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La Malaisie, on dit oui !!!

  • Le mar 21 fév 2012 à 11:56
  • 39
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Le mer 29 fév 2012 à 09:46

Temoignage 8 eme partie : Longue est la route vers les Cameron Highlands !

Jour 8 : Le 11 février

Comme disait le poète, " Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ",
cela pourrait être la synthèse de cette journée.
Mais reprenons au début.

Matinée glandouille, flanouille, cool cool pour commencer.
Un petit tour au marché des locaux à côté du Little India de Malacca.
Les marchés c'est un fait, m'ont toujours mis en joie.
Qu'ils soient crasseux, bruyants, colorés, charmants ou bondés, je m'y sens comme un poisson dans l'eau quant il sait qu'il ira nager dans cette eau-là.
Toute cette vie qui éclate, brute et sans vitrines, comme diraient les petits jeunots, je kiffe grave.

Ah le bruit du couteau du boucher...
Et tous ces fruits et légumes, comme passés sous la palette créative du Douanier Rousseau...

J'en profite pour acheter un panel de sublimes épices chez l'indien pour 1 E qui parfumeront la valise.
Nos maillots de bain en sont presque devenus comestibles !

Pique-nique à la gare routière :
Dim sum locaux aux crevettes.
Et puis c'est le départ à 12 h30 (tous les jours) en bus vers Kuala Lampur car non il n'y a pas de direct Malacca-Cameron Highlands.
Ce qui signifie qu'il faut d'abord revenir à la gare routière de KL Central, (3 E) autrement appelée B'Padu Selatan station, puis changer de gare routière pour se rendre à celle de Puduraya Station.
Logiquement il y avait deux bus l'après-midi en départ de Puduraya station pour Tanah Rata aux Cameron Highlands.
Un à 15h30 et un à 17h30 (7 E l'aller simple)
Comme on a eu un peu peur de rater celui de 15h30, on a réservé l'autre.
Et ben on aurait pas du !
Car arrivés à 14 h30 tapantes à KL central, après 10 mns de taxi (3 E) pour aller à l'autre gare routière, ça nous a fait pas loin de 3 heures à attendre à la gare Puduraya pour le 17h30.
Après avoir testé toutes les occupations possibles, et être passé maîtres Docteur Es-attente, nous sommes en mesure de vous dire que :

La gare routière de Puduraya possède une consigne pour les bagages, ce qui est bien pratique quand on a à traîner dans les lieux sans se coltiner tout le paquetage comme des escargots crevards.
Que cette consigne fonctionne bien, qu'elle est bien surveillée et qu'elle n'est pas chère.

Que les fauteuils massant sont sympas et que ça occupe un petit quart d'heure.

Que quand on s'ennuie, c'est presque inéluctable, on a envie de grignoter.
Et que ça tombe bien parce que question grignote Puduraya est bien pourvue.

Que le spectacle permanent de la foule est intéressant certes mais qu'au bout d'un certain temps, on en a raz les pâquerettes et que par conséquent nous conseillons aux futurs voyageurs de ne pas prévoir autant de temps pour leur transit que nous, les benêts du jour.

Enfin c'est le départ (avec 45 mns de retard), bus toujours aussi impeccable avec la compagnie Kusnia Bistari.
Sauf qu'on se gèle en raison de la clim, et c'est dans un concert d'eternuements que nous arrivons at Tanah Rata à...22h30.
Sans doute veulent-ils nous préparer à la fraîcheur des montagnes chez Bistari, mais le fait est qu'on se pèle vraiment.

Enfin on y arrive aux montagnes !

Ben oui mais justement on n'y est pas encore.
Allez zou, comme si on avait que ça à faire, encore un petit stop à Ipoh pour la pause clope du chauffeur (et la mienne).
Je suis congelée, je récupère mon manteau dans la valoche (le même que j'avais sur le dos en partant de Seoul !).
Conseil qui s'impose : Ne vous dites pas que vous mettrez la petite laine en arrivant aux Cameron Highlands.
Car vous aurez froid avant. Donc la moumoutte, in the sac à dos before !

Bon cette fois on n'y est.
A ben le moins qu'on puisse dire c'est que quand on est là, on est là.
Et que ya pas grand chose autour.
On s'extirpe de la chambre froide et nous voila à longer l'unique avenue de Tanah Rata qui nous semble aussi vivante qu'une veillée funèbre chez les sourds et muets.
Il est tard, tout et ferme, on a froid et on cherche notre hôtel.
Évidement comme rien est loin de rien ici, on finit par tomber dessus.
Le Jurina Lodge, conseillé par le Lonely Planet.

Le Jurina Lodge
(A fuir !)

Jolie maisonnette dans les hauteurs, c'est bucolique à souhait...de loin.
Mais plus près, c'est lugubre et surtout c'est ferme malgré qu'on ait avertis de notre arrivée tardive.
Apparemment il n'y a pas plus de clients que de staff.
On se croirait dans les hauts de Hurlevent, version Amithyville ou la maison du diable.
On s'attendait pas à la fanfare municipale, mais on a payé des arrhes et on aimerait bien pouvoir dormir, et O bonheur suprême prendre une douche pour se réchauffer.

On finit par trouver un numéro d'appel d'urgence.
Par chance l'hôtel voisin a encore de la lumière, On y va pour passer notre coup de bigophone.

Puis on attend et on attend. Un bon moment après, déboule en trombe une vieille carcasse de voiture avec dedans un indien patibulaire qui ne nous adresse pas même un regard, ni un mot mais qui (Monsieur est trop bon), nous jette notre clé sous le nez en disant : "Pay tomorrow".
Ni une ni deux, l'ostrogoth remonte dans sa bétaillère en faisant la gueule et redémarre.
On se dit que c'est peut-être l'air des hauteurs, mais que Tanah Rata et nous ça commence mal.
Enfin bon on va voir la chambre.

