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Easydive plongée à Juan les Pins (06) : un club à é éviter !

  • Le ven 28 aoû 2015 à 23:19
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Portrait d'anonyme
dams40
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Bonjour,

Je n'ai pas l'habitude faire cela sur internet, mais trop c'est trop, je propose de livrer à la communauté mon avis rédigé sur tripadvisor à propos de ce club que, vous l'aurez compris, je ne recommande pas !

Bonne lecture.

"Plongeur N3 confirmé plongeant toute l'année sur Nice et parfois Menton, j'ai voulu me prendre une carte 10 plongées pour voir un peu les spots côté Cap d'Antibes / Juan les Pins.

J'ai donc fait le choix d'aller chez Easydive.

J'ai vécu un incident avec ce club que je vais relater plus loin. Sans cet incident, j'aurai mis 3/5 en note globale pour le club et de toute manière je m'étais déjà dit que je n'y reviendrai pas.

En effet, si la prestation est correcte en matière de bateau / matériel, l'atmosphère qui règne chez Easydive était navrante de superficialité avec même des relents d'hostilité. Pas mal de frime et de matuvu aussi. Le microscosme humain que j'ai pu observer symbolisait et représentait parfaitement les travers de notre si belle région.

Ayant quelques connaissances dans le milieu de la plongée locale, que ce soit en apnée (j'ai fait partie du team Guillaume Nery dans la préparation de ses records) ou en bouteille, j'ai demandé l'avis de plusieurs personnes avant d'y aller. On m'a mis mis en garde sur les opinions très partagées sur le patron du club Gregory Poirier. J'ai également été mis au courant d'un incident avec d'autres plongeurs relatés sur le site "sous la mer", j'ai bien lu et finalement l'incident relaté est sur la forme très proche du mien.

En France, nous avons des clubs pros, des clubs associatifs ou parfois un mélange des deux. J'ai jusqu'à présent testé un peu de tout dont certains club à l'arrach sur la sécurité, d'autres un peu trop porté sur le pinard après la plongée, d'autres avec des bateaux pourris. A la rigueur cela ne me pose pas vraiment de problème existentiel.

Ce club se veut résolument professionnel à 100%.

Nous sommes en juillet / août, il y a la terre entière à chaque plongée. Je note que personne à part moi quasiment ne laisse son matériel, et pour cause, j'ai vu pour une écrasante majorité de personnes de passage, étrangères ou françaises. En fait je n'ai quasiment pas vu de locaux plongeant à l'année.

Selon les dires du patron, 10000 plongeurs viennent chaque année chez Easydive. Vous l'aurez compris, nous sommes donc dans une usine à plongeurs.

Le staff essaye d'être sympa et souriant, mais cela sonne faux. A la rigueur, je ne leur en veux pas, vu le rythme qu'ils ont durant l'été et vu le nombre de plongeurs qu'ils croisent, je peux comprendre et je trouve qu'ils font des efforts.

Quand on arrive sur le bateau, c'est la loterie. Une fois sur deux, pas de bonjour, pas de salut, j'ai également tenté de réaliser l'expérience sociologique improbable de saluer les plongeurs, en général j'avais l'impression de les ennuyer. Au bout d'un moment j'ai arrêté. Les gens ne se parlent quasiment pas. Quand le DP arrive (le plus souvent Gregory pour les N2 et plus), il essaye de détendre l'atmosphère mais encore une fois cela sonne faux. Je note la présence de gens aisés, j'ai le sentiment que c'est en partie le club des gens qui ont plein de sous avec option bateau sur le port Galice (et çà on est sur de le savoir !!!!!). Les gens ont le droit d'être riches, grand bien leur fasse, cela ne les empêche pas d'être des êtres humains et d'aller aux toilettes. Dans les rares discussions que j'entends, un nombre non négligeable de plongeurs relatent leurs exploits de plongée et leur matériel qui est le top du top. Tout ce que j'execre. Au palier, j'étais le seul quasiment à m'accrocher à la corde de l'ancre (pas de houle en général) car je n'en ai rien à faire de montrer que mon équilibre dans l'eau est comme ceux des autres mais en mieux.

En bref, dans ce club, tu viens, tu arrives, tu plonges, tu te fais plaisir toi même et tu repars. C'est l'usine et c'est déshumanisé au possible.

En gags mineurs, on m'a mis lors d'une plongée avec un ancien moniteur qui part sous l'eau alors que je dis explicitement que je ne suis pas encore prêt (léger essouflement). Egalement j'ai reçu l'information d'une plongée annulée ... en arrivant sur place après 45 minutes en scoot' dans les bouchons. J'ai eu le droit à des excuses mais bien que cela parte d'un bon sentiment, ce n'est pas sérieux.

Bien entendu, dans un club professionnel, on ne s'attend pas à avoir le saucisson et la bouteille de rouge après chaque plongée.

Selon moi, un club professionnel est très bien s'il fournit à la fois une prestation de qualité au sens purement matériel et logistique, mais aussi une excellente ambiance. Ce n'est pas incompatble j'en connais plusieurs.

