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La Malaisie, on dit oui !!!

  • Le mar 21 fév 2012 à 11:56
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  • Malaisie
Portrait d'anonyme
Matincalme
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Une autre Asie...
C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012.

Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion.
Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.

Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu.
Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits.
Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique.
C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver.

Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois.
Visez moi donc un peu le topo :

- Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique,
- Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé.
- Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé,
- Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement),
- Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives,
Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi).
- Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial).
- Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli.
- Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien).
- Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible).
- Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété.
- Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême.
Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires).

Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit.
La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre :
" Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table".
Tun Abdullah Ahmad Badawi.

Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi).

On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque.

Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme.
Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " .
Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette.

A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire :
" Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ".
Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi.

Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot.
Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles.
Foi de Barbara.

Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses.
La suite viendra tout bientot.

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Le mar 21 fév 2012 à 12:19

Avec ma femme on est d'accord pour dire que c'est une très bonne destination.
Par contre pas d'accord avec

'Matincalme' a écrit:

les jungles primaires les plus étendues de la planète

Si dans ton texte "jungles primaires" ne désigne pas un type très particulier de forêts primaires alors la Malaisie est certainement loin derrière le Brésil, la Russie, le Canada, Colombie et bien d'autres encore.
Ou alors en % de la superficie du pays??

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flipflop
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Le mar 21 fév 2012 à 13:28

Merci pour le récit, je serais interessé comme d'autres à connaitre ton parcours et adresses.

Voyageurasie point, toujours de mauvaise foi,
Pour rappel sur le récit de Chris68 de plusieurs mois en thailande/Cambodge,
Tu as été le seul à piaffer lourdement pour connaitre le prix qu il a du negocier avec Bababobo pour son circuit en pick up.

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Chris68
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Le mar 21 fév 2012 à 20:54

Barbara, tu écris toujours aussi bien, c'est déjà plein de renseignements, et pour une fois sur le LP pas seulement des questions de bouffe, de prix de trajets ou autres infos (utiles) mais aussi sur le mode de vie, l'environnement politique, social, religieux.
Tu as vraiment une manière de voyager intelligente.
Tout cela est passionnant et j'attends la suite avec grande impatience !

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Matincalme
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Le mer 22 fév 2012 à 04:16

Alors pour repondre a Mr Foot, la Malaisie possede bel et bien la foret primaire la plus ancienne au monde. 130 millions d'annees.
Ce qui ne signifie pas la plus etendue dans l'absolue, mais la plus etendue de cette age.
Pardon si dans l'euphorie je me suis mal exprimee.
Quand a VoyageurAsie, desolee je dois avoir encore la tete dans les nuages car je ne comprend pas son histoire de
" Calculette" qui fait patatrac. (c'est du language code ?)

Donc je m'y colle avec cet opus numero 1, et accrochez vous car je vous promet de la lecture pour vos longues soirees d'hiver...
Pour les photos, desolee ce serait vraiment trop long. Mais vous pouvez les voir sur un blog que j'ai commence et dont je posterai ici les parties ecrites au fur et a mesure de sa redaction.
(Ce n'est pas de l'auto-pub, mais juste le moyen pour certains de mettre des images sur mes mots si ils le souhaitent).
Ma prose en images :

Jour 1 : le 4 fevrier 2012

Si il y a vraiment un truc de chouette pour tous ceux que la bougeotte agitent mais pas les dettes qui vont avec, c'est bien Air Asia.
Compagnie low cost made in Malaisie (la plus sure et la plus grande du monde, parait-il) qui couvrent maintenant la plupart des pays d'Asie et même Paris, et même Londres.
ça ouvre comme qui dirait des horizons aux porte-feuilles extra-plats.
6 heures de vols depuis Seoul ou l'on s'est à peine rendu compte que c'était du low cost (si ce n'est les plats délicieusement exotiques, vive le poulet au curry vert et à la noix de coco ! à la vente à partir de 3 E, et oui c'est quand même du low cost !), et hop nous voila comme 2 fleurs des champs sur le tarmac de ce que tout "Kualite" appelle KL.
Direction la zone aéroportuaire des pauvres (espace Air Asia), puis le grand hall de cet aéroport fonctionnel et moderne, et toujours comme 2 fleurettes nous voila à tater le fond de l'air extérieur (30 degrés).

Première chose qui nous frappe :
La mixité des looks. Voiles musulmans et sari multicolores (les deux tout aussi colorés), turbans des siks, djellabah, sarong, shorts des touristes etc...on ne sait plus ou on est et on adore ça.

Deuxième chose qui nous frappe :
La concentration de sourire au mètre carré. Ils ont la banane les malais, du coup nous aussi.

Troisième chose qui nous frappe :
Semblable a ce que nous avions éprouvé à Bali, une espèce d'atmosphere pacifique, une langueur, un je ne sais quoi dans l'air qui semble vous vouloir du bien.

Quatrième chose qui nous frappe :
Aucune sollicitation du style Transport Sir ? restaus et vente de colifichets en tous genres qui ont l'art de repérer le neophyte en tong mieux que si on lui avait mis une balise autour du cou.
Ça, on ne le sait pas encore mais ce sera commun à toute la Malaisie.
La faute au bon Roi qui a instamment demandé à ses ouailles de foutre la paix aux touristes, et Dieu sait si le brave est écouté.
Résulat, aucun vendeur ne vous colle aux basques une fois qu'on lui a dit un premier Non.

