Tombeaux saadiens

L'avis de l'auteur Lonely Planet

site historique

Situés à proximité de la mosquée de la Casbah, les tombeaux saadiens font mentir l’adage selon lequel on n’emporte pas ses richesses dans la tombe ! Le sultan saadien Ahmed ­el-Mansour el-Dahbi ne lésina pas pour sa dernière demeure : il importa d’Italie du marbre de Carrare et fit couvrir d’or pur les ­moukarna (stucs) en nid-d’abeilles des voûtes de la salle des Douze Colonnes, où il repose pour l’éternité.

Ce sultan pratiqua le favoritisme. Il fit enterrer les princes dans la salle des Trois Niches et relégua dans le jardin quelque 170 chanceliers et épouses. Toutefois, certains conseillers juifs de confiance ont acquis une place d’honneur, plus près du cœur du roi que ses épouses ou ses fils. Tous ces tombeaux sont situés sous le grand mausolée, qui abrite la mère du sultan, sculpté de textes poétiques et gardé par des chats errants.

El-Mansour mourut en 1603. Quelques décennies plus tard, le sultan alaouite Moulay Ismaïl fit murer les tombeaux saadiens afin que ses prédécesseurs sombrent dans l’oubli. Accessibles uniquement par un petit passage dans la mosquée de la Casbah, ils furent laissés à l’abandon jusqu’à ce qu’une photo aérienne en rappelle l’existence en 1917.

rue de la Kasbah ; 9h-16h45