J'en viens à mon incident survenu sur le spot "Le masque", devant les îles de Lerins, dans des conditions parfaites : mer quasiment d'huile, pas de vent, léger courant mais pas méchant.

Dans le même axe à peu de chose près se trouvent de gauche à droite : des rochers sur 4/5 mètres, 25 mètres de posidonies sur 10/12 mètres, puis deux pics rocheux avec leur sommet sur environ 15 mètres puis encore plus loin  une grosse roche plus profonde dont on fait le tour.

Le bateau du club ne s'ancre pas mais s'attache à un autre bateau, le tout à droite des pointes rocheuses. La relation est cordiale mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'un n-ième bateau appartenant à Easydive. Je peux me tromper. Un moniteur de l'autre bateau qui apparait mieux connaitre le site que notre DP Gregory  présente le site à notre bateau. En pointillés je comprends que nous irons a environ 45/47 mètres max. Nous partons mais je note que le DP ne fournit pas clairement les paramètres profondeurs / temps et ne nous les demande pas.

Je pars avec un autre N3 dans les premiers, on suit le profil de plongée proposé. 47 mètres au plus profond. On revient au point de départ initial et on retrouve bien l'ancrage initial. Donc on est ok, mais j'ai 15 minutes de palier, mon binôme 20. Je propose à mon binôme  d'aller vers les rochers à 4/5 mètres de fond pour faire nos paliers pour joindre l'utile à l'agréable puisqu'au point de depart il y a 15 mètres de fond et il y a du monde.

Nous traversons les 25 mètres environ de posidonies et on fait nos paliers. Niveau orientation j'anticipe le retour et je fais en sorte en partant que le soleil soit exactement dans l'axe des deux pointes rocheuses et de la mini dorsale formée en dessous, ainsi difficile de se tromper çà se goupillait bien pour aller vers le bord.

Les paliers pas loin d'être terminés, on prend le chemin du retour en tenant compte du léger courant traversier, j'avais repéré le chemin aller, l'axe avec le soleil pour moi c'était clair net et précis au niveau orientation.

Pourtant sur les posidonies, je vois plus loin sur la droite un bateau. Je m'approche légèrement et je reconnais au loin l'échelle du bateau. C'est bien notre bateau mais à un endroit différent ! J'essaye de comprendre.  Je suis sûr que c'est notre bateau, non ancré, mais je vois que l'échelle est sortie. Je me dis que nous en sommes à 55 minutes de plongée, peut être l'autre bateau est parti, peut être notre bateau est parti chercher des plongeurs perdus, ou pire, il y a eu un accident de plongée nécessitant une séparation d'urgence des deux bateaux. N(ayant pas de boule de cristal (ni de périscope - voir plus loin), je ne sais pas si l'autre bateau est encore là.

On se met à quelques mètres du bateau sur le côté, on voit temporairement l'échelle remonter puis finalement redescendre. Je me dis que notre DP est quand même capable de voir des bulles à quelques mètres du bateau. J'avais fini mes paliers mais pas mon binôme. Finalement nous remontons tous les deux pile poil sur l'échelle de notre bateau.

A la microseconde où je sors une oreille de l'eau, je découvre un Grégory Poirier vert de rage qui m'agresse littéralement et me vomit dessus verbalement devant tous les plongeurs du bateau (!). Au début je n'entends pas sa fureur et ce qu'il dit, je lui demande quel est le problème, il me dit, plutôt il me crie "vous n'avez rien à faire là, vous auriez dû remonter sur l'autre bateau ancré !!!".

J'emploie le mot "vomir"  par pudeur afin que ce rapport tripadvisor ne sombre pas dans la scatologie la plus élémentaire mais vous m'aurez compris.

J'essaye tant bien que mal d'expliquer que :

- sous l'eau, on n'a pas la même vision du DP qui est sur le bateau et a lui une vision globale de tout ce qui se passe en surface
- sous l'eau on ne peut communiquer, on fait donc des gestes et c'est encore plus difficile de communiquer avec l'extérieur
- et enfin aussi hallucinant que cela puisse paraitre, il m'a semblé logique de me diriger plutôt vers le bateau du club auquel j'appartiens sachant que le concept du bateau qui se barre pendant que je plonge, c'est finalement assez nouveau pour moi

En effet, malheureusement, je ne suis pas télépathe.

Réponse du patron du club : c'est moi le chef ici et donc grosso modo tu la fermes point barre. Il me reproche de ne pas avoir vu et/ou  entendu l'hélice tourner, malheureusement c'était bien le cas je n'ai rien entendu, pour moi un bateau avec une échelle descendue dans l'eau n'est pas censé partir. Et d'ailleurs il est resté immobile ... Accessoirement je me suis mis avec mon binôme sur le côté exprès : le bateau ayant son pavillon de sorti,  c'était donc pour moi le seul danger de trafic possible, il était à l'arrêt , il suffisait donc d'éviter de se mettre sur sa trajectoire de départ potentielle. S'il partait, il suffisait de sortir le parachute.