Grands Dieux ! est la seule interjection qui nous vient à l'esprit.
Dieu sait qu'on est pas des chichiteux et qu'on sait faire l'impasse sur des histoires de décors et de standing.
Même la présence d'un cheveux ou d'un peu de poussière ne nous a jamais fait grimper au plafond.
Faut pas pousser Mamie, quand on paye 20 E pour un endroit touristique dans un pays étranger aux standards d'hygienne différents, il faut pas s'attendre au Ritz, et quand justement c'est insupportable, il y le Ritz.
D'autant que les vrais dangers (pollution chimique, bactéries de la bouffe, de l'eau) sont eux parfaitement invisibles.
Tout ça pour dire qu'on est pas des casse-noix, mais là, c'est l'inventaire à la Prevert !

Les meubles sont défoncés. A la place de la salle de bain promise, il y a le lavabo dans le couloir de passage commun avec aucune intimité. Ça même en Chine ou on badine pas mal avec ce genre de commodités, on l'avait jamais vu.
Les serviettes et draps sont tellement usés qu'on pourrait y voir les Twin towers à travers en s'approchant de la fenêtre. Le matelas (4 cms d'épaisseur) est un ramassis de taches posé sur une planche vermoulue.
C'est déjà pas croquiglolet tout ça, quand James pousse un cri :
" Here they are ! Bed bugs !"
Traduction : des punaises, qui s'en vont se planquer sous les recoins du lit.
Je ne sais pas si vous avez déjà vu un dos infesté aux punaises, mais moi oui et c'est pas jojo.
Sans compter les risques d'infection sympatoches qui vont avec.

On décampe en vitesse pour aller gratter à la porte de l'hôtel voisin à minuit.
On est embarassés de réveiller toute la maisonnée. D'autant qu'apparemment les tanah ratais sont des couches-tot.
Mais si il y a une alternative à la belle étoile avec un fond de l'air aussi frais, on est preneurs !
Chance, ils comprennent et nous proposent une chambrette.
Apparemment on est pas les premiers à avoir décidé de changer de crémerie pour le voisin.

Il est scandaleux qu'un tel hôtel soit conseille dans la dernière édition du LP.
Après enquête, il paraîtrait que le propriétaire ait change il y a peu.

Bon on appelle le premier homme des cavernes pour lui signifier poliment que :
1. On utilisera pas la chambre 2. On souhaite remboursement 3. On lui souhaite le bonsoir.
Manquerait plus que le Thenardier nous encaisse nos 2 nuits aussi.

Le Hill View Inn :

(Infos et Resa : hostelbooker.com)

Là c'est pas pareil, et pourtant c'est le même prix (20 E).
Tenu par une famille indienne.
Pas des plus rock and roll quant à l'accueil (en apparence) mais efficaces, fiables et proposant de grandes chambres avec balcon en hauteur tout ce qu'il y a de correct et très propre.
Petit bémol : le petit déj. est en sus, tout se paye au détail (le pain, les oeufs, le café) et c'est quand même pas donné par rapport aux autres hotels/guest ou nous sommes allé. La plupart offrant un petit dej inclus, copieux et varié avec des céréales, du lait, des toasts, des fruits frais, du jus d'orange, parfois des gâteaux, du thé et du café.

Bon on en aura eu des émotions aujourd'hui.
Et nous ne le savons pas encore mais Tanah Rata et nous, ça va beaucoup s'arranger le lendemain.
Ouf !

Avec photos c'est ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

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Le jeu 01 Mar 2012 à 09:03

Je reprendrais mes temoignages a partir de lundi.

Bisous a tous

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Le lun 05 Mar 2012 à 05:14

Aussi visible dans l'integralite et avec les photos correspondantes ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

Jour 9 : Le 10 février 2012

Today, on se lève relativement tard.
Le petit déj. du View hill Inn (menu placardé dans la salle commune) nous attire moyennement.
Avec ce système de tout qui se paye en sus, on n'y entrave rien au final.
Allez c'est le moment pour un vrai petit déj. malais qui tient au corps.
Étals de plats divers à volonté (1.20 E)

Avec ça, plantations nous voila !

Sauf que non nous y voila pas.
Pour les voir les plantations, il y a grosso modo 2 méthodes à Tana Ratah :

- Option A : la méthode des " finauds "
(qui consiste à payer un taxi pour la demie-journée ou la journée et aller balader ou bon vous semble, libres et heureux).
Option B : La méthode qu'on nommera " Gros boeufs"
(qui consiste à faire un tour accompagné qui se fera une joie de vous faire visiter toutes les superettes de la région, plus quelques bricolettes, c'est vrai, et 40 mns chrono de plantations de thé).

Mais reprenons du début.

Nous décidons de nous occuper du thé l'après-midi pour un petit tour de reconnaissance avec de qu'il nous reste de matin. Bon Tanah Rata, c'est tellement quelconque que nous préférons vous montrer les jolis photos de flore que nous y avons fait.
Alors il y a quelque chose de frappant aux Cameron Highlands.
La population locale nous semble constituée d'un homo erectus particulier : le rustique montagneux.
Et loin de moi l'idée d'avancer que les cameronais des hauteurs sont des ours, mais il y a du changement dans le comportement.
Les sourires sont plus rares, les mines plus renfrognées, et les possibilités de causette avec le brave, à attraper avec un filet à papillons.
Il faut dire qu'ils en ont peut être ras le cake les gens du cru de voir leur microscopique petite ville envahie par des hordes de furieux obsédés du thé.
Bref un autre tempérament que nous découvrons sans rejet mais avec un peu de curiosité.
Nous ferons (tout de même) une rencontre très sympa avec une hollandaise qui vit et travaille en Malaisie depuis 18 ans et qui nous parlera du pays pendant une bonne heure.
Ses début à Penang, sa petite entreprise de création de bijou, son intégration, ses vues sur le pays.
Ce petit bout de femme dynamique et parfaitement quadrilingue est passionnant et on y passerait bien la journée.

Allez un petit encas à l'indienne dans un restau qui fait cuire les chapatis au four tandoori.
La aussi on y passerait bien la journée...
Sauf qu'on file à l'hotel pour préparer la grande excursion qu'on est venu pour ça.
La température est un peu remontée, il fait 17 degrés et le soleil est au RV.

Alors vous dire pourquoi on a opté pour la méthode " Gros boeufs " s'explique en une phrase :
On a fait les grosses feignasses.
Flemme d'aller négocier le topo avec un taxi man à la ville (que dis-je, à la rue d'en bas !) et facilité de prendre un de ces tours proposés à l'hotel pour la modique somme de 6 E chacun et qui semblait tout de même assez complet.
Le pire c'est qu'on s'était bien promis d'opter pour l'option A.
Impardonnables, nous sommes.

