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Idées de voyage

10 lieux de travail atypiques

Mis à jour le : 30 janvier 2014

Carte

Votre quotidien vous semble morne et répétitif ? Vous rêvez de changer de métier ou de travailler en voyageant ? Voici quelques idées piochées aux quatre coins du monde.

1. Plantations de tabac (Cuba)

Observer la confection d’un cigare cubain est sans danger pour votre santé ! Le meilleur tabac noir au monde viendrait de la verdoyante vallée de Viñales, un lieu hors du temps, classé au patrimoine de l’Unesco, dans la province de Pinar del Río : champs soignés, charrues tirées par des boeufs et fermes disséminées entre des affleurements calcaires. Par l’intermédiaire des propriétaires des casas particulares (chambres chez l’habitant), on peut aisément visiter des plantations sur un vieux vélo ou à pied, en suivant les sentiers, pour assister à la récolte d’hiver ou de printemps. La fabrique de Francisco Donatien, à Pinar del Río, tout près, montre les coulisses de la fabrication, du triage des feuilles aux cigares mis en boîte.
Les bus Viazul (www.viazul.com) relient régulièrement La Havane à Viñales, via Pinar del Río, en 3 heures 15.

2. Grand rue de Teshi, Accra (Ghana)

Chaussures de base-ball, graines de cacao, ananas, avions, bouteilles de soda, Cadillac ou bibles... Sculptures de bois les plus diverses, façonnées à taille humaine, jalonnent la rue principale de Teshi, un faubourg poussiéreux d’Accra. Cette collection disparate a une vocation funèbre : il s’agit de cercueils destinés à conduire le défunt dans l’autre monde en évoquant sa vie passée sur le mode fantaisiste – cercueil en forme de machine à coudre pour un tailleur ou de stylo pour un journaliste. Cette mode est née dans les années 1950 et un simple coup d’oeil aux ateliers de Teshi permet de mesurer l’imagination de ces menuisiers pour assurer des funérailles originales.
Les transports à Accra, tros-tros (camionnettes) et taxis, sont abordables et efficaces. Le principal noeud de communications est Nkrumah Circle.

3. Tanneries, Fès (Maroc)

Pour le visiteur, le premier défi consiste à ne pas se perdre dans le dédale des 9 400 allées tortueuses de la médina de Fès au Maroc. Une solution : laissez-vous guider par l’odeur (franchement désagréable). Avant que le cuir ne serve à fabriquer poufs, sacs et babouches, les tanneurs suivent des règles séculaires. Après avoir été recouvertes de sel et mises à sécher, lavées, épilées, plongées dans des bains de chaux, de fiente de pigeon et de son, les peaux sont teintes dans des cuves en briques de terre. Une visite dont tous vos sens se souviendront !
Les boutiques de cuir à proximité ont vue sur les cuves. Des bouquets de menthe sont offerts pour masquer l’odeur.


Tannerie de Fès, Maroc. Pejman Parvandi

4. Colchani, Salar d’Uyuni (Bolivie)

Le gagne-pain des campesinos de Colchani en Bolivie est le sel. Ces paysans s’échinent sur les hauts plateaux infinis, sources d’illusion optique, du Salar d’Uyuni. Ce lit asséché d’un ancien lac constitue le plus grand désert de sel au monde. On vit ici de l’extraction des cristaux blancs, qui sont amassés en petites pyramides, avant d’être traités ou échangés contre de la laine ou de la viande. L’âme artistique des travailleurs s’exprime à Bloques de Sal, une coopérative où, à partir de blocs de sel, ils font des statues ou des meubles.
L’Hotel de Sal (www.hosteldesal.com), construit dans des blocs de sel, est situé à Colchani, à 30 minutes de la ville-carrefour d’Uyuni.

5. Bondi Beach, Sydney (Australie)

Les casquettes rouge et jaune des sauveteurs australiens font partie des emblèmes du pays. Tout commence en 1907 à Bondi Beach. À moins que ce ne soit à Bronte ? Ces deux plages de Sydney, Australie, se disputent la paternité des “Premiers sauveteurs en mer au monde”. Ces maîtres nageurs à la silhouette joliment dessinée surveillent la houle du Pacifique dans un cadre de rêve. Pins de Norfolk et promontoires rocheux caractérisent l’idyllique Bronte, tandis que Bondi est la star des plages : clinquante et glamour, elle est aussi vénérée que ses sauveteurs !
Une promenade côtière de 2,5 km relie le Bondi Pavilion aux Bronte Cliffs, via des sculptures rupestres aborigènes et la plage de Tamarama.