45 mns de taxi à travers ce qui semble être une palmeraie infinie (Non, non Chris68, tu t'etais fourvoye, ce n'est pas des cocotiers !, bisous a toi), et hop direction la guest qu'on a voulu centrale, stratégiquement sise entre China Town, Central Market et Little India (le meilleur emplacement si vous voulez mon avis).
A priori c'est une bonne pioche.
20 E/nuit dans une guest bien située aux allures d'un 3 étoiles, on dit oui.
(" Reggae Mansion ", infos et resa sur hostelbooker.com), quoi que les lieux soient un peu bruyant en raison du sky bar.
Donc a reserver en priorite aux fetards a sommeil de plomb.

Première bibine de l'arrivée, ça s'arrose !

Le central market :

Bon comme on a autre chose à faire que de regarder mousser la bière, on va repérer le quartier, direction le central Market à 2 pas.
Les rues pietonnes calmes qui l'entourent sont un plaisir pour les yeux.
Moi qui imaginait KL comme une ville moderne et sans âme, je tombe de haut.
Les différentes colonisations portugaise, hollandaise et british ont laisse des traces sur ces magnifiques façades restaurées.
Le temps se lit ici à livre ouvert rien qu'en levant le nez.

Ils ont même réussit à rendre une devanture de KFC pas trop moche, ils sont forts ces malais !

Enfin on y arrive à cet édifice à la belle déco art-déco qu'est pas du pipeau.
Et l'intérieur je vous en cause même pas.
Une banqueroute assurée pour la femme normalement constituée.
C'est simple tout est beau, raffiné, tentant.
Ici, nous flairons illico le meilleur plan shopping de la ville.
Bien plus intéressant que le marché de China town que nous découvrirons le lendemain, présenté comme le paradis du shopping mais qui n'est en fait qu'un gros bazar très ressemblant à votre foir'fouille française, en plus moche et beaucoup plus toc, mais si c'est possible.
Au central Market, je rêve d'être la fille d'un Emir et d'acheter le marché en entier !
Mais on ne lâchera pas un kopek, promis, jure, on laisse ça pour le dernier jour.
Plaisir des neuils uniquement donc.

Ah tiens, des Doctors fish qui sont en fait des gobis, on a les mêmes en Corée !
Pour un nettoyage de vos peaux mortes tout en guili-guili.

Petite graine, mais maxi qualité à la guitoune de rue pour 1.25 E, deja au bord de l'explosion stomacale, on me ressert 2 fois du riz et de la sauce pour le meme tarif.
Puis vient le temps d'une belle rencontre.
Quelques instants de partage et d'humour avec une femme portant le niqab et son mari.
ça, je ne l'aurais jamais cru possible.

Comme on est vernis, on tombe pile sur un des spectacles (tous les samedis soirs à 19h30, gratuit) du central Market.
Et comme le réveillon lunaire vient d'avoir lieu (23 janvier), c'est noyé dans la chinoiserie qu'on fêtera dans la joie notre première soirée.
Et même qu'on aura droit à des oranges et à la bénédiction chinoise pour cette année du Dragon qui pousse ses premières flammes...

Atelier de calligraphie à notre disposition.
Comme mon Doudou (l'elu de mon coeur) est un peu frippé apres un vol de notre ile à Seoul, puis une micro nuit à Seoul, puis le vol pour Kuala Lampur, je n'aurais pas l'indélicatesse de vous montrer sa production.
(Une horreur juste bonne à vexer un chinois).

Nous voila un peu flapit tout à coup et on se rappelle que notre guest possede aussi un sky bar, avec je vous le donne en mille une vue sur les Petronas.
C'est là qu'on ira s'échouer sur un coussin géant pour un drink tout ce qu'il y a de romantique.
La photo est à notre image, un peu fatiguée.
Mais je peux vous dire qu'en vrai, la magie a opéré :

Malaisie qu'on se dit, tu nous a déjà conquit !

La bise a tous...A bientot.

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Le mer 22 fév 2012 à 14:34

Avec ma femme on ne comprend pas non plus le post de voyageurasie qui nous citait.??

On lui a finalement trouvé un record à cette jungle :)

Merci pour cette suite.
Si tu voulais parler du nouvel an chinois 2012, c'était bien le 23, en janvier. Le 23 février sera demain ;)

'Matincalme' a écrit:

le réveillon lunaire vient d'avoir lieu (23 février)

BOTAFOGODEFUTEBOLERE tout court.

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Le jeu 23 fév 2012 à 01:56

Bien vu Mr Foot tout court, je corrige illico presto.
Merci de me lire avec autant d'attention.

