Sijilmassa

L'avis de l'auteur Lonely Planet

site historique

Avant d’arriver à Rissani s’étendent les ruines de Sijilmassa, capitale de la première principauté islamique indépendante du Sud. Si la fondation de Sijilmassa reste incertaine, on sait que la ville était un relais essentiel pour le commerce transsaharien à la fin du VIIIe siècle. Des caravanes pouvant compter jusqu’à 20 000 dromadaires traversaient les sables jusqu’aux lointaines mines de sel de Taodeni et de Tagahaza (dans l’actuel Mali), puis continuaient vers le Niger et le Ghana, où une livre de sel s’échangeait contre une once d’or. Au XIIe siècle, l’or soudanais façonné à Sijilmassa partait pour l’Europe où il était transformé en pièces de monnaie. La qualité identique des pièces européennes et marocaines atteste de l’importance des échanges commerciaux. Comme toujours, le commerce de l’or suscita des luttes intestines puis l’effondrement de la cité au XIVe siècle. Reconstruite par le sultan alaouite Moulay Ismaïl au XVIIIe siècle, elle finit par être détruite par les guerriers nomades Aït Atta en 1818. Il ne reste à ­Sijilmassa que deux portes décorées et quelques structures peu consolidées.