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Cuisine

Les spécialités culinaires les plus surprenantes

Mis à jour le : 8 décembre 2016

Carte

Mets raffinés pour certains, visions terrifiantes pour d’autres, ces plaisirs de bouche sont pour le moins déroutants. Tour du monde des spécialités culinaires les plus surprenantes... 

1. Goûter les huitres des Rocheuses aux États-Unis

Des fruits de mer dans le Montana ? Euh, pas tout à fait ! Également appelées “huitres des prairies”, “fritures de veau” ou “caviar du cow-boy”, les “Rocky Mountain oysters” ne sont autres que les testicules frits de jeunes taureaux ! Leur consommation est une tradition des cow-boys de l’Ouest américain, qui s’en régalent au printemps, à la période de castration des bêtes.
Si vous vous en sentez le courage, croquez donc ces spécialités considérées comme un délice gustatif et qui peuvent aussi se manger marinées. Pour rester dans la même thématique, découvrez le “Festival des testicules“ qui se déroule chaque année à Clinton, Montana, et qui est souvent copieusement arrosé. 
Renseignements sur le Testicle Festival sur testyfesty.com.

2. Manger des insectes, les chapulines, au Mexique

Les scientifiques ne cessent de le répéter : les insectes sont les protéines de demain. Les habitants de l’État de Oaxaca, dans le sud du Mexique, ont pris un peu d’avance. Ici, des sauterelles appelées chapulines font office d’en-cas ou de garnitures, dans les tacos par exemple, depuis fort longtemps. Elles sont généralement relevées de sel et de piment. Les chapulines sont si croustillantes que, sans leurs pattes et leurs antennes, on a la sensation de consommer du pop-corn. Pour y goûter, repérez les paniers remplis de petites sauterelles au Mercado Juarez de Oaxaca. 
Le Mercado Juarez, à Oaxaca, se trouve entre la Calle Flores Magón et la Calle 20 de Noviembre. 

3. Tentez les oeufs de cane aux Philippines 

Le balut est un œuf de cane qui a été couvé pendant quelques semaines et renferme donc un minuscule embryon… dont on distingue déjà le bec et les petites ailes. Ne vous laissez pas décourager pour autant ! Ce mets prisé des Philippins est meilleur au goût que son aspect ne le laisse penser. Il est même délicieux et évoque un peu des œufs brouillés mélangés à des morceaux de poulet et à du foie de volaille. Le balut se consomme comme en-cas, cuit à l’eau dans sa coquille et servi avec du sel, des épices et du vinaigre. On ôte le dessus de la coquille pour aspirer le liquide, avant de consommer le plus dur à avaler !
Vous trouverez du balut sur les marchés de Manille, où il est vendu par des marchands ambulants. 
 

4. La Soupe de serpent à Hong Kong, pourquoi pas ? 

Recette traditionnelle prisée des quartiers ouvriers de Hong Kong, cette soupe aigre se sert avec du tofu, des lamelles de champignon et une viande qui ressemble à du poulet ! La soupe de serpent, qui vise à réchauffer le sang, ne se consomme qu’en hiver. Seuls quelques restaurants proposent cette spécialité cantonaise et conservent en cage des serpents vivants. She Wong Lam, dans le quartier branché de Sheung Wan à Hong Kong, fait partie de ces rares établissements. Vous pourrez y accompagner votre soupe d’une verre de liqueur au serpent !
She Wong Lam se trouve au 13 Hillier St, dans le quartier de Sheung Wan, à Hong Kong. 

5. Tester le fromage aux larves en Sardaigne

Pour la plupart d’entre nous, la vision d’insectes grouillant sur un aliment est le signe que ce dernier doit être jeté à la poubelle immédiatement. Mais en Sardaigne, plus le fromage Casu marzu regorge de larves, meilleur il sera ! Les larves sont introduites dans ce fromage de brebis pendant l’affinage, jusqu’à ce que soit atteint un niveau de fermentation… avancé. Le Casu marzu présente une âpreté au goût à laquelle le plus fait des bleus ne pourrait prétendre ! Et si vous vous équipiez d’une loupe avant la dégustation ?
Le mode de fabrication du Casu marzu n’est pas tout à fait respectueux des normes sanitaires européennes. Pour y goûter, adressez-vous à un fromager sarde. 