Je ne l'ai donc pas fermé et en ai profité au contraire pour suggérer à Gregory que je vienne plonger la prochaine fois muni d'un périscope. En général je suis quelqu'un de calme et de posé, pour me faire sortir de mes gonds, il en faut vraiment beaucoup. Et pourtant, j'ai réussi à me mettre en colère face à quelqu'un à qui je donne de l'argent dans le cadre d'une relation commerciale !!!

J'aurais pu éprouver un sentiment de culpabilité si des plongeurs étaient en galère à l'autre bout du site dans des conditions apocalyptiques et attendaient. Là ce n'était pas vraiment le cas, la mer était toujours aussi belle ma foi, pas de houle, pas de vent. Et nous étions bien les derniers plongeurs du club à l'eau !!!

Dans la rage et la fureur du patron, je crois entendre un dogme que je suis censé connaitre, c'est qu'il faut toujours revenir à un bateau ancré. Donc en fait, peu importe que ce soit pas le bon bateau et peu importe si le bateau ancré aurait pu partir entre temps !

Sur le fond, j'ai exposé ce qu'il s'est passé à :

- deux amis E4
- des amis qui font le CREPS
- un plongeur professionnel garde côte
- un plongeur professionnel tout court
- un instructeur régional
- des responsables de club
- un médecin fédé

Bilan sur le fond : ils étaient tous soit décomposés, soit incrédules, ne comprenaient pas pourquoi notre bateau avait changé de place, pourquoi il aurait fallu que je remonte sur un autre bateau. Tous seraient allés comme moi vers le bateau du club. Tous m'ont demandé pourquoi le bateau avait changé de place, je leur ai dit que j'étais bien incapable de leur répondre en surface et après coup autour d'une bière, alors qu'en penser quand on est sous l'eau avec aucune vue de ce qui se passe en surface ?!

Ils doivent certainement tous ne rien connaître à leur métier, c'est certain.

Le monde de la plongée étant petit, j'ai ainsi appris que mes amis du CREPS cette année étaient potes avec les stagiaires de cette année chez Easydive et un de mes amis E4 connait deux moniteurs du club. La description physique qui m'a été faite colle avec les quelques encadrants que j'ai trouvé sympa. Je ne veux pas balancer mais un de mes amis E4 à qui j'en ai parlé a justement été formé par un certain Gregory Poirier et a eu la même analyse que moi, il devrait donc être immédiatement brûlé sur la place publique et ne plus exercer ses fonctions c'est un gros naze. Ou peut être pas ...

Sur la forme, s'il y a eu erreur de ma part, j'accepte la critique mais certainement pas sur ce ton et surtout pas devant tout le monde.

Mes copains encadrants m'ont confirmé que cela ne se faisait pas, on prenait les gens fautifs dans un coin , au besoin on les recadrait sur des motifs avérés. Accessoirement je suis aussi un client et je paye pour plonger, cela ne me donne pas le droit de faire n'importe quoi, c'est évident et je l'accepte. Je ne crois pas avoir dépassé 60 mètres (ni les paramètres ... non définis), je ne crois pas être sorti sans parachute à perpet' ou au milieu d'un trafic important, je ne crois pas avoir mis en jeu ma sécurité ou celle du binôme ou celle des gens sur le bateau. Ah si, mon binôme ayant 5 minutes de paliers de plus que moi, j'avoue le crime d'être sorti à 45 bars au lieu de 50.

Je peux comprendre qu'à la fin de saison, tout le monde commence à être fatigué, mais - si je vous laisse juger sur le fond - ce genre de comportement sur la forme est inadmissible.

Après tout, il y a 10000 plongeurs par an dans ce club, alors qu'est ce qu'un plongeur grognon si ce n'est qu'une simple statistique.

Gregory P. est instructeur national fédé. A ce titre, il devrait montrer une attitude irréprochable et exemplaire dans son métier : passion, pédagogie, tact, diplomatie, communication, patience j'en passe. Accessoirement il devrait pouvoir être en mesure d'assurer son briefing lui même sans faire appel à un ami et se montrer correct avec ses plongeurs qui, on a tendance à l'oublier parfois, sont aussi ses clients.

Après 125 milisecondes d'une réflexion intense, force est de constater que son attitude ne colle pas vraiment avec son titre.

Comme je l'ai indiqué en début de mon avis, ce n'est pas le premier pétage de la plombs de ce style exposé sur internet. Je suis inquiet à l'idée de penser que ce qui s'est passé avec moi en surface pourrait très bien se passer un jour sous l'eau dans des profondeurs où l'azote est susceptible de modifier notre comportement .......

Cet incident est arrivé lors de ma 9ème plongée sur mes 10 plongées. Je devais faire ma dernière plongée le même jour l'après midi. Je ne l'ai pas faite et en fait je ne la ferai jamais, tant pis pour l'argent versé, il est hors de question que je remettte les pieds dans ce club. Je suis parti sans dire au revoir.

Au lieu donc de faire une dernière plongée chez Easydive, je suis allé l'après midi plonger dans mon club habituel sur Nice. Quel bonheur de retrouver les copains et une ambiance saine ! :)"