Voici donc le contenu du tour " Gros boeufs " tout à fait représentatif de ce qui se vend sur le marché local.
Pompeusement nommé : " Agricultural tour " de son petit nom.
Il propose donc un tour d'horizon non seulement du thé mais aussi des autres ressources du coin.
En soi pas une mauvaise idée. Il en existe aussi d'autres avec variantes : " Mossy forest", "village des Orang Asli" et course à la Rafflésie (cher et pas garanti).
Sur ceux-là on dira rien puisqu'on y était pas.

C'est donc avec le tour operateur CS travel (recommandé par le LP) que nous larguons les amarres du pays du thé.

Le tour CS Travel :

Alors d'abord, rien mais alors vraiment rien à dire sur la compétence et la gentillesse du charmant hindoue (vraiment un très beau gars !) guide de chez Travel et Consorts.
Professionnel jusqu'au bout des ongles avec sa petite blouse blanche et son sourire Email-diamant.
Et loin d'être sot le Don Juan avec ça.
Là ou il y aurait plus à ralichonner (contraction de râler et ronchonner) c'est sur le contenu.

Etape 1 : la ferme des abeilles

Des abeilles il y en a un peu (une enfilade de ruches), et des produits dérivés à base de miel a acheter dans une supérette attenante, beaucoup. No coment.
Pour nous faire avaler la pilule on nous offre un micro verre de miel délavé à l'eau. On est contents.

Étape 2 : les plantations de thé " Boh "

Ca c'est beaucoup plus intéressant. Le problème c'est qu'entre le mini Musée (vraiment bien), le magasin, la vue et la dégustation, c'est un marathon qu'on devra se cogner en 40 mns. A la fin c'est moi qui vous dit qu'on a les mollets qui chauffent...
Boh est la plus anciennes des plantations cameronnaises, C'est toujours la même famille écossaise, les Russel qui depuis 1929 font tourner la boutique.
Un boulot dur payé 0.30 E par kilo ramassé pour ces immigrés bengladeshi, indiens et sri-lankais.
En échange, le logement, un centre médical qui dispensent des soins gratuits et des commerces à proximité des cabanes de logement (pas insalubres mais très rudimentaires).

Oui mais la vue tout de même...
Rien que pour ces 40 mns-là on ne regrette pas d'être venus.
C'est pourtant pas les premières qu'on voit, mais vraiment c'est somptueux, peut-être en raison de l'étendue de ces plantations qui semblent jouer à saute-moutons avec l'infini.

Allez hop, bien en rang et retour au mini bus !

Étape 3 : le Rose Garden

Là j'ai carrément zappé. Un joli petit jardin avec des roses t'en veux t'en auras, j'ai quand même déjà vu ça.
A commencer par la roseraie de ma grand-mère.
Donc je n'aurais que le panneau d'entrée à vous montrer.
Le James par ailleurs m'a confié que ce n'était pas le clou du spectacle de la journée.

Étape 4 : Le jardin des papillons et des insectes

Alors là c'est nettement plus sympa. Des papillons oui mais aussi une foultitude d'insectes étranges et de serpents.
Une visite qu'on a beaucoup aimé.

(Je précise aux petits farceurs qui penseraient que la dernière photo n'est rien d'autre qu'une feuille, qu'ils se fourrent le doigt dans l'oeil, c'est bien un insecte.)

Étape 5 : la plantation de fraises

L'autre spécialité des Cameron Highlands !
Bon, soyons francs, même cultivés en hauteur les plants ( beaucoup plus facile à ramasser), et même poussant sur des brisures de noix de coco (beaucoup plus écologique), tout le groupe s'en est un peu tamponné de la ferme aux fraises.
Par contre la boutique-salon de thé attenante ou l'on se délecte de pâtisseries à base de fraises et de confitures maison au miel et sans sucre ajoutés...
C'est simple on mangerait les pierres si elles avaient ce goût-la.
Tout, je dis bien tout est DELECTABLE ! et très correct en prix.
Imaginez nos trombines devant un mille feuille à la crème fouettée et aux fraises bien rouges et bien sucrées, et vous aurez une idée du tableau.
Quoique les scones fourrés à la marmelade de fraises soient pas mal non plus, et le cheesecake aux fraises confites je vous en cause même pas.
Désolée, pas une seule photo, pas eu le temps, on a tout boulotté à la vitesse grand V.
A acheter impérativement : les fraises séchées et la confiture maison.
Depuis, j'ai fait goûter ça à mes amis coréens, ils ne s'en sont pas encore remis les pauvrets !

Étape 6 : le temple bouddhiste

Histoire de finir la journée sans fraises et sans thé !
Plutôt agréable, même si ça doit bien faire le 123 896 ème que nous visitons en Asie.
(En esperant que les foudres de Bouddha-Le-Très-Haut ne s'abattent pas sur moi).

Voila, rideau !

Bon pour conclure, même si on a peu apprécié l'aspect mercantile de ce tour, on aura quand même passé un chouette après-midi, ne serait-ce que pour les plantations.
Et oui il existe des épreuves plus terribles dans la vie que de se frapper l'agricultural tour de chez CS Travel !

Toutes ces " fraisitudes ", ça nous a ouvert l'appétit, pour couronner ce jour nous nous rendons à un super restau super recommandé :

Le restaurant Ferm Nonya :

Étant donné la réputable réputation de l'endroit on s'attendait un peu au coup de bâton.
Que nenni ! une succulent boeuf au gingembre de derrière les fagots me coûtera 2 E.
Et comme ça fait déjà un petit moment que j'ai visé cet écriteau-là à l'entrée qui me nargue (photos de fraises):

Je me gloutonne de simples fraises sur lit de chantilly.
Vous savez quoi ? Quand la crème est bonne et les fraises aussi, c'est juste divin, parole d'épicurienne.

Repus, on s'en retourne à l'hotel pour une digestion de première classe entre 2 draps propres.

Les Cameron Highlands, ça vaut quand même bien le détour me dit une petite voix intérieure.

