Nouvelle-Calédonie : Comment circuler

Transports en Nouvelle-Calédonie

PRENDRE L'AVION EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Air Calédonie (Aircal) assure les vols intérieurs en Nouvelle-Calédonie ; il ne faut pas la confondre avec Air Calédonie International (plus communément appelée Aircalin), qui effectue des vols internationaux, ou encore Air Loyauté qui assure les vols inter-îles.
L’agence principale d’Air Calédonie (25 21 77, 25 03 00 ; www.air-caledonie.nc ; Immeuble Manhattan, 39 rue de Verdun, Nouméa ; lun-ven 8h-16h, sam 8h-11h30) se situe au centre-ville à Nouméa. La compagnie dispose également d’un comptoir de vente de dernière minute à l’aérodrome de Magenta (à l’étage, lun-ven 08h-16h, sam 08h-11h).
Les avions d’Air Calédonie décollent de l’aérodrome de Magenta, à Nouméa, et desservent Koné, Touho, Koumac et Belep (via Koumac) sur la Grande Terre ; Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré (îles Loyauté) ; l’île des Pins. Réservez bien à l’avance, surtout en haute saison.
Les fréquences sont bonnes : pour l’île des Pins, de quatre à cinq vols par jour ; pour Lifou, cinq vols par jour ; pour Maré et Ouvéa, trois à quatre vols quotidiens ; pour Koumac, deux vols hebdomadaires ; pour Touho et Koné, trois vols par semaine.
La compagnie demande aux passagers de fournir une pièce d’identité avec photo à l’enregistrement. Vous devez vous présenter 1 heure avant votre départ et les comptoirs d’enregistrement ferment 30 minutes avant le départ. Maximum de bagages en soute autorisé : 12 kg, sauf pour les visiteurs, qui peuvent emporter 20 kg, à condition de fournir un billet d’avion international. Pour les bagages à main, le maximum autorisé n’est que de 5 kg.
Attention ! Il n’y a pas de vol direct entre les diverses îles des Loyauté. Les vols inter-îles passent obligatoirement par Nouméa. Grâce à un système de correspondance appelé “tchap tchap”, le transit à l’aérodrome de Magenta est minimal (sur certains vols seulement ; renseignez-vous auprès d’Air Calédonie).
Les tarifs sont élevés. À titre indicatif, l’aller-retour plein tarif Nouméa-île des Pins coûte 17 600 CFP, soit près de 147 € pour un vol d’à peine 100 kilomètres. La solution la plus économique est de prendre le Pass ou de consulter les offres d'Air Calédonie sur leur site internet. 

SE DÉPLACER EN BATEAU

Transports inter-îles

L’île des Pins est desservie par un catamaran rapide et confortable, spécialement conçu pour le transport des passagers, le Betico 2 (26 01 00 ; www.betico.nc), au départ de Nouméa. La traversée dure 2 heures 15 en moyenne. Le catamaran est géré par une société disposant d’une agence à la gare maritime des îles, à Nouméa.
Maré et Lifou sont également desservies par le Betico 2, à raison de deux rotations par semaine. Lors de la rédaction de cet ouvrage, Ouvéa n’était pas desservie par le catamaran en raison de difficultés d’accostage au quai d’Ouvéa. Pour Maré, il faut compter 4 heures de navigation, et 6 heures pour Lifou.
Même par beau temps, vous n’êtes pas à l’abri du mal de mer. Si vous y êtes naturellement sujet, prenez quelques précautions.

Plaisance

La Nouvelle-Calédonie se prête merveilleusement à la croisière, avec un espace maritime immense, un lagon sûr, des baies idylliques (et bien abritées), des mouillages de rêve, des sites vierges, des vents réguliers et des marinas modernes et bien équipées.
La côte est, les îles Loyauté et l’île des Pins constituent les principales étapes de la navigation en Calédonie. À savoir : des autorisations de débarquement sont nécessaires aux îles Loyauté (adressez-vous aux autorités coutumières).

CIRCULER EN BUS

Les Calédoniens empruntent fréquemment les bus publics sur la Grande Terre. Pratiquement toutes les villes du Caillou sont reliées à la capitale par bus, au départ de la gare routière de Nouméa, à côté de Ciné City. En revanche, les transports en commun sont quasiment inexistants sur les autres îles.
Les bus déposent et prennent des passagers dans chaque ville ou bourg qu’ils traversent. Leur destination est affichée sur le pare-brise. Si Bourail constitue le principal carrefour routier de l’île, Koumac, sur la côte nord-ouest, et Poindimié, sur la côte nord-est, sont également des nœuds de communication très importants.
Les bus du réseau Carsud (www.carsud.nc) sillonnent Nouméa et la région du Grand Nouméa (Mont-Dore, Païta, Dumbéa, Tontouta). Ils partent de la gare routière de Montravel, au nord du centre de Nouméa, et passent à proximité du centre-ville.

FAIRE DU STOP

En Nouvelle-Calédonie, le stop (on dit “faire du pouce”) est pratique si vous n’avez pas de véhicule, comme dans les îles Loyauté, mais les précautions d’usage s’appliquent, surtout pour les femmes voyageant seules. Attention également les week-ends, lorsque de nombreux conducteurs conduisent sous l’emprise de l’alcool.

PRENDRE LE TAXI

Les taxis se concentrent à Nouméa, dans les grandes villes de la Grande Terre et à l’île des Pins. Si vous n’avez pas de voiture, ce mode de transport est l’unique moyen de se déplacer dans Nouméa le soir, les bus s’arrêtant entre 18h30 et 19h.