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Le jeu 23 fév 2012 à 06:33

Jour 2 : le 5 février 2012

Après un petit dej pantagruélique, nous attaquons nos 2 jours de visites de la capitale.
Réunion au sommet entre la pastèque et les toast beurrés.
La société (Isango) que nous avions contacté sur Internet pour un tour de 4 heures des différentes attractions de KL, histoire de dégrossir et d'y revenir au besoin en indépendant, n'a pas montré le bout de son nez.
Plantés comme 2 asperges sur le bitume nous les avons attendu 45 mns au point de RV devant le hall de notre guest, apres 3 mails de confirm et 3 confirmations de leur part aussi, (la dernière datée de la veille).
Le staff de notre hôtel s'est plié en douze pour les contacter. Rien au cube de rien.
J'en profite donc pour faire une copieuse anti-pub à ces freluquets qui biensur ont par la suite refusé de nous rembourser, prétextant nous avoir attendu eux aussi à notre hôtel, quand tout notre hôtel pouvait attester du contraire.
La ballade Isango sur le net pour Kuala Lampur n'est pas chère (23 E) pour 2, mais quand la prestation n'est pas assurée du tout et qu'on vous prend allègrement pour des demeurés, ça reste pas donné.
Mais bon cet épisode désagréable fut loin de nous mettre les " cacarinettes " à l'envers pour la journée comme on dit en Provence.

Il a donc fallut se rabattre sur autre chose, et c'est vraiment par là qu'on aurait du s'y prendre dès le départ.
Les bus drop off, drop in !
Le principe est simple, vous payez 10 E pour un pass valable 24 h chrono payable dans le bus.
Et vous vous faites trimballer comme des coqs en pâte dans des bus confortables avec commentaires in english auprès des 22 attractions majeures de Kuala Lampur.
A chaque arrêt, 30 mns de stop. Si vous voulez rester plus longtemps, libre à vous, il vous suffit de prendre le prochain bus (passage toutes les 30 mns).
C'est de loin, le moyen le plus intéressant et le plus économique de découvrir Kuala en indépendant.
C'est bien organisé, fiable et très facile d'utilisation.
J'ajoute que tout le centre ville peut être fait à pieds, mais ne serait ce que pour le bird park et les magnifiques autres sites un peu excentrés, rien ne vaut ce bus magique.
Voici une petite compilation de ce qu'il nous a permit de voir en 4 heures...

Le Palais Royal Istana Negara :

Ben oui c'est la que le couple royal a sa " petite bicoque ".
L'acces en est d'autant plus gratuit que l'intérieur ne se visite pas.
Il n'est donc pas envisageable d'aller taper le bout de gras avec son Altesse.
Cependant les lieux sont magnifiques.
Le top étant de se faire photographier avec la garde montée qui se prête gentiment au jeu en somnolant.

Le bird park :

Des parcs a oiseaux ou non on en a déjà une tonne sur notre île, et on en a déjà vu des tripotées ailleurs aussi, mais celui la vaut le détour, qu'on se le dise !
Que vous soyez accros aux plumitifs ou non est très accessoire, ce parc (plus grande volière du monde) est à inscrire de toute urgence dans vos tablettes.
On s'y rend en 20 mns de bus depuis le centre ville.
(Ouvert tous les jours de 9 h à 18 H, 9,50 E)
Pas donné, mais ça les vaut.

Et pour ceux que toutes ces plumes lasseraient...il y a des singes, des jardins et des lacs aussi.

La Mosquée nationale :

Ou je n'entrerais pas me réservant pour la magnifique Mosquée Jamek du lendemain.

Le Musée des arts islamiques :

Pas tares loin du bird park, se trouve ce que le Lonely planet définit comme l'une des plus belle collection mondiale d'arts musulmans.
Le raffinement, les oeuvres d'art exposées nous ont laissé sans voix.
La salle qui contient les répliques de toutes les plus belles mosquées du monde est à tomber.
Très éducatif, nous avons beaucoup apprécie la piqûre de rappel (tous les 100 mètres), qui insiste bien sur le caractère pacifiste et tolérant de cette religion, accusant par la même toutes autre forme de manifestation violentes comme étant étrangères aux principes premiers, et leur faisant honte.
Les prières sonores, issues du Coran (traduite en anglais sur écran) sont autant de poème a l'honneur de la femme, des faibles et de la paix. Paix que signifie justement le mot : " islam".
Cette ouverture d'esprit du monde musulman que nous pressentons dans ce pays est bien réelle.
Et à mon sens toute personne devrait consacrer une visite à ce lieu pour comprendre ce qu'est l'Islam en profondeur.
Tellement plus instructif qu'un journal télévisé.
(Ouvert de 10 h à 18 h, 3 E)

Le parc Ampang :

Situé au nord est de Kuala Lampur, il offre une vue imprenable (et une pause fraîcheur) sur les bâtiments modernes de la ville. Petronas comprises.
Petit piege a eviter : les bords du lac sont irresistibles mais attention on s'y embourbe tres facilement car tout est detrempé.

Les tours Petronas :

L'architecture devient plus futuriste, pas de doute on y est.
Quand soudain...elles sont ici.
Alors à ce sujet, nous avons préféré laissé aux stakhanovistes le soin de se lever aux aurores, voir même dormir sur le trottoir (si si on l'a vu) pour avoir l'honneur de faire partie des heureux élus autorisés à visiter les tours.
Chaque jour les billets d'entree sont comptes. Ça plus des heures d'attente à faire la queue en plein cagnard, la perspective ne nous a pas fait sautiller outre mesure.
C'est donc d'une jolie terrasse avec un cocktail frais qu'on les a contemplé.
Pour ceux que le sport intéresse, RV aux aurores avec le chapeau et la bouteille d'eau.
(Ouverture officielle de 9h à 13h et de 14h30 à 19h, du mardi au dimanche, pour obtenir le graal, l'un des 1640 tickets gratuits du jour, après c'est niet).