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Le lun 05 Mar 2012 à 05:35

'Matincalme' a écrit:

Alors vous dire pourquoi on a opté pour la méthode " Gros boeufs " s'explique en une phrase :
On a fait les grosses feignasses.

mdrrr

les vacances parfois ca sert a se reposer aussi :D

merci de ces resumes... euh compte rendu :thumbsup:

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Le mar 06 Mar 2012 à 03:30

Mais bon, ne pas se bouger le train pour aller heler un taxi, il fallait vraiment qu'on soit des MAXI feignasses. :sleeping:
Merci de ton attention.

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Le mar 06 Mar 2012 à 06:50

Jour 9 : Le 12 février

Frais comme des gardons nous voila à attendre notre mini van qui décolle à 8 h pour Penang.
Initialement nous avions prévu de prendre le bus à la gare routière qui selon les indications diffusées devait lui aussi partir à 8 h, nous coûter 7.50 E avec la compagnie Unitri Express, et nous faire arriver à la gare routière de Penang (bien à l'extérieur de Georgestown) à midi.

Seulement nos hôteliers indiens de Tanah Rata, surnommés les " Geo Trouvetou " pour ceux qui connaissent la BD,
ont attiré notre attention sur une tout autre option.
Dans mon esprit, l'usage du mini van, plus rapide et plus souple c'était forcément plus cher.
Sauf que là non, c'était plus rapide, moins cher et cerise sur le gâteau, proposition nous fut faite de nous déposer comme des fleurs devant notre guest house of Penang.
Que demande le peuple ?
Ni une ni deux, on monte dans la voiturette avec 2 danois pour la causette tout au loin du voyage.
Du même avis que nous sur bien des impressions déclenchées par ce pays, on échangera photos et fous rires.
(Quand ça se déride les nordiques ça envoie du bois !)

Toujours aussi frais, on débarque donc à Penang après avoir franchi ce magnifique (et si long) pont sur la mer qui :
1. Envoie aux oubliettes toute perspective d'une traversée bateau.
2. Vous montre quand même que le génie de certains bâtisseurs ne compte pas pour du beurre.

Immédiatement Penang nous fait l'effet d'une grande île très urbanisée dans ses abords.
Abords pour lesquels il faudrait être sérieusement secoué de la cafetière pour y voir un charme quelquonque.
Puis nous entrons dans le centre ville de Georgetown, et le passé colonial nous saute aux yeux.
Bien que parfois nettement plus défraîchis qu'à Malacca, les bâtiments anciens sont bien là, avec des bribes de temps anciens qui flottent encore aux façades ça et là.
On se dit que Malacca devait ressembler à cela en plus petit avant rénovation.
On est sous le charme...Le même qui nous avait ensorcelé à Malacca.

Le Red Inn Penang
(Infos et résa : hostelbooker.com)
Situé sur Love Lane en plein centre.
Avec une adresse pareille il y avait de quoi redouter un autre Khao San de Bangkok.
Dans toutes les villes asiatiques touristiques, il y a en a toujours une de ces rues, vous savez le ghetto at touristes flemmards qui se voit contenter tous ses besoins au même endroit sans qu'il n'ait besoin d'en sortir.
Des ambiances qui se situent en général juste en dessous du néant sur l'echelle du bon goût et dans lesquelles se ruent des humains parfois bedonnants, très rougeauds et très conscients de leur fort pouvoir d'achat.
Quoique Khao San soit pour nous un zoo humain qu'il est dommage de ne pas explorer une fois...
D'un point de vue sociologique, c'est assez captivant.

Love Lane donc, c'est pas du tout ça.
Pas de gagneuses en planton et encore moins de tripots illégaux, ou autre organisation de Rapetous qui vous filent le train à point d'heure, plus fidèles que des tiques à chiens.

Love Lane, c'est comme un îlot dans le centre ville, avec il est vrai plein de guests pour étrangers, mais aussi des écoles, des épiceries locales et des salles de jeu (traditionnelles) fréquentées par des chinois surannés qui viennent taquiner le vin jaune sous le ventilateur dans une moiteur qu'on croirait toute droit sortie d'un vieux film sur Macao.
Un petit bijou de calme, ou pas une enceinte n'hurle et ou le temps qui a tout son temps, s'étire comme un chat paralytique à tous les coins de rue.

Alors tout ce paysage idyllique c'est fantastique.
Mais il y a un mais.
Car le seul, l'unique probleme pour deux guests de ce quartiers, c'est que sur les coups de 20 h, voila t'y pas que c'est partie pour la faridon jusqu'à 3 h.
Et que comme toutes deux sont construites comme les autres, dans d'authentique et magnifiques vieilles demeures, pour l'isolation phonique, c'est niet au cube de zéro !

Il est donc super important de savoir ou on met ses arpions, si on ne veut pas finir en bulldog aux yeux injectes de sang, près à sauter à la gorge de tout ce qui bouge et complètement excédés, quand d'autres ronflottent sans soucis.

Et devinez un peu qui s'est radiné dans l'une des deux ?

Voila, vous êtes renseigné sur le Red Inn Penang.
En dehors de ça, et si vous êtes de parfaits noctambules incapables de piquer un roupillon avant 5 heures du mat, vous adorerez l'endroit si vous n'en demandez pas trop pour le confort (pas de fenêtres dans certaines chambres, ce qui n'est pas rare en Malaisie) car l'accueil et le petit déj sont vraiment royaux.

" Old Penang "
(Infos et Résa : Hostelbooker.com)

Bon nous le soir même, on a pas tenu jusqu'au matin, en pleine nuit on s'en est allé dans la guest attenante at gauche de celle-ci, (celle de droite présentant le même degré de décibels), le " Old Penang " qui vraiment vaut son pesant de cacahuètes. Nous n'avons eu aucune difficulté à nous faire rembourser de nos 2 nuits restantes dans la première, le Red Inn, alors que logiquement comme écrit sur notre facture, rien n'etait remboursable. Nous avons apprécie.

Gigantesques chambres toute en bois aux couleurs magnifiques, immeuble style collège d'Harry Potter pour l'intérieur, salon surdimensionné, petit déj très correct, sanitaires impeccables pour 20 E/nuit pour 2.
Une très bonne adresse que cet " Old Penang " ou l'on s'est senti comme des coqs en pâte, et comme faisant corps avec le splendide habitat local.

