mercati di Traiano et Museo dei Fori Imperiali
  • Thermes de Caracalla
  • Fouilles archéologiques d'Ostia Antica

Le mieux pour…

  • les surprises souterraines : Basilica e Catacombe di San Sebastiano
  • le contraste passé/présent : Centrale Montemartini
  • les chefs-d'œuvre de la Renaissance et du baroque : Museo e Galleria Borghese
  • les splendeurs de l'Extrême-Orient : Museo Nazionale d'Arte Orientale
  • l'art moderne italien : Galleria Nazionale d'Arte Moderna

Le meilleur pour les enfants

  • Explora – Museo dei Bambini di Roma
  • Museo della Civiltà Romana
  • Museo delle Arti e Tradizioni Popolari
  • Cimetière des Capucins
  • Catacombe di San Callisto

Cuisine

À Rome, les papilles sont à la fête. Même un simple en-cas peut tourner à la révélation, qu'il s'agisse d'une part de pizza artisanale achetée chez Pizzarium ou d'une glace aromatisée au whisky provenant d'Il Gelato di San Crispino. Le secret réside dans le souci constant d'utiliser les meilleurs ingrédients et des produits frais de saison. L'offre du marché matinal détermine le menu du jour. La région du Latium constitue le véritable garde-manger de la ville, approvisionnant les étals en toutes sortes de vivres, des artichauts charnus en hiver aux figues succulentes en été.
La cuisine romaine est avant tout rustique et terrienne, avec des plats paysans comme le baccalà (morue salée) et le guanciale (joue de porc), et influencée par les régions voisines, Abruzzes, Molise et Toscane. C'est la patrie des spaghetti alla carbonara (œuf, pecorino et guanciale) et des bucatini all'amatriciana (pâtes à la sauce tomate pimentée avec de la pancetta), ainsi que des classiques comme la pasta con ceci (pâtes aux pois chiches), les spaghetti alla gricia (au pecorino piquant, à la pancetta et au poivre noir) et la stracciatella (bouillon de poule avec des œufs battus et du parmesan). On peut également déguster des spécialités juives en friture, notamment les fiori di zucca (fleurs de courgettes) farcis à la mozzarella et aux anchois ou encore les carciofi alla giudia (artichauts à la juive). Enfin, Rome est réputée pour ses abats, une tradition qui date de l'époque où elle possédait des abattoirs.
Le vieux patrimoine culinaire, resté vivace, s'enrichit toutefois de la créativité de certains chefs. Cela donne des mets comme la morue en croûte de sésame sauce vanille ou le beignet de cervelle servi avec une caponata (aubergines froides marinées) et une sauce fumée à l'ail. Deux des plus grandes toques italiennes d'aujourd'hui sont Francesco Apreda de l'Imàgo et Cristina Bowerman de la Glass Hostaria, emblèmes de la cuisine fusion romaine. Avec d'autres tables comme Trattoria, Obikà et Settembrini, leurs établissements démentent l'idée que les restaurants branchés sont plus esthétiques que bons.
Cela ne veut pas dire que la modeste trattoria ou osteria aux nappes à carreaux soit en voie de disparition. Les Romains savent trop bien que les repas les plus savoureux sont souvent les moins chers, apportés par des serveurs bourrus dans un cadre ringard où de vieux cuisiniers peaufinent leur répertoire depuis des décennies.
Pour faire comme les Italiens, avalez un cappuccino et un cornetto (croissant) dans un bar au petit-déjeuner (colazione), puis prenez votre temps à l'heure du déjeuner (pranzo), généralement vers 13h30. Celui-ci étant le principal repas de la journée, nombre de petits commerces ferment alors durant plusieurs heures. Le dîner (cena) est d'ordinaire plus léger, mais les horaires de travail exigeants inversent peu à peu les choses. Et si la plupart des restaurants ouvrent vers 19h30, les Romains ne s'attablent souvent pas avant 20h30 ou 21h. Mieux vaut toujours réserver un jour à l'avance, deux le week-end, dans les endroits courus. C'est impératif pour Colline Emiliane, Gino, Agata e Romeo et Imàgo. Beaucoup de restaurants ferment au moins une semaine en août ; téléphonez pour vérifier.
Un repas italien complet comprend : antipasto (hors-d'œuvre), primo piatto (entrée), secondo piatto (plat de résistance) avec insalata (salade) ou contorno (garniture de légumes), dolci (dessert), fruit, café et digestivo. Vous ne choquerez toutefois personne en commandant un primo suivi, par exemple, d'une salade, car les autochtones font fréquemment de même. Les végétariens apprécieront le choix étendu d'antipasti, pâtes, pizzas, salades et garnitures. Dans le doute, demandez si le plat est senza carne o pesce (sans viande ni poisson). Sinon, optez pour Arancia Blu et Margutta RistorArte.