China Town :

De retour dans le joyeux bordel qu'on adore des quartiers populaires.
Avec son lot de chaleur, de bruits et de gadgets kitch.
Avec en plus des fêtes spontanées célébrant le réveillon lunaire un peu partout.
On est aux anges.
Par contre si le spectacle permanent de la rue est indiscutable, rien de vraiment tentant niveau emplettes, sauf pour des articles à usage très limité ou du thé franchement chereau au gramme.
Le point de départ de la grande foire est Petaling Street.

Le restaurant " Old China " :

Puisque qu'on est à China town, pourquoi ne pas finir la journée dans un restau
dont j'ai entendu dire en préparant ce voyage que tout y était absolument divin.
Allez zou, filons donc à ce " Old China Kafe " qui se trouve de plus situé sur une place très calme
en plein big bazar de China town.
Alors pour le divin on peut dire qu'on se moque pas du monde à " Old China ".
C'est qu'ici vous n'êtes pas dans un restau chinois comme les autres.
On y sert de la cuisine Baba Nonya, du nom de ces premiers migrants chinois qui se sont installés en Malaisie au 16 ème siècle pour y faire fortune grace au commerce des detroits (notamment à Melacca et à Penang).
Ces chinois-là ont fait des petits depuis et leurs descendants représentent une part importante de la population malaise.
Leur cuisine est un mix de cuisine chinoise, réalisée avec des épices et des ingrédients malais tel que le curry ou le lait de coco.
Le tout est étourdissant ! de créativité et de saveurs.
Un style complètement à part.
Chez Old China, les lieux n'ont pas bougé depuis 1923, ni les meubles tous d'epoque, ni les chansons diffusées en boucle avec leurs craquement d'enregistrement originels.
Nous avons même eu le privilège d'écouter " Davy Crocket" chanté en chinois par une star shanghaienne de l'epoque.
Davy Crocket qui devient " Davy Craquette " chanté en chinois ! Trognon.
Le personnel est charmant et pour finir il y a autant à voir dans les assiettes que sur les murs.
Documents d'époque, vieilles photo, objets, Old China est un Musée, on s'y régale pour 10 E/pers, comprenant un bon verre de vin !
Connaissez vous les " chapeaux haut de forme " Baba Noya ?
(Tulipe de pâte salée que l'on fourre de légumes et de viande marinée aux épices, une tuerie.)

Pour ceux qui veulent le son et lumières, un petit lien sur Youtube :

Après ces agapes de paradis, retour à la guest...
Pour une digestion sur coussin bien meritée.

Photos toujours disposnibles avec le texte ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

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Le jeu 23 fév 2012 à 07:07

Jour 3 : le 6 février 2012

Sportive sera notre matinée !
Puisque nous avons décidé de faire le walking tour de Little India suivit de celui de China Town, recommandés dans tout guide qui se respecte.
Nous voila en piste pour la première visite de la journée, qui n'a rien d'indienne ni de chinoise mais bon c'est sur le chemin.

La Mosquée Masjid Jamek :

(Ouvert de 9 h à 12h30 et de 14h30 à 16h. Prêt gratuit de foulard et de tuniques longues pour les femmes à l'entree).
Imaginez une fleur de corail rose en plein centre ville, (ça vous aurait presque des allures de St Sernin à Toulouse), ou tous seraient autorisés à entrer, musulman ou pas, moyennant une certaine couverture de votre surface dermique, pour nous les filles.
Cette Mosquée sera donc une première pour moi.
J'y suis accueillie avec tous les égards que l'on doit a un être humain sans regard de ma religion, ou de mon statut.
Cet accueil me touche d'autant plus qu'en dehors de cette somptuosité de l'Alhambra, il y en a pas bezef des Mosquées ou nous, les sans-foi, soyons admit.
Il est dit et écrit qu'à l'intérieur de la Mosquée nous devons nous plier à la règle qui nous demande d'être courtois et de ne jamais montrer d'agressivité, ni envers les autres, ni envers nous-mêmes.
Ça tombe bien, on avait pas envie de mordre.
Nous croisons des hommes et des femmes souriants, détendus et tout à fait amicaux.

Après la Mosquée nous marchons vers Little India qui semble se trouver au delà d'un quartier très chic, au nord de China town.
On comprend vite, on est entourés de Ministères.
Et de belles églises aussi.

Little India :

On y est, et il faudrait être bigrement bigleux pour ne pas s'apercevoir qu'on y est pas.
Beaucoup plus calme que China Town, ce quartier nous séduit, et Ciel ! on se croit vraiment en Inde !
Toute une famille se lève à notre demande pour se faire tirer le portrait.
Le jasmin que les femmes tressent embaume...
Après cette ballade au pays des couleurs et des doux sourires, nous voila dans ce qui est appelé Heritage Road.
Bon juste un ensemble de restaus très sympas et pas vraiment grand chose d'autre.
Comme transition pour passer de l'Inde à la Chine on décide de prendre le métro pour se rapprocher d'un restau réputé népalais, qui se trouve à côté de notre guest, à central market.