Allez zou, petite croque vite expédiée dans une gargote chinoise (infâme) à l'accueil aussi sordide que ses fried noodles.
Une abomination à vous rendre anorexique n'importe quel bien-portant très très vorace.
La seule fausse note en 2 semaines, on va pas pleurer.

Et puis Walk tour de chez Lonnely planet ! et oui ça faisait longtemps.
Qui va nous permettre de découvrir la partie coloniale, China town et Little India dans l'apres-midi.

On commence par le Musée national, à 10 mns de marche de Love Lane.
Stratégiquement situé au démarrage du quartier colonial et qui nous permet de passer le moment de pic de chaleur de la journée au frais grâce à la clim.

Le Musée National :

(0.50 E l'entrée)
Une fois de plus, bond dans le temps, dans les étoffes et dans les couleurs.
Et dans cette histoire coloniale de Penang si riche qu'il faudrait un livre entier pour aborder la question.
La culture des trois ethnies principales : malais, chinois et indiens y est décortiquée.
Avec une mention spéciale au cours de cuisine indienne en vidéo !
On a adoré.

Le quartier colonial :

Allez maintenant que la fournaise décroît un chouia, direction le quartier colonial.
Ou l'on sent bien vu le look des bâtiments que la date de cette colonisation-là est plus récente qu'à Melacca.
Car effectivement, les britanniques sont arrive à Penang bien après Melacca.
Mairie, Palais de Justice, etc... C'est tout blanc, tout carré et tout ordonné.
Un vrai gâteau de mariage à l'américaine.
Bon, on a pas flashé mémé si évidemment tout ceci est nettement plus agréable à regarder que les tours de Cergy-Pontoise en banlieue parisienne.

Tiens ça c'est la tour dédiée à sa Majesté la britishissime Victoria qui en son temps fut la Reine à posséder le plus de terre au monde (Impératrice des Indes notamment).

On quitte le quartier colonial, très blanc du col, pour une pause sur le front de mer, et s'en retourner à ce qu'on préfère, la populace grouillante d'un quartier populo à souhaits...
Little India.

Le temple Yap :

Qui se trouve situe dans la plus belle parcelle de la vieille ville.
Comme par hasard, on y rencontre la Miss Penang en titre...

Découverte chez un vieil antiquaire chinois, un disque collector des Beatles de 1963 et des tonnes de magazines français des années 30.

La mosquée Masjid Kelling et la mosquée Acheen

Pour clore cette après-midi culturelle, passons aux joies de l'estomac.
Penang est connu comme le loup blanc pour sa gastronomie.
Même qu'ils s'en viendraient de partout des malais pour venir se tremper les babines dedans.
Nous avons opté pour la cuisine Baba Nonya qui nous avait tant ravi à KL et à Malacca et que nous n'aurons pas souvent l'occasion de déguster ailleurs...

Le Nyonya Baba Cuisine :
(A nord-est du centre ville, environ 10 mns de taxi, compter 8 E/pers. Bons vins également disponibles)
Si vous demandez à un guide papier, à un taxi, à un local, à internet la meilleure table sur la question, on vous enverra ici :

Le nom ne fait pas dans l'originalité, mais alors l'assiette :

En bas à gauche : c'est un gâteau de poisson cuit à l'étouffé dans du lait de coco et de la citronnelle puis enveloppé dans des feuilles de bananier. A tomber raide la fourchette à la main.

Salade d'échalottes avec coeur de fleur de gingembre (la grosse fleur rose).
Goût très diffèrent du gingembre tout court, c'est frais, croquant, parfumé, subtil.
A tomber raide en emportant la table avec vous.
Riz noir gluant à la mangue et au lait de coco rafraîchi.
Très thaïe comme recette me direz vous sauf que le riz et le lait de coco ont un goût très diffèrent ici.
Plus crèmeux et moins sucrée.
Et la fée Mélusine qui concocte tout ça, c'est elle qui anime également des émissions TV de cuisine et prépare les mets des films malais qui comportent des scènes de repas Baba Nonya.
On pourrait penser qu'elle a le ciboulot qui enfle avec tout ça, et ben non c'est un amour qui parlent 5 langues et sait très bien sourire dans toutes.
Avec son petit tablier rapé, c'est la convivialité même (son mari aussi, sans tablier) et elle est intarissable sur ses recettes.

Dommage qu'un vilain orage ait empêché la ballade digestive dans le quartier du restau car ça avait l'air bien sympa.

Sous une pluie d'anthologie, on prend un taxi qui nous semble tellement au poil qu'on négocie une grande ballade pour le lendemain, histoire de sortir un peu de la ville à Georges.
Marche conclu et pour la peine, il ne nous fait même pas payer la course de retour !

Fin de soirée à siroter des bières en terrasse de notre guest un peu inquiets du bruit de la nouba qui s'annonce...

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Le mar 06 Mar 2012 à 06:53

le recit avec les photos est visible ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

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Le mer 07 Mar 2012 à 08:53

Jour 10 : Le 13 février

Après une nuit relativement mouvementée ou non seulement il a fallut changer de guest, mais se fader la clim défectueuse de la chambre d'à côté dans la deuxième ! ce qui eu pour effet de faire vibrer notre mur mitoyen toute la nuit.
Ah la joie de se confectionner des boules quiès de fortune avec du coton imbibé d'eau...
Bon on en mourra pas, et le staff alerté par nos museaux enfarinés va condamner la chambre voisine le temps des travaux, donc plus de nuisances à venir.
Ce matin on décolle donc vers 10 h à pieds (10 mns) pour l'une des 2 visites que nous n'avons pas faite dans le walk tour de la veille par manque de temps.