Les meilleurs restaurants branchés

  • Imàgo
  • Glass Hostaria
  • Il Convivio Troiani
  • Trattoria
  • Ristorante Pastificio San Lorenzo

Le meilleur pour…

  • Une pizza : Da Baffetto
  • Un apéritif copieux : Freni e Frizioni
  • Un plat romain classique : Da Gino
  • Un repas végétarien : Arancia Blu
  • Une glace : Il Gelato di San Crispino

Rome gay et lesbien

Malgré la visibilité croissante (voire stéréotypée) des gays dans les médias italiens, Rome est encore loin d'égaler des capitales comme Londres, Berlin ou Madrid. Premier bastion du conservatisme, le Vatican reste très hostile à l'égard de l'homosexualité et s'oppose à l'union civile. Largement relayée par la presse, une série d'attaques homophobes en 2009 a encore détérioré l'image de Rome auprès du public.
Un vent de changement souffle pourtant sur la ville. La capitale italienne possède le premier parlementaire ouvertement transsexuel d'Europe (Vladimir Luxuria), organise la grande fête estivale Gay Village et accueillera l'édition 2011 de l'EuroPride (www.europride.info).
Vous trouverez un calendrier des événements dans AUT (en italien) ou Pride, distribués par l'excellente Libreria Babele, une librairie GLBTI (gay, lesbienne, bisexuelle, transsexuelle et « intersex »). En ligne, consultez www.gay.it et www.mariomieli.org ; ce dernier appartient à la principale association sociopolitique GLBTI de la ville, Circolo Mario Mieli di Cultura Omosessuale. À l'instar de son jeune rival, le Di'Gay Project (www.digayproject.org), elle met sur pied divers événements culturels, soirées clubbing, etc., et publie un Gay Map of Rome, un plan pratique disponible dans les lieux gays de la ville. L'Europa Multiclub est le meilleur des nombreux saunas de Rome. Ces derniers et plusieurs clubs exigent l'Arcigay Uno Club Card, émise sur place.

Centri sociali

Pour rien au monde vous ne mettriez les pieds dans un squat ? Pensez-y à deux fois car ceux de Rome ont troqué le côté glauque pour l'art. Ces centri sociali (centres sociaux) sont des foyers de la contre-culture initiés dans les années 1970, quand les anticonformistes voulaient avoir leurs propres espaces pour jouer de la musique ou organiser des mouvements de protestation. Dans les années 1980, ils ont donné naissance à la scène hip-hop et rap italienne grâce à des groupes politisés tels qu'Assalti Frontali et Onda Rossa Posse, qui ont débuté dans des lieux comme le légendaire Forte Prenestino.
Jadis harcelés par la police, la plupart des centri sociali sont désormais suffisamment établis pour être acceptés par l'establishment. Brancaleone reçoit les meilleurs DJ internationaux et le Villaggio Globale a accueilli Massive Attack et Macka B. Pépinière artistique expérimentale, le Rialtosantambrogio a été la cible des autorités, qui l'ont plusieurs fois fermé en 2009 pour tapage et défauts de construction. Mi-2010, le centre, dont l'emplacement est convoité par les promoteurs, était menacé de déménagement. Ces endroits « grunge » offrent ce que la capitale fait de plus alternatif, et souvent de moins cher, en termes de divertissement. On peut écouter des poèmes de Bukowski, assister à un défilé de mode underground ou danser sur les rythmes de la Française DJ Miss Kittin. Pour connaître le programme, consultez les sites des salles, Trovaroma (supplément du jeudi dans La Repubblica) et Roma C'e' le mercredi, et lisez Zero (www.zero.eu), distribué gratuitement tous les quinze jours dans les bars et les clubs.

Football

Plus que la basilique Saint-Pierre, le Stadio Olimpico est le véritable lieu de culte de Rome. De septembre à mai, les fidèles affluent dans le stade pour vénérer les dieux du ballon rond avec une ferveur quasi biblique. En Italie, le football vire à l'obsession. Lorsque l'équipe nationale a remporté la Coupe du monde en 2006, 500 000 personnes ont investi le Circo Massimo pour voir le capitaine Fabio brandir le trophée.
Cette victoire a redonné la foi aux Italiens, ébranlés quelques mois auparavant par le scandale des matchs truqués impliquant Luciano Moggi, le directeur général de la Juventus de Turin. Puis, en 2007, eut lieu une vague d'affrontements ayant entraîné le renforcement des mesures de sécurité, (billets nominatifs et contrôles d'identité à l'entrée des stades).
En termes de loyauté, Rome est partagée par ses deux équipes de première division : la Lazio (biancazzuri, blanc et bleu ; www.sslazio.it en italien) et l'AS Roma (giallorossi, jaune et rouge ; www.asroma.it). Les tifosi (supporters) de la Lazio ont une triste réputation de racisme et de sympathie envers l'extrême droite, mais les romanisti (supporters de la Roma) célèbrent leurs racines populaires et judéo-romaines, et le célèbre capitaine de l'équipe Francesco Totti. Le joueur le mieux payé d'Italie et sa technique de lob surnommée er cucchiaio (la cuillère) en dialecte romain sont élevés au rang de mythe. Pour l'encourager, rejoignez les romanisti installés dans la curva sud (tribune sud) du Stade olympique. Pour le conspuer, mêlez-vous aux supporters de la Lazio dans la curva nord (tribune nord).
Mis à jour le : 8 avril 2014
Vizeat

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