VÉLO EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Le vélo est un bon moyen de découvrir les paysages variés de la Nouvelle-Calédonie, surtout si vous avez le temps. Ce mode de transport reste marginal, mais les cyclistes sont très bien accueillis par la population locale, où qu’ils aillent. Attention cependant aux distances : Lifou a la taille d’une île comme la Martinique ! Seule l’île des Pins affiche des petites distances, que l’on peut facilement couvrir à vélo.
La circulation est faible, mais les conducteurs roulent vite et les routes sont étroites. Nous déconseillons de prendre la RT1 entre Nouméa et Koumac.
Le catamaran Betico 2 transporte les vélos. Il est également possible de les embarquer sur les vols intérieurs d’Air Calédonie, mais on vous demandera de démonter la roue avant.
 

Location de vélos

Il existe quelques loueurs de bicyclettes dans la capitale et dans les îles. Outre des vélos classiques, certains proposent des VTT. Les hôtels de standing sur la Grande Terre et dans les îles possèdent parfois des vélos qu’ils mettent gratuitement à la disposition de leurs clients.

VOITURE ET MOTO

Compte tenu des fréquences relativement faibles des bus interurbains, et des nombreux sites touristiques non accessibles par les transports en commun, la voiture reste le meilleur moyen de circuler en Nouvelle-Calédonie, surtout sur la Grande Terre.
Les tarifs des locations restent raisonnables, d’autant que la plupart des routes sont goudronnées et plutôt en bon état. Il manque un panneau ici ou là, il est donc essentiel de partir avec une bonne carte.
On compte deux péages en Nouvelle-Calédonie : l’un à la sortie nord de Nouméa (150 CFP) et l’autre (100 CFP) entre Nouméa et Boulari, à Mont-Dore, à l’est.

Assurance

Une assurance supplémentaire ne s’impose pas pour la location de voiture, car la plupart des véhicules sont déjà assurés. Si vous louez une berline, certains loueurs ne vous autoriseront pas à rouler sur des routes non goudronnées. Certains vous demanderont une caution de 100 000 CFP (le numéro de la carte bancaire suffit).

Code de la route

La limitation de vitesse est fixée à 110 km/h sur les grands axes, et à 50 km/h dans les agglomérations. La ceinture de sécurité est obligatoire en voiture ; idem pour le port du casque en moto et en scooter. La police pratique ponctuellement des alcootests (taux d’alcoolémie autorisé : 0,05 %).

Essence

Les stations-service ne manquent pas, et la plupart s’accompagnent d’un garage. Sur la côte nord-est, entre Koumac et Hienghène, elles sont rares : il convient de prévoir assez d’essence pour rejoindre la ville la plus proche. Les voyageurs se rendant dans le Grand Sud doivent savoir qu’au sud de Mont-Dore, il n’y a qu’une seule pompe à essence, à Yaté. Les stations ouvrent généralement entre 6h et au moins 18h. Le samedi et le dimanche, en dehors de Nouméa, elles ouvrent seulement quelques heures.
Le litre d’essence vaut 162 CFP.

Location

Vous n’aurez aucun problème pour louer une voiture en Nouvelle-Calédonie. Outre les grandes enseignes internationales, on trouve de nombreux loueurs locaux. Certaines sociétés disposent même de bureaux à l’aéroport.
Pour les tarifs (sur la Grande Terre), il existe deux cas de figure : avec un forfait kilométrique journalier, ou en kilométrage illimité. La première formule est la plus couramment proposée, avec un tarif moyen de 4 500 CFP/jour et un forfait de 150 km ; à la semaine, il faut compter 25 000 CFP avec 1 100 km inclus. Les kilomètres supplémentaires sont facturés en sus. Pour faire le tour de la Grande Terre, il faut prévoir au minimum 1 500 km. La solution du kilométrage illimité peut s’avérer plus judicieuse ; prévoyez alors environ 6 000 CFP/jour ou 40 000 CFP/semaine.
Les loueurs acceptent généralement de livrer le véhicule à l’aéroport de Tontouta (parfois avec un supplément).
Dans les îles, les tarifs sont supérieurs d’environ 30%. Une journée de location d’une voiture de catégorie A coûte au minimum 6 500 CFP/jour à l’île des Pins ou à Lifou, en kilométrage illimité.
Attention, les loueurs facturent des frais de nettoyage qui peuvent s’élever jusqu’à 10 000 CFP si vous ne rendez pas le véhicule dans un parfait état de propreté.
On peut aussi louer des scooters sur l’île des Pins. Quelques loueurs de voitures sur la Grande Terre :
A5 Location
ADA
Amarante
Budget
Discount Location Rental
Europcar/Mencar
Hertz
Point Rouge
Raymond Location
Sixt
Visa Location de Voiture

Permis de conduire

Il vous suffit de présenter un permis de conduire national pour louer une voiture ou une moto. Le permis de conduire international n’est pas nécessaire. De nombreuses agences ne louent des voitures qu’aux personnes ayant 21 ou 22 ans révolus et le permis depuis au moins 3 ans.

Réseau routier

La plupart des routes sont goudronnées et en bon état, mais en cas de pluie très forte, surtout dans le nord de la Grande Terre et dans le Grand Sud, il peut se produire des inondations au niveau des radiers (dalle de béton sur le lit d’une rivière, qui permet le passage des véhicules) et les routes deviennent temporairement infranchissables.
Les routes de la côte est sont plus étroites que dans le reste de la Grande Terre, et dépourvues de bas-côtés. Soyez donc très vigilant.
Il existe cinq routes transversales entre la côte ouest et la côte est de la Grande Terre : Koumac-Pouébo, Koné-Tiwaka, Bourail-Houaïlou, La Foa-Canala (ou Kaouaoua) et Boulouparis-Thio.

Mis à jour le : 22 novembre 2016

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