6. Railway Workshop Road (Pakistan)

Les poids lourds qui sillonnent le Pakistan sont autant d’oeuvres d’art qui circulent en longue caravane sur la route du Karakorum (Karakoram Highway). Cette route épique qui rejoint Kashgar, en Chine, doit beaucoup de son caractère pittoresque aux artisans du Railway Workshop Road, concentration de garages de décoration de camions à Rawalpindi. Les artisans y customisent des camions Bedford avec des motifs de fleurs, de femmes ou de versets de textes islamiques, et y ajoutent autant d’ornements sonores que peut en supporter le châssis. Cet embellissement peut coûter jusqu’à un an de salaire, mais il garantit aux conducteurs la bienveillance des dieux de la route.
De la gare Pir Wadhai de Rawalpindi, des bus desservent Hunza, sur la Karakoram Highway. Prenez place à droite pour avoir une meilleure vue.

7. Chantiers de boutres, Sur (Oman)

Sur la côte nord du sultanat d’Oman, dans la Péninsule arabique, la ville de Sur a toujours vécu de la mer. Aux XVIIIe et XIXe siècles, plus de 150 embarcations y mouillaient quotidiennement, tandis que d’autres, chargées de marchandises, partaient pour l’Inde et l’Afrique orientale. Nombre de ces petits bateaux étaient des dhows, de jolis boutres en bois aux grandes voiles triangulaires, typiques de l’océan Indien. Aujourd’hui, même s’ils ont été supplantés par d’autres embarcations et que le bruit des hors-bord résonne dans le port, les menuisiers fabriquent encore des boutres traditionnels. Promenez-vous sur le chantier naval très tôt pour voir l’ossature de ces bateaux en construction briller sous les premiers rayons du soleil.
Il fait moins chaud à Sur de septembre à novembre et l’on peut voir des tortues sortir de l’oeuf tout près, à Ras al-Jinz.


Chantiers de Boutres, Oman. S. Le Bozec

8. Ateliers de confection de chapeaux, Cuenca (Equateur)

Les chapeliers équatoriens ont toutes les raisons d’être irrités : le chapeau dit “de Panama” n’est pas du tout panaméen mais le fruit du savoir-faire de tisseurs établis plus au sud, d’où provient la paille utilisée. Si les plus beaux panamas sont tissés dans la ville de Montecristi, c’est à Cuenca, ville plus coquette des hauts plateaux, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, qu’il s’en fabrique le plus. Au détour de maisons coloniales et de superbes églises, les maîtres-artisans confectionnent dans leur atelier, en début de matinée et en fin d’après-midi, quand la paille est plus malléable, des superfinos, des chapeaux si bien tissés que même après avoir été roulés, ils ne comportent aucun pli.
Le musée Magia del Sombrero (la magie du chapeau), du fabricant de panamas Homero Ortega, se trouve dans le bas de Cuenca (www.homeroortega.com).

9. Ateliers de soufflage du verre, Murano (Italie)

A quelques encablures de Venise, en vaporetto (bateau à moteur, utilisé pour circuler sur la lagune), les souffleurs de verre de l’île de Murano ont acquis une réputation internationale et leurs ateliers débordent d’activité. Ici, on souffle le verre depuis 1291. Smalto (verre émaillé), millefiori (verre multicolore), perles, coupes, vases ou lampes, tous objets estampillés Vetro Artistico Murano, valent à la verrerie locale d’être considérée comme l’une des plus belles au monde. Les boutiques regorgent d’objets raffinés, mais le mieux consiste encore à admirer un souffleur en train de transformer une goutte en fusion en une merveille de finesse.
Les visites guidées organisées dans le Museo del Vetro (musée du Verre de Murano ; mardi et jeudi à 14h30, www.museiciviciveneziani.it) incluent des démonstrations de soufflage du verre.


Souffleur de verre de Murano, Italie. Pi István Tóth

10. Marché de Tsukiji, Tokyo (Japon)

Il faut se lever tôt pour ferrer le poisson dans cet incontournable de Tokyo, un marché de 250 m². Dans les anciens entrepôts, la criée au thon débute à 5h30. Les acheteurs scrutent la marchandise avant de se lancer dans les enchères pour obtenir les meilleurs morceaux. Le record appartient à une pièce vendue 41 000 € ! Dans l’espace de vente en gros, des espèces plus petites attendent dans des bassins que des restaurateurs fassent leur choix. à défaut d’identifier toutes les espèces de poissons et de crustacés, dirigezvous vers les snacks qui servent, on s’en doute, les sushis les plus frais au monde.
L’accès à la criée au thon est limité à 140 visiteurs par jour. L’espace de vente en gros ne se visite qu’à partir de 9h.

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