Propret de chez propret le métro. On se croirait en Coree !
Avec des sieges uniquement réservés aux dames.

Le restaurant " Kukhri " :

Alors vous je sais pas mais le népalais, moi yen avait pas connaître du tout.
Assez diffèrent de la cuisine indienne, c'est consistant, peu épicé, varié et vraiment d'un prix dérisoire.
L'établissement qui est tenu par d'authentiques potes au Yeti est simple, sans fioritures excepté une magnifique vaisselle traditionnelle.
Mais qu'est ce qu'on y mange bien.
On comprend pourquoi le lieu est devenu le QG de toute la communauté népalaise de Kuala Lampur.
Ce qu'on a particulièrement aimé, c'est le yaourt aigre au lait de chèvre, l'accueil du patron et le prix (moins de 2 E le repas).

Et hop nous revoilà en Chine en un saut de puce.

Le temple Sze Ya

Le temple hindouiste Mariammam, une splendeur.

Le temple Chang See Shu Yuen

Le temple Koon Yam

Et comme on est encore à peu près fringant, on décide de prendre le sky train pour se rendre au Musée national.

Le sky train c'est pratique, pas cher et rapide.
Mais le train qui repose tout de même sur des rails est vraiment dans le vide !
J'ai eu beau me dire que c'était safe de chez safe, ce qui est vrai, mais pour des trouillettes dans mon genre, ça reste une épreuve (je sais j'en tiens une couche).
James lui a adoré cette impression de glisser dans les airs comme un oiseau.

Nous voila donc au Musée National.

Le Musée national :

Rien qu'à lorgner les jardins et autres espaces verts, on sait déjà qu'on est pas venu pour des clopinettes.
Tout , on apprend tout de cette péninsule malaise et de sa chère moitié de Borneo.
Histoire, ethnologie, sociologie etc...
A commencer par le look qu'avait le pays il y a quelques lustres.
Non vous n'avez pas la berlue, il fut un temps ou le Vietnam-Cambodge-Laos- Malaisie-Sumatra-Borneo n'était séparé par aucune mer.
Et qu'au 16 éme, par un curieux phénomène que j'expliquerai dans l'article sur Melacca, on n'y parlait pas moins de 84 languages différents.
Un seul défaut : les éclairages ne sont pas suffisants à l'intérieur du Musée.
(Mais on va dire que je chipote).
A l'extérieur, une magnifique expo sur les orang Asli, les fameux arborigènes spécialistes notamment de la rafflésie, cette fleur si énigmatique et si capricieuse, la plus grande du monde.
Expo gratuite avec notamment un film rare des rites de l'accouchement de cette tribu. Passionnant.

Bon cette fois on est sur les genoux, et nos genoux c'est de la compote.
Retour au central market pour une croque express et dodo après un cocktail on the roof.

(On s'ameliore toujours pas pour les photos de nuit, mais on est toujours aussi contents.)

Toujour dispo : les photos qui vont avec ce texte (avec l'integrale du texte d'ailleurs) ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

A demain...

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Le ven 24 fév 2012 à 08:09

Jour 4 : le 7 février 2012

Aujourd'hui est un grand jour.
Aller visiter un temple mythique c'est déjà quelque chose mais y aller le jour de la célébration de Thaipusam, soit dit en passant le jour le plus important de l'année pour le dit-temple, c'est sur les Dieux sont avec nous.
Et on a même pas fait exprès.
Moyennant une probabilité de 1 sur 365 jours, on s'etime donc super veinards.

Les Battu cave :

Ce complexe creusé dans la roche est un lieu de culte hindouiste assez impressionnant.
Inutile d'y aller en bus depuis le centre ville malgré les sollicitations, car ce que l'on ne vous dira pas, c'est que les bus vous déposeront à une jolie trotte du lieu.
Surtout ne pas y aller non plus par le biais des excursions à la demie journée proposées.
C'est cher et idiot, puisque vous vous pouvez y aller à tout moment en indépendant pour le quart du prix.
Le mieux est d'y aller en train rapide (toutes les 30 mns) qui lui vous dépose juste à l'entrée,
et vous coûtera 2 nèfles et demie.
Et c'est tant mieux parce qu'une fois arrivé, il faudra encore vous fader les 272 marches d'accés à la grotte principale.
Une petite merveille de fraîcheur et de singes en liberté mais bon ça se mérite...
(30 mns de trajet en train depuis n'importe quelle autre station du centre-ville.)

Malheureusement, la cohue ont rendu impossible des photos d'ensemble de ce temple.
(Rv vous donc sur google pour les images du site.)

Thaipusam :

En v'la une visite qui nous le savions, ne laisse forcément pas le même sentiment qu'une plage de rêve ou qu'un Musée.
Thaipusam est une fête religieuse que l'on pourrait qualifier d'extrême.
Nous nous étions passablement documenté et avions longuement hésité à aller traîner nos guêtres du côté de ce qui ne nous semblait pas être un spectacle comme les autres. Et même pas un spectacle du tout.
Peur de nos réactions à nous, et puis peur aussi de celles des fidèles devant lesquels nous ne voulions pas passer pour de vulgaires voyeurs en mal de photos pixellisées à l'hémoglogine.
Et puis l'envie a dépassé la peur.
Comme nous aurions eu tort de passer à côté ce qui est de loin la manifestation religieuse la plus étrange, la plus fascinante et la plus intrigante qu'il nous a été donné de voir.