La Peranakan Mansion :
(2.50 E l'entrée, ouvert tous les jours sauf dimanche de 9h30 à 17 h)

" My taylor is not rich, he is Baba Nonya ! ",
c'est vraiment ce qui vient à l'esprit lorsque l'on visite cette sublissime maison.
Et qui en rajoute une couche pour les ceusse qui auraient encore des doutes sur les capacités à s'en mettre plein les fouilles des Baba Nonya de l'époque.
Sur le même modèle qu'au Baba Nonya Museum de Malacca, cette maison transmise de génération en génération est une demeure affolante qui se visite un peu comme si vous étiez en visite chez des particuliers.
Avec ici une nuance de taille : C'est l'ancètre qui vous fait la visite :

Et il faut la suivre la mamie Tartine, jamais vu une dame de 76 ans qui tricotent aussi vite des gambettes.
Une pêche ! Un vrai moteur V8 surgonflé !
Tellement intrépide et coquine qu'elle vous en donne le tournis.
En son temps, elle fut aussi une star, la dame de gauche, ce fut elle :

Ou que notre regard puisse se poser, absolument tout est précieux...
Un fameux lit a opium...
Un meuble en dentelle de bois.
Et cette salle spécialement aménagée pour les clients européens.

En fin de visite passage obligatoire dans la boutique chinoise, pour une découverte...
La vente de nids d'hirondelle qui rend gaga le chinois moyen.
Ici on les récolte même sur place...

Retour à la guest à pieds.
Pour notre RV d'avec le taxi man qui va nous emmener balader dans l'ile.
Après s'etre renseigne sur le coût d'un tour, (rien trouve à moins de 65 E pour un tour de l'ile), on est bien content
d'avoir négocié la veille le Fangio du jour à 50 E.
Ce chauffeur indien est le parfait résumé du guide parfait : Plein de connaissances (intarissable), d'attentions et d'humour.
D'autant que c'est du prive, donc on ne se frappera pas les innombrables jardins (aux épices, aux roses, aux insectes etc...) ni le shopping qui va avec, qui font automatiquement partie de ces tours grand public.
Nous ce qu'on souhaite c'est voir l'ile et pas faire le tour de ses tiroir-caisses.
On ira donc ou on veux et ou on veut ça commence par ça.

Battu Maung :

Petit village de pêcheurs perdu au milieu de rien et à côté de pas grand chose, c'est la paumance suprême.
2 ou 3 cabanes, un bout de ponton. On a vite fait le tour.
Cependant prendre le pouls de cette Penang-là nous fait plaisir.
Nous sommes les seuls touristes, c'est calme et notre super chauffeur me déniche un habitant charmant qui me pourvoira en snacks, eau et mise à disposition de toilettes.
Un petit coin de bout du monde...

Le snake temple :
A un petit quart d'heure de Batu Maung, gratuit.

Alors ceux qui s'attendraient à revivre un épisode d'Indiana Johns avec montée d'adrenaline et bestioles terrifiantes peuvent retourner au ciné pour leur dose de sensations.
Des vipères oui il y en a, potentielement dangeureuses et bien vertes sauf que celle-ci sont completement inoffensives. Elles roupillent tout le jour installées sur des portant de bois et paraissent se foutent comme de leur première mue du touriste de passage. On peut les approcher (les toucher c'est plus hasardeux) sans que vraiment il n'y ait le moindre danger. Cette espece auraient été choisie comme sujet de vénération pour leur étrange et unique habilite dans le monde reptilien. Elles donnent la vie comme des mammifères et ne pondent pas d'oeufs.
D'ou leur similitude avec l'humain et le respect des moines.

Celui-là il est plus gros, mais il est juste là pour la photo (payante).
Aucun risque encore une fois puisqu'il n'a plus ses crochets.
Un gros nounours sans poil autrement dit.

Le temple Kek Lok Si
(Gratuit, ouvert tous les jours de 9 h à 18 h)

Ah là on change de registre. Ce temple est une merveille point barre.
Le plus grand de Malaisie, le plus étonnant aussi.
Bien prévoir 2 h pour l'arpenter de fond en comble, il en vaut la peine, foi de Barbara.
Curieux aussi de constater que des symboles de religion différentes y cohabitent.
Dieu est pluriel donc, voici bien le message de cette splendeur de Kek Lok Si.

Mais halte au verbiage et autre logorrhée intempestive, laissons parler les images...

Et oui on peut avoir 70 ans et donner RV à ses copines au Kek Lok Si

Et pour les voeux il y a le choix :

Et si vous les aimez à la mode disco les divinités, il y a aussi en magasin.

On peut aussi (moyennant une petite donation), monter voir les divinités en hauteur.

Et la vue c'est pas du pipeau.

Et ben voila, encore une journée qu'on est pas mécontents d'avoir vécu.
Décidément la Malaisie, on devient addict.

(Texte accompagne de photos visible ici :
bouteillemalaise.canalblog.com)

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Le jeu 08 Mar 2012 à 05:47

Texte avec photo :
bouteillemalaise.canalblog.com

Jour 11 : Le 14 février

La dominante de la journée se portera vers les hauteurs.
C'est en altitude que nous passerons donc en partie ce 3 ème jour à Penang.
Mais me direz vous, que faire un jour de St Valentin sinon s'envoyer en l'air ?

On commence cool par une visite bien terre à terre.
Celle du Khoo Kongsi que nous n'avions pas eu le temps de voir en faisant le walking tour du premier jour.
J'en profite pour dire que si on veut se le frapper en une fois ce walking tour, à mon avis on se goure.
Les visites qui y sont incluses (notamment la Peranakan mansion et le Khoo kongsi) sont tellement riches que tout voir en une journée nous semble être un vrai marathon culturel.
Marathon sponsorisé par le lonely planet certes, mais qui assurement, transformera vos pattes en marmelade.

Le Khoo Kongsi
(1.25 E l'entrée, ouvert tous les jours de 9 h à 17 h)

Alors là c'est simple il faudrait déjà avoir potassé une nuit sur la question pour déjà comprendre de quoi il s'agit.
Accrochez vous à vos chaussettes, je vais essayer de faire synthétique.
Vu de loin, une de ces chinoiseries fort complexe qui se visitent comme un quartier vouée aux arts, à la politique, à la religion et à la splendeur de Mère Patrie (la Chine).
Vu de près, c'est encore plus complexe et vraiment il faut avoir les neurones bien accrochés pour comprendre le fonctionnement du lieu illustre.
Pour donner la mesure du vertige, voici le savant système qui permet de comprendre comment sont nomme les responsables du Khoo Kongsi, élus tous les ans depuis 1901.

