Tosho-gu

L'avis de l'auteur Lonely Planet

sanctuaire shintoïste

東照宮 Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce sanctuaire au décor magnifique prend place dans un splendide écrin de nature. Parmi ses pièces maîtresses figure l’étincelant Yomei-mon (porte du Coucher du soleil). à l’approche de son 400e anniversaire, le sanctuaire subit une importante restauration. Le Yomei-mon et le Shimojinko (l’un des Trois Entrepôts sacrés) seront obstrués par des échafaudages au moins jusqu’en 2018. Le Tosho-gu n’en demeure pas moins impressionnant et la construction d’un nouveau musée a débuté en 2015.

Après l’Ishi-dorii, imposant torii, et le Gojunoto五重塔,, une construction de 1819 qui a remplacé l’original des années 1650, les marches en pierre de l’Omotesando vous conduiront jusqu’à l’Omote-mon表門 ;, entrée principale du sanctuaire flanquée de rois Deva destinés à la protéger.

Dans la première cour du sanctuaire se dressent les Sanjinko三神庫, dont le Kamijinko (Entrepôt supérieur) qui arbore à l’étage supérieur des éléphants peu réalistes, fruits de l’imagination du sculpteur. À proximité, le Shinkyusha神厩舎 est orné de sculptures allégoriques de singes, dont le fameux trio dit de la sagesse, symbolisant les trois principes du bouddhisme Tendai : “Ne pas regarder le mal, ne pas le dire, ne pas l’écouter”.

Plus avant, à gauche de la tour du tambour, se dresse le pavillon Honji-do本地堂, au célèbre plafond décoré d’un Nakiryu (Dragon en larmes). C’est un lieu également réputé pour ses qualités acoustiques démontrées par un moine frappant deux morceaux de bois l’un contre l’autre sous la gueule du dragon qui, du coup, “rugit”, ou peu s’en faut !

Une fois les échafaudages démontés en 2018, le Yomei-mon陽明門 apparaîtra plus majestueux que jamais. Sculptures et peintures rehaussées à la feuille d’or déploient fleurs, danseuses, animaux mythiques et sages chinois. Une œuvre d’une telle perfection que, pour se prémunir de la jalousie des dieux, les bâtisseurs choisirent délibérément de placer le dernier pilier à l’envers.

Le Gohonsha御本社, grande cour intérieure, renferme le Honden (本殿) et le Haiden (拝殿). Y figurent à l’intérieur les portraits des 36 poètes immortels de Kyoto, ainsi qu’un plafond peint dans le style de la période de Momoyama ; notez que les cent dragons sont tous différents. La peinture sur le fusuma (porte coulissante) représente un kirin (animal mythique hybride, parfois représenté mi-girafe mi-dragon).

À droite du Gohonsha, le Sakashita-mon坂下門 renferme le célèbre Nemuri-neko坂下門, peinture sur bois représentant “l’essence même” d’un chat qui dort, selon son auteur, Hidari Jingoro, et connue dans tout le pays pour son grand réalisme. De là, un sentier grimpe entre les cèdres gigantesques jusqu’à l’Okumiya奥宮, solennel tombeau d’Ieyasu.

Ignoré de l’immense majorité des visiteurs du Tosho-gu, le merveilleux musée d’art du Nikko Tosho-gu日光東照宮美術館 occupe les anciens bureaux du sanctuaire. Vous admirerez les peintures sur les portes, les parois coulissantes, la charpente et les panneaux décoratifs, en partie signés de maîtres tels Taikan Yokoyama ou Gakuryo Nakamura. Le musée est accessible par le chemin à droite de l’Omote-mon.

www.toshogu.jp/english/index.html ; 2301 Sannai ; 8h-16h30 avr-oct, 8h-15h30 nov-mars). pagode à cinq niveaux ; , Trois Entrepôts sacrés ; , Écurie sacrée ; carte page précédente, porte du Coucher du soleil ; carte page précédente ; carte page précédente), pavillon principal, pavillon du Culte( ; carte page précédente ; carte page précédente ; carte page précédente ; 0288-54-0560 ; www.toshogu.jp/shisetsu/bijutsu.html ; 2301 Yamanouchi ; 9h-16h30 avr-oct, 9h-17h avr-oct, 9h-16h nov-mars