Pour vous la faire courte, Thaipusam est né en Inde ou cette célébration est aujourd'hui interdite.
Il s'agit de faire pénitence en s'infligeant des supplices corporels plus ou moins impressionnants.
Les kardavis (ceux qui passent un sale quart d'heure) sont tous volontaires.
Ils subissent une préparation mentale et physique pendant 40 jours sensée faire disparaître la souffrance lors de la transe finale, juste avant le défilé.
C'est extrêmement bruyant, des chansons très bollywood hurlent de toutes parts.
Malgré tous les ingrédients présents du danger : chaleur + foule + surexcitation des fidèles + bruit + fatigue, les accidents sont rarissimes.

Pour être totalement sincère, à aucun moment nous n'avons perçu la moindre plainte, la moindre grimace de douleur.
Par contre nous avons vu des kardavis exténués, par la chaleur notamment se faire soutenir et porter par leurs amis.
C'est aux dires des personnes interrogées le résultat d'une mauvaise préparation.
Il est tout à fait vrai que le sang ne coule quasiment pas.
Le rouge que vous allez voir dans les photos qui vont suivent est souvent du à une poudre d'épice qui imite le sang.
Les femmes sont exclues des supplices en grande majorité mis à part quelques piercing des joues.
Les enfants jouent le rôle de porteurs de lait qui est sensé apaiser les Dieux.
Leurs familles les suivent, les font boire et prennent soin d'eux.

Le " pire " Thaipusam " a lieu aux Philippines au cours duquel des hommes ne lacèrent la peau, se font cruxifier etc..
Aucune de ces pratiques ne sont admises en Malaisie.
D'autres du même acabit, c'est à dire aussi " soft "ont lieu chaque année à Penang, en Thaïlande et à Singapore.
On peut être pour ou contre, reste que quelque soit notre sensibilité personnelle, juger ne sert à rien et qu'acepter des moeurs et des usages qui nous sont contraires, cela aussi doit faire partie du voyage et de la découverte de l'autre.
C'est ce que nous nous sommes contentés de faire James et moi comme nous nous efforçons de le faire depuis le jour beni ou la fée Bougeotte s'est emparé de nous.
Contrairement a ce que nous redoutions tant, on ne s'est pas évanoui, n'avons pas vomi, et avons juste essaye de comprendre l'incompréhensible...
L'absence de douleur apparente a sûrement aidé.

Quelques photos suggestives en grand format...

Bon ben après les émotions (surtout pour eux), un petit coup de train après le plus important bain de foule que j'ai connu de ma vie et nous voila de retour en ville.
Quand je dis bain de foule, on a bien cru qu'on aller y rester, compressés dans une marée humaine qui aurait pu être très dangereuse.

Entre la chaleur et Thaipusam, je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai comme un manque d'appétit flagrant (chose rarissime chez moi dont l'estomac se manifeste avec une régularité métronomique à chaque heure de repas, voir entre), et la tête qui joue à la girouette russe.
Un policier chargé d'assurer le désengorgement de la foule du retour s'en aperçoit et me fait monter en priorité dans le train rapide.
Je me sens un peu gênée de passer devant ces familles sur le quai qui attendent patiemment leur tour.
Mais je n'ai pas le choix, je ne vais pas bien.
Papillons devant les yeux de la taille d'un étourneau et gambettes en chamallow, elle est mignonne la Barbarounette, une épave sur une paire de tongs !
Moi qui faisais ma faraude d'avoir si bien encaissé le tout, je m'apercois que je suis peut être victime d'un certain coutre-coup.
Il faut dire aussi que la bamboula nocturne du sky bar ne m'a pas laissé beaucoup d'heures de dodo, et ce malgré mes boules quies. Une tranche de Thaipusam par dessus et le tour est joué, probablement.

30 minutes de clim dans le train, entourée de belles indiennes qui me proposent toutes leurs places assises, et voila qui chasse très loin ce qui me semble avoir été une belle baisse de tension.
Ma maman, mon médecin préféré à la vie comme à la scène m'a depuis confirmé tout ça, et en qualité d'urgentiste elle en connaît un rayon sur ce genre de coup de trafalgar.
Mince moi qui me suis déjà tapée la typhoïde et la salmonellose en voyage, j'allais pas me faire le coup du jamais 2 sans 3 ! Allez couché la bactérie.

Un canai roti (léger, croustillant et parfumé de sauces non grasses, tu vois maman comme je suis tes conseils en voyage) va vite me remettre l'ardeur en place.
Tiens c'est marrant rien qu'en le regardant j'ai la tension qui remonte au ciel.

Pas de ça, Lisette, la maladie ne passera pas par moi !

Et puis pour digérer au calme, un petit thé au jasmin au fabuleux restau Old China qui nous avait tant enchanté à China Town.
Nous passerons donc notre aprèm au frais, sur des jolis coussins brodés à écouter de vieux chinois-malais nous raconter le Shanghai, le Pékin, le Penang et le Melacca de leur 20 ans. Moments magiques.