Si vous avez tout compris, vous serez alors en mesure de dater chaque big boss dans l'histoire et dans sa génération d'après son nom.

Et puis ça continue comme ça pour tout. Les symboles, les décisions, les règles.
Voila bien une des seules visites qui est d'autant plus captivante que justement on ne comprend rien.

Les Kongsi (ou maison des clans) c'était et c'est toujours une sorte de " gouvernement parallèle ", très puissant et très riche qui régit, organise finance et juge la communauté chinoise de Penang. Évidemment il ne se substitue pas aux lois malaises auxquelles tous les mister Lee doivent se plier en rang d'oignon.
Mais si vous vous le mettez à dos le Kongsi, il y a fort a parier pour qu'il ne vous reste plus alors qu'à ramer jusqu'aux cotes chinoises pour fiche le camps.
Ici (a oui parce qu'en plus il y en a plusieurs), il s'agit du clan des Khoo, un des plus influents.

L'ancètre des lieux c'est lui :
Un riche banquier philanthrope qui selon la pancarte, s'est décarcassé pour les bonnes oeuvres des chinois.

Lieu de culte et de culture, la richesse Baba Nonya (encore elle) est visible du sol au plafond.
Et dire qu'on apprend que le Kongsi des origines (1901) était encore plus fastueux que celui-ci reconstruit en 1906.
Et que donc maintenant on à droit à la version pauvre.

Après avoir avoir pris une bonne dose d'humilité devant autant de complexité et d'intelligence.
(Je précise que c'est pas parce qu'on a pas tout capté qu'on trouve que c'est intelligent, mais que c'est pas dur de voir que le Khoo Kongsi n'est pas sorti du cerveau d'un imbécile).

Nous prenons un taxi pour Penang hill qui se trouve juste a l'extérieur de la ville.

Penang Hill
( 7.50 E l'aller-retour en funiculaire.
De 6h30 à 21 h 30 du dimanche au vendredi.
Jusqu'à 23 h 30 le samedi)

A 821 mètres d'atitude, c'est pas l'Everest mais ça suffit pour profiter d'une délicieuse fraîcheur à n'en pas croire son thermomètre.
Comme évidemment l'endroit est très couru, (autant par les malais que par les étrangers) il vaut mieux venir le matin, sous peine d'avoir à se coltiner une queue dont vous me direz des nouvelles pour le funiculaire (départ toutes les 30 mns, 30 mns de trajet).

D'en haut, la vue c'est vraiment quelque chose.

On y trouve aussi :
(1 partout et balle au centre) un temple hindou et une mosquée.

Et même une maison de particulier tout ce qu'il y a de cosy et un canon.

Plus évidemment plein de chemins goudronnés pour les randonnées pédestres à travers la pampa.
Et des voiturettes-électriques-taxi pour les feignasses (pas donne).
Quelques restaus aussi, mais de luxe !
Pas la moindre gargote, ni épicerie, même pas d'eau en vente.
Donc si vous n'avez pas prévu le repas avec vous, préparez vous à le sauter.
A moins bien sur que vous ayez les moyens (ce qu'on vous souhaite) de vous offrir les superbes restaurants panoramiques parce que ya vraiment rien d'autre !
Finalement nous c'est la faim qui nous à fait redescendre plus tôt que prévu.

Après un petit casse-croûte vite fait sur le gaz, nous voila parti en bus pour Battu Ferringhi.

Battu Ferringhi :

On avait à peu près tout entendu du lieu, mais depuis Gerorgestown, ya pas a tricoter, la plage la plus sympa et la plus accessible c'est elle.
Alors ils doivent pas avoir les yeux en face des trous les détracteurs parce que c'est vrai ça se présente comme une petite station balnéaire, avec hôtels et un peu de béton par endroit, mais pour y voir la Grande Motte, il faut avoir perdu le sens des proportions.
Ici franchement ils auraient pu faire plus moche.
Et c'est pas les Perenhians, donc on fait avec les moyens du bord.
Le souci, c'est qu'il ne faut pas attendre la destination finale de la plage principale (45 mns depuis Gerogetown avec le bus.)
Car peu avant d'y arriver, c'est une succession de criques magnifiques et tranquilles que vous voyez défiler par la vitre.
Il faut descendre des que vous les voyez !
Nous, pensant que ça serait encore plus joli apres, on a fait les moutons. Mais bon, faut pas pousser mémé, elle est quand même pas mal cette grande plage de Battu Ferringhi.
Et ceux qui aime pas ils ont qu'à aller se baigner sur la planete Mars.

Quand soudain, le boat sailing pourquoi pas ? se dit James...
Evidement je suis la commise d'office pour les photos...

Dixit de l'oiseau : On se sent absolument pas les sangles, c'est confortable et on se sent vraiment comme un oiseau.

Pour ceux que le boatsailing intéresse, nous avons constaté les mêmes prix à Penang et à Langkaoui :
20 E les 10 mns, 25 E les 15 mns.
C'est pas donné mais à votre avis, combien ça coûte en France ?
Retour à la guest par voie de bus.
On repasse devant les mêmes criques sublimes comme des couillons, mais on a plus le temps d'aller y faire une trempette.

On cherche un restau, et comme à chaque St Valentin ou en général on est à l'etranger, notre grand plaisir c'est d'avoir au moins un bon verre de vin.

Alors on creuse, on se renseigne.
On nous envoie d'abord dans une abomination (un des restaux les plus chers de Georgetown),
" Le ship ", qui est sensé offrir la quintessence du sublime.
On découvre horrifies le menu du jour avec des petits coeurs autour.
De la méduse ! (c'est bon on a déjà donné en Corée) et... des ailerons de requins.
Nous on préférerait perdre le goût que d'alimenter cette magouille abjecte qu'est l'exploitation de ces magnifiques animaux que l'on décime par la torture.
En jetant un oeil aux convives, on s'apercoit qu'ils sont presque tous chinois.
Retour à la case départ.
On finit par dégoter un bel hôtel restaurant, tout près de Love Lane à Georgetown, qui bien sur est occidental (rapport au vin).
Ce sera la première fois que nous délaisserons cette fantastique cuisine locale, si diversifiée.
(je sais, l'appel du pinard, ça fait des dégâts collatéraux).