 

6. Du fromage à l'urine, on tente ? 

Les œufs se déclinent sous de nombreuses formes dans la cuisine chinoise. La recette la plus incroyable est sans doute celle des tong zi dan, une spécialité de la ville de Dongyang, dans la province du Zhejiang, à l’est du pays. Les œufs sont immergés puis bouillis dans l’urine de garçons prépubères, idéalement âgés de moins de dix ans, avant d’être proposés à la consommation. D’après les habitants, ces œufs seraient bénéfiques pour la santé : ils empêcheraient les coups de chaleur et favoriseraient la circulation sanguine.
Dongyang se trouve à environ cinq heures de train de Shanghai

7. Du poisson mariné dans la soude aux usa 

Ce sont les immigrants norvégiens qui ont apporté ce plat à base de poisson avec eux dans le Midwest, où il est devenu beaucoup plus courant que dans son pays d’origine. La recette du lutefisk consiste à faire mariner un poisson blanc dans une solution de soude, jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Il dégage alors une odeur âcre et présente un goût fade, mais c’est sa texture gélatineuse qui paraît la plus dérangeante. On s’en régale lors de dîners de lutefisk organisés par les églises luthériennes du Minnesota ou par les lodges Sons of Norway (association culturelle de la communauté norvégienne sur le sol américain). 
La Lutfisk Lover’s Lifeline (www.lutfiskloverslifeline.com) dresse la liste des dîners de lutefisk organisés dans toute la partie supérieure du Midwest. 

8. Des larves de mite pour remplacer les oeufs ? 

Une larve aussi grosse qu’une main qui répand une substance jaunâtre visqueuse et qui a, elle aussi, un goût d’œuf brouillé ? Les Aborigènes australiens mâchouillent ces insectes juteux depuis la nuit des temps, en raison de leur remarquable teneur en protéines. Les larves vivent dans la terre, où elles se nourrissent des racines des arbres en décomposition. Ce sont les femmes et les enfants à qui était traditionnellement dévolue la mission de récupérer ces larves, bien souvent consommées crues. Étant donné que vous avez peu de chances de les voir au menu d’un pub de Sydney ou d’un restaurant de Melbourne, tâchez d’y goûter lors d’un circuit dans l’Outback. 
Boshack Outback, une exploitation située à 90 minutes de Perth, propose des circuits dans l’Outback qui incluent la dégustation de ces larves (boshackoutback.com/australian-bush-tucker).

9. Le Cochon d’Inde se mange au Pérou

Âmes sensibles, attention ! Si vous chérissez encore le souvenir du cochon d’Inde de votre enfance, sachez que cet adorable rongeur figure souvent à la carte dans les Andes, sa terre natale. Appelé cuy au Pérou, il se consomme rôti, grillé ou bien frit. Les convives choisissent entre ses parties antérieure ou postérieure, comme on choisirait l’aile ou la cuisse du poulet, dont cette viande est d’ailleurs assez proche. Par ailleurs, consommer ce rongeur est bien moins néfaste pour l’environnement que de manger du bœuf : la production de carbone associée à l’élevage de cochons d’Inde est infiniment moindre que celle induite par l’élevage bovin. 
À Cusco, le restaurant Kusikuy (Calle Suecia 339) signifie “heureux petit cochon d’Inde” en quechua. 

10.  Le durian, un fruit à l'odeur nauséabonde 

De la taille d’une boule de bowling et couvert d’épines verdâtres, le durian est un fruit très apprécié en Asie du Sud-Est. Il ressemble un peu à une arme de l’époque médiévale, mais son véritable pouvoir réside dans son odeur, si forte qu’il est interdit dans les transports publics à Singapour ! On la compare même parfois à la puanteur d’un cadavre. En ouvrant le durian, vous découvrirez une chair jaune crémeuse, à l’étrange saveur douceâtre.
De nombreux habitants de Singapour considèrent Kong Lee Hup Kee Trading 
dans Pasir Ris comme le meilleur vendeur de durians du pays. 


 
 
 

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