Gandan Khiid

L'avis de l'auteur Lonely Planet

monastère bouddhique

Гандан Хийд Vers le début du XIXe siècle, plus de 100 süm (temples) et khiid (monastères) servaient les quelque 50 000 habitants d’Urga (l’ancien nom d’Oulan-Bator). Seule une poignée de ces édifices a survécu aux purges religieuses de 1937. Ce n’est qu’au début des années 1990 que le peuple mongol recommença à pratiquer ouvertement le bouddhisme. Ce monastère est l’un des plus importants du pays, et aussi l’un des plus grands sites touristiques. Le nom complet, Gandantegtchinlin, signifie littéralement “le lieu sacré de la béatitude suprême”.

La construction démarra en 1838 sur l’initiative du quatrième Bogd Khan, mais, comme la plupart des monastères de Mongolie, celui de Gandan a fortement souffert lors des exactions de 1937. Lorsque le vice-président des États-Unis Henry Wallace demanda à visiter un monastère pendant sa visite en Mongolie en 1944, le Premier ministre Khorlogyn Tchoïbalsan fit tout son possible pour ouvrir ce monastère afin de dissimuler les dévastations subies par le patrimoine religieux du pays. Gandan demeura un “monastère témoin” pour les visiteurs étrangers jusqu’en 1990, lorsque les cérémonies religieuses reprirent pleinement leur cours. Aujourd’hui, le monastère abrite plus de 600 moines.

Depuis l’entrée principale au sud, un chemin, sur la droite, mène à une cour comprenant deux temples. Celui du nord-est est le temple Ochidara (parfois appelé Gandan Süm), où se déroulent les cérémonies les plus importantes. En suivant la Kora (sentier de pèlerinage) pour contourner le temple dans le sens des aiguilles d’une montre, vous verrez, derrière une paroi de verre, une grande statue représentant Tsongkhapa, fondateur de la secte Gelugpa. Dans la cour, le temple Didan-Lavran, sur deux niveaux, accueillit le treizième dalaï-lama durant son séjour en 1904 (lorsqu’il avait fui Lhassa au moment de l’invasion britannique du Tibet).

Au bout du grand sentier, depuis l’entrée, se trouve le magnifique temple blanc Megjid-Janraiseg Süm, le principal attrait du monastère. Les murs du temple sont ornés de centaines de représentations d’Ayush, le Bouddha de la longévité, qui observe, dans l’obscurité, la magnifique statue de Megjid-Janraiseg.

La statue d’origine fut exécutée sur l’ordre du huitième Bogd Khan en 1911, dans l’espoir qu’il recouvre la vue (la syphilis l’avait rendu aveugle). Elle fut toutefois détruite par les Russes en 1937 (qui l’auraient fondue pour en faire des munitions). La nouvelle statue, construite grâce aux dons du Japon et du Népal, fut consacrée en 1996. Réalisée en cuivre recouvert d’or, elle mesure 26 m de hauteur. Cette statue creuse contient 27 tonnes d’herbes médicinales, 334 soutras, 2 millions de liasses de mantras, ainsi qu’une yourte entièrement meublée !

À l’est du temple sont implantées quatre écoles de philosophie bouddhiste, dont un bâtiment jaune dédié à Kalachakra, une divinité bouddhiste courroucée.

À l’ouest du temple, l’université boud- dhiste Öndör Gegen Zanabazar fut fondée en 1970. Elle est généralement fermée aux étrangers.

Les photos sont autorisées (appareil photo 5 000 T, caméra 10 000 T) autour du monastère et dans le Megjid-Janraiseg Süm, mais pas dans les autres temples. Essayez d’y aller pour les captivantes cérémonies – elles débutent le plus souvent à 9h ; mais vous aurez peut-être la chance d’en voir une à un autre moment. La plupart des chapelles sont fermées l’après-midi.

, Gandantegchinlen Khiid ; Öndör Gegeen Zanabazaryn Gudamj ; 3 500 T ; 8h30-19h