12 E par personne, alcools compris.

Voila on vous laisse en souhaitant à tous les Valentins et Valentines de merveilleuses fêtes à venir.
( Et si possible pas que ce jour-là).

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Le ven 09 Mar 2012 à 05:54

Temoignage 13 eme partie : Langkaoui, si petite et si tranquille.

Ce texte est disponible avec photos ici :
bouteillemalaise.canalblog.com

Jour 12 : Le 15 février 2012

Ce matin, passage de la grande à la petite, traversée en bateau pour Langkaoui !
Nous avons acheté nos billets à l'avance sur internet (aucun problème), 2 départs tous les matins, à 8h15 et 8h30.
15 E par personne c'est cher mais on avait vraiment envie de terminer ce séjour par un peu de plage et de flemasse après tant de culture, de visites et de découvertes.

A Penang, le port de ferry est situé juste en face de la tour de la Reine dans le quartier colonial.
A moins d'être complètement bigleux il est donc très facile à repérer, et on ne mets que 10 mns en taxi depuis le centre-ville pour y arriver.

Rien à dire sur la traversée. Ce fut confortable et la mer est restée bien sage.

A l'arrivée, on prend un taxi groupé avec une jeune francaise rencontrée sur le rafiot.
Mademoiselle s'aprete, après un brillant Erasmus à aller faire de hautes études de management à New york.
Comme elle dit, pour une graine de banlieue comme moi, il est pas mal le palmarès.
Elle n'a pas d'hébergement et on décide de l'embarquer avec nous.

D'entrée Langkaoui nous semble être l'exact contraire de Penang.
Une île encore très branchée nature, pas d'overdose de construction, le calme, quelques vaches dans les près et une jungle à souhaiter grimper sur tous les cocotiers tant on se dit que ça doit être joli vu d'en haut.
Bref on est bien contents.

Zachry guest house :
(résas et infos : hostelworld.com)

Trouver un hôtel à Langkaoui, c'est comme qui dirait un sport que vous m'en direz des nouvelles...
Pas besoin de sortir d'Erasmus pour comprendre l'équation suivante :
Soit hôtel à prix abordable mais situé à la capitale, loin des plages avec la perspective de se taper des tonnes de transport pour balader dans l'île.
Soit hôtel situé dans la meilleure partie, au sud-ouest près des plages mais horriblement cher.
Entre les deux il n'y en a qu'un et il s'appelle le Zachry guest house.
Situé dans la plus belle partie de l'île (au sud ouest) et proposant des chambres doubles avec clim à 14 E.

Seulement voila, sur internet, on a lu des avis contrastés.
Paraîtrait même que les lieux seraient si affreux qu'y faire dormir un chien relèverait de la plus haute cruauté.
Alors évidemment on était un peu sur nos gardes en arrivant...

Au paradis !

Le personnel est tout simplement unique.
Que ça soit pour la causette, pour remonter le moral à la touriste qui s'est vu refuser une location de moto (on l'a vu), pour vous organiser des barbecues surprises avec les moyens du bord, pour les bons plans, ces gens méritent la médaille des hôtes parfaits.

De plus, le ménage est fait chaque jour. Les serviettes changées chaque jour aussi.
Ce qui est plutôt rare dans cette gamme de prix.
En lieu et place de ce qu'on nous avait décrit comme d'affreux toutous baveux, 2 ou 3 amours de chien qui passent leur temps à dormir et à se faire gratter le dos par les clients. Et puis plein de canards, et puis des chats, et puis des bières à 3 ringit (moins d'un euro).
Les chambres (à 14 E) sont basiques mais spacieuses avec de belles salles de bain et extrêmement propres.
L'ambiance générale est un peu baba cool, un peu auberge espagnole mais 100 % conviviale.
En plus ce qu'il y a de bien avec le zachry c'est que vous êtes dans le meilleur emplacement possible rapport aux plages puisque vous êtes à 15 mns de marche de Patai Cenang (le feu de l'action avec tous les restaus et les hotels de luxe), tout en étant à proximité (5 mn de marche) de la magnifique Patai Tengai, infiniment plus jolie, plus tranquille et plus intimiste que la première.

Franchement je ne vois pas ce qu'on peut reprocher à l'endroit ou l'on ferait bien d'envoyer en stage quelques tenanciers de boui-boui pseudo touristiques.

Seul problème pas de place pour la jeunette avec nous.
L'employé de la guest la confiera à un copain taxi avec l'ordre de pas la lâcher tant qu'elle aura pas trouvé un toit pour la nuit.

Après installation, justement on y va en repérage à cette plage de Patai Tengai.
Et on s'y trouve tellement bien qu'on y reste scotchés tout l'après-midi.
James est en manque de poisson, Et en avant le snorkeling !
Et moi je suis en manque juste de ne rien faire . Et en avant la glande !

Puis on va quand même faire un petit saut à Patai Cenang histoire de pas se coucher idiots.
Bon la plage est moins typique, plus " clichée bord de mer ", il y a plus de monde et surtout beaucoup de restaus.
Les prix sont également nettement en hausse pour tout.

On y trouve quand même une bizarrerie, la snake skin banana, (banane peau de serpent).
On ne goûtera pas, trop cher...

En fin d'aprem apéro obligatoire à la guest, ambiance maison du bonheur tagada tsoin tsoin..
Nous rencontrons un couple d'anglais charmant d'un certain âge et apparemment bien plus habitués au confort que nous qui nous explique que c'est leur premiere fois en guest-house et qu'il adore ce concept.
" Si on avait su avant me dit Jane, ici au moins tout le monde se parle, c'est chaleureux, fini pour nous les hôtels de chaîne ou tout le monde se fait la gueule au petit déj !"
On ne peut pas dire mieux.

Nous échouons à la table recommandée par le staff, juste à cote de la guest.
Snapper au barbecue (2.50 E) pour James et il y en a facile pour deux.
Brochettes satay pour moi.

Ainsi s'achève la journée.
Ciel ! nous réalisons que nous sommes à jour moins deux du départ.
Et on s'en va soigner notre coup de blues au clair de lune...