Le restaurant " Coliseum "

A peine une recherche lancée sur le net et les guides, qu'apparait comme par enchantement le nom de ce restau comme le must of the must to eat à Kuala Lampur.
Évidemment qu'on pouvait pas faire l'impasse dessus.
Imaginez un restaurant ouvert depuis 1921 et toujours dans la même famille !
Un de ces endroits hors du temps ou des Sieurs tel que Somerset Maugham,
Jim Thompson ont passé beaucoup du leur.
Leur QG du miam à KL que c'était à tous ces illustres, bonjour le pédigrée.

Alors le Coliseum, à Little India, il faut y aller.
En voiture, à dos de chameau ou à pieds, débrouillez vous comme vous voulez mais allez-y.
Pas parce que c'est ici que vous mangerez probablement le meilleur steak de votre vie.
Pas parce que le patron (le même depuis 32 ans) est un livre savant et qu'il aime partager son savoir avec malice, accoudé au magnifique comptoir de zinc et qu'est ce qu'on se marre.
Pas parce qu'on a vraiment l'impression d'être téléportés dans les années 20.
Mais parce que l'expérience dans son ensemble ne peut se vivre qu'ici. Elle est unique.
La grande spécialité c'est le sizling steak.
En clair le meilleur morceau de boeuf qui puisse se concevoir cuit tout frétillant sur une plaque d'acier.
Il est absolument incroyable que ce qui parait être un simple steak cuit à la friture puisse être aussi bon.
Présenté comme ça c'est juste bon à se faire caillasser par tous les chefs de France et de Navarre et pourtant...
Oui comme des frites sauf que là, à la place des patates ben c'est de la viande !

Servi avec des sauces au choix...
Un pur et grand et vrai régal.

Et pour ceux qui voudrait le son et lumières, un petit lien Youtube :

Retour à pieds à central market et extinction des feux.

Comme d'hab, photos d'accompagnement ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

A demain...

Merci a Mr Bota, qui joue les maitres Capello assidu en MP, qu'il ne m'en veuille pas si je ne corrige pas mes fautes (certaines relevees me laissent un peu dubitatives...), pas le temps, ce sera donc le fond sans (forcement) la forme.
Amities a tous ceux qui auront eu la gentillesse (et le courage) de me lire.

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Le dim 26 fév 2012 à 12:32

Jour 5 : le 8 fevrier 2012

Alors n'y allons pas avec le dos de la cuillère, Malacca présentée comme l'une si ce n'est la plus belle des villes au passé colonial d'Asie, fut un choc.
Après consultation interne, nous en sommes arrivés à la conclusion sans appel qu'il faudrait être complètement amputé de ses propres sens pour ne pas en tomber raides dingos sur le champs.

Mais commençons par le commencement.
Pour s'y rendre il faut aller at KL central qui est at Kuala Lampur, en même temps une gare routière flambant neuve, une importante station de métro et un point de RV pour bon nombre d'excursions. Oui tout ça ensemble.
(5 mns de marche depuis central market ou 5 mns de metro à partir de l'arret de la mosquée Masjid Jamek en plein centre.) le trajet de 2 h en bus tout confort coûte 3 E par personne.
Plusieurs compagnies de bus assurent des départs toutes les heures, cependant il est conseille d'acheter votre billet au comptoir au moins la veille.
Dans la jungle des compagnies existantes, une sort franchement du lot :
" Transnacional " Elle est gouvernementale, sure et extrêmement confortable.
Le LP lui décerne un gros bon point et il a raison.
Et hop changement total de panorama et on se retrouve dans ce que j'appellerai :

" Une Venise asiatique, mâtinée d'un gros zeste de Cuba, d'une pincée de Chine pour la couleur et d'un brin de Bruges pour l'élégance ".

Avouez que ça se trouve pas sous les sabots d'un cheval, fusse-t-il de compte de fée.
Et si il est des lieux qui flanquent directo tout baroudeur qui croit avoir tout vu sur son fondement,
Melacca en est un. Et un sacré.
C'est peut être les ocres à dominantes rouges des superbes façades de bâtiments du 15, 16, 17, 18 et 19 ème qui leur déteignent dessus aux otoctones, mais ce qui frappe comme un gros coup de bâton des l'arrivée, c'est la chaleur, la gentillesse, et la passion qu'ont ces habitants at vous faire partager leur incroyable patrimoine.
Cote plein la vue, dans le centre ville, on est servi, il faut dire que depuis que l'Unesco y a mit son grain de sel en 2008, tout a été magnifiquement restauré dans les règles de l'art, les pêcheries, les boutiques, les échoppes, les bords de cette rivière qui coupe toute cette splendeur en 2, tout est un régal à consommer sans modération.

Sans oublier les quartiers les plus populaires, indien et chinois et les marches de quartier qui semblent eux aussi avoir été touché par la grâce.
Melacca est petite mais sa concentration de visites possible en font une étape qu'il serait IMPADONNABLE de ne pas faire en Malaisie.
Si elle est si colorée, et semble être ce melting pot charmant de tellement d'influences, c'est que depuis le 16 ème siècle, elle s'est prit dans le nez dans l'ordre, la colonisation portugaise, hollandaise et britannique.
Ceci avant que le pays ne gagne son Indépendance en 1957
Mais ce qui rend vraiment Melacca unique c'est un phénomène étonnant antérieur aux colonisations,
figurez vous qu'a partir du Moyen-âge, par un de ces caprices des vents dont ils ont le secret tout navire faisant route entre l'Asie et l'Occident et vice et versa se voyait comme aspire vers cette étape obligatoire.
Le vent amena le monde à Melacca, et ainsi le commerce du détroit naquit.
D'importantes communautés indonésiennes, thaïe, chinoises, indiennes etc... s'y établirent pour y faire négoce.
C'est ainsi que les Baba Nonya (migrants chinois) et les Chiti (migrants indiens) firent fortune et ne quittèrent plus jamais la Malaisie.

Mais commençons par le commencement, disais-je.
Arrivée à la gare routière de Malacca.
Il fait chaud et me voila en extase à faire de l'air à une portée de petits chatons que les employés de la gare ont installe dans un recoin frais.

James qui a l'habitude et sait que ça peut durer des heures me rappelle qu'on n'est pas venu à Malacca pour faire une étude circonstanciée sur la vie des matous.
Je m'arrache au carton avec douleur.

20 mns de taxi et nous voila dans une vach't de bonne pioche qui fait de suite penser à Barbara qu'elle s'est pas décarcasse à la trouver pour des queues de cerises.

"Apa kaba " que ça s'appelle. Ce qui veut dire : " Comment ça va ? "
(12 E la chambre double avec clim et petit déj, infos et résas : hostelbooker.com)

C'est situé dans un kampung, c'est a dire un ensemble de maison traditionnelles en bois et de beaux jardins.
3 mns chrono at pieds du centre ville.
On nous propose le petit dej (à 11 h ! et sans qu'on y est dormi la veille), le thé de bienvenu et c'est partie pour 2 nuits dans un havre de paix à peine trouble par les oiseaux qui festoient sur les manguiers et les rires des enfants.
Parce qu'ici, c'est toute une tribu qui vous ouvre sa porte sans se faire intrusive (ils habitent la maison mitoyenne).

D'abord il y a la grand mère, dernière née dans les murs d'une smala de 14 enfants, et dont le grand-père a fait construire cette maison il y a un siècle, puis les fils, les tontons et les taties, des dizaines de lapins qu'on se refusent de tuer parce que les enfants seraient trop tristes, les chats, les oies, les canards etc...
C'est calme et vivant à la fois, c'est super !
Sauf que je m'aperçois que j'ai oublié l'appareil photo dans le taxi.
Dans la famille sans cerveau, je demande la fille.
La family prend les choses en main, 10 mns après, le taxi est de retour avec mon appareil et un grand sourire.
Je lui donnerais de quoi se faire un petit gueuleton à notre santé.

Petite douche et inspection du quartier, un kampung, c'est donc ça.

Soudain une petite faim :
Un murtabak, spécialité indienne fourré au poulet et aux légumes, conseillé par le patron de la guest au quartier indien à 2 pas fera l'affaire (0.50 E)

Puis découverte du centre ville, la rivière, les rues.
L'église St Francis Xavier.
Et une architecture à vous envoyer Le Corbusier aux oubliettes pour un bout de temps !

Enfin la fameuse place du Staduys (Christ church entre autre). D'ici s'organise un peu tout le reste de la ville.
Avec sa vue imprenable sur les trishaws tous plus délirants les uns que les autres avec sonos et décors kitchissimes.
Direction le Palais du Sultan à pieds.

Le Palais du Sultan :

(9h à 17h30, 0.50 E l'entrée)
C'est grand, c'est beau, c'est calme et vraiment très intéressant.
Et les jardins, c'est pas de la gnognotte.

On s'y sent d'ailleurs tellement bien dans ce Palais du Sultan, que dans un moment d'égarement...
(Une petite sieste).
Allez réveil, direction le Musée maritime qui se trouve justement dans un bateau.

Le Musée maritime :

(9h à 17h30, 0.50 E l'entrée)
Ce qui est avant tout original et instructif dans ce Musée de petite taille, c'est que divers avis sur les colonisations successives y sont exposés.
On nous explique comment ces périodes ont été perçues de l'interieur par le peuple malais.
A ce sujet il est tout à fait miraculeux qu'après plus de 400 ans de colonisation étrangère, ce pays ait pu conservé son identité et sa culture propre.
La traite des épices y est narrée par le menu, et c'est vraiment captivant.

Après la culture, la luxure.
Petite croque à l'indienne pour 2 E chacun...

On ne résiste évidemment pas à l'appel de China town out se trouvent concentré, nous le savons, un patrimoine hors du commun.
Sauf qu'à savoir ! apres 18 h, China town c'est ville morte pour les magasins et les restaus.
Ça ne nous empêche pas d'admirer le quartier sous des éclairages féeriques.
D'autant qu'on s'est déjà copieusement empiffrés au restau indien alors les restaus on s'en tamponne un peu.
Ya comme qui dirait des fois ou les photos valent tous les commentaires...
Tiens, Monsieur Univers est un gars du coin et on en est fier !

Et retour par les berges de la rivière :
(Quand je vous disais que ça avait des allures de Venise !

Un coucou à l'église St Francis Xavier,
Et au lit !

Photos toujours dispo a cette adresse :
bouteillemalaise.canalblog.com

Barbara