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Les trains les plus pittoresques de France

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Le trajet fait partie du voyage. Oubliez le TGV et prenez le temps d'apprécier le rythme de ces trains de France qui ne battent pas des records de vitesse, mais offrent une expérience inoubliable à leurs passagers. Attention au départ !

1. Train Corse

Certes, il faut compter quatre heures pour relier Bastia à Ajaccio, mais U trinighellu, le petit train qui traverse les paysages exceptionnels de la Corse, garde un charme certain. Long de 232 km, le réseau des chemins de fer de Corse est composé de deux lignes, l’une reliant Ajaccio à Bastia par Corte (ligne centrale) et l’autre qui s’engouffre vers Calvi depuis Ponte-Leccia (ligne de la Balagne). La ligne centrale, qui traverse le relief tortueux du centre de la Corse et notamment les magnifiques forêts de hêtres et de pins laricio, compte de nombreux ouvrages d’art : on y dénombre pas moins de 30 tunnels et une cinquantaine de ponts et de viaducs.
Le plus long tunnel (3 200 m) se situe sous le col de Vizzavone, à 900 m d’altitude (www.ter-sncf.com/corse).

2. Train des Pignes (Alpes-Maritimes)

Reliant Nice à Digne-les-Bains en près de 3 heures 30, le train des Pignes est un excellent observatoire pour découvrir les Alpes provençales. Depuis Nice, la micheline remonte la vallée du Var jusqu’à Entrevaux et termine sa route dans les Alpes-de-Haute-Provence en empruntant plusieurs ouvrages d’art (ponts en acier, viaducs, tunnels). Ce train n’a cependant pas qu’une vocation touristique ; il remplit aussi un vrai rôle de service public dans cet arrière-pays un peu délaissé par les grands axes de transport (60% de ses usagers ne sont pas des touristes).
La ligne gérée par les chemins de fer de Provence propose 4 allers-retours par jour (www.trainprovence.com).


Train des Pignes, Alpes-Maritime. ADT 04

3. Train de la Rhune (Pyrénées-Atlantiques)

Envie de tutoyer les nuages ? Prenez donc le train. Celui de la Rhune vous emmène à 905 m d’altitude en une trentaine de minutes depuis le col de Saint-Ignace (169 m), dans les environs du pittoresque village de Sare. Vous ne serez certes pas grisé par la vitesse de ce petit train à crémaillère construit en 1924 (à peine 10 km/h), mais une fois arrivé au sommet de la Rhune, vous découvrirez une vue imprenable qui embrasse la chaîne pyrénéenne, la côte basque, l’océan Atlantique de Saint-Sébastien à Biarritz, et les plages des Landes.
Le train fonctionne du 11 février au 11 novembre (www.rhune.com).


Train de la Rhune, Pyrénées-Atlantiques. David

4. Train à vapeur de la baie de Somme (Somme)

Pas sûr que les premiers voyageurs du petit train aient pris autant de plaisir que nous à contempler les paysages de la vallée de la Somme. En 1916, ce tortillard à vapeur servait en effet à transporter les Poilus de la Grande Guerre vers le front. Fumée noire, tchou-tchou tonitruants, banquettes tape-cul... Durant une heure, sur un trajet de 14 km, on se sent les passagers d’un jouet géant. À Froissy, hameau de départ du train, un musée rassemble une centaine de locomotives et de wagons du début du siècle.
Ouvert du 24 avril au 25 septembre, les dimanches et jours fériés. Du 5 juillet au 27 août tous les jours. Tarif plein/5-12 ans : 9,50/ 6,50 €. Renseignements sur le site www.appeva.org

5. Petit train d’Artouste (Pyrénées-Atlantiques)

Ce petit train-là, qui serpente à 2 000 m d’altitude, à flanc de montagne en vallée d’Ossau, est tout simplement le plus haut d’Europe ! S’ébranlant sur un parcours de 10 km, il réserve une série de spectacles tous aussi époustouflants les uns que les autres : plateaux, vallées, pierriers, sapinières, sommets et ambiance lunaire… Deux possibilités à l’arrivée : poursuivre jusqu’au lac d’Artouste (20 minutes de marche) ou jusqu’au refuge d’Arrémoulit (environ 1 heure de marche).
Renseignements au 05 59 05 36 99, www.train-artouste.com. Billetterie et télécabine pour accéder au train à la station d’Artouste-Fabrèges. Tous les jours de fin mai à mi-octobre. Tarif plein/réduit 22,50/ 18 € excursion et lac.


Petit train d'Artouste, Pyrénées-Atlantiques.  Benoît Dandonneau

6. Train du Trieux (Côtes-d’Armor)

Pour un voyage aux accents d’autrefois conjugué à de superbes paysages, montez dans l’une des six voitures de ce train à vapeur du début du siècle qui, depuis Paimpol, rejoint Pontrieux en 30 minutes ; à moins que vous ne souhaitiez inclure une halte à la Maison de l’estuaire de Traou-Nez pour une dégustation de produits de Bretagne (comptez alors 1 heure 30). La machine de 15 m de long, classée monument historique, file à 70 km/h à travers la forêt, longe la rivière et offre de superbes panoramas, notamment du château de la Roche Jagu. Les commentaires des hôtesses en habits d’époque ponctuent le trajet.
Le vapeur du Trieux (www.vapeurdutrieux.com) circule de début mai à mi-septembre.


Train du Trieux, Côtes-d'Armor. Janet McKnight

7. Ter Grenoble-Gap (Isère)

Embarquement immédiat en gare de Grenoble ! Passé les zones industrielles, c’est à Vif que les choses sérieuses commencent, avec les falaises du Vercors qui défilent majestueusement derrière la fenêtre. Après le tunnel du col du Fau, la ligne plonge au cœur du plateau du Trièves, dévoilant deux de ses merveilles, le mont Aiguille et l’Obiou. Traversant 27 tunnels, 5 ponts, 15 viaducs et une poignée de petites gares au charme d’antan, telles que celle de Clelles, les 110 km de cette ligne spectaculaire emmènent le voyageur dans un décor féerique, depuis les sommets isérois jusqu’au plateaux haut-alpins.
Comptez 2 heures 30 de trajet aller. Billet plein tarif 20 € environ. Entre 4 et 6 trains par jour (www.ter-sncf.com).

8. Ligne des Hirondelles (Jura)

Pittoresque à souhait, la ligne des Hirondelles traverse le Jura du nord au sud, de Dole à Saint-Claude. Une bonne façon de découvrir le département de manière originale, ce TER vous transporte sur 123 km à travers les paysages jurassiens, en franchissant pas moins de 36 tunnels et 18 viaducs. Si vous pouvez circuler librement sur cette ligne régulière, plusieurs circuits accompagnés sont également proposés par les offices du tourisme locaux. La formule Oxygène au départ de Dole, par exemple, comprend le trajet commenté en train, un repas régional, la visite du musée de la Lunette et d’une fromagerie.
Pour le parcours total, comptez 2 heures 30. Il existe 14 circuits accompagnés, au départ de Dole, Arbois, Champagnole, Chaux-des-Crotenay, Morez ou Saint-Claude. Renseignements : www.tourisme-paysdedole.fr et www.ot-saint-claude.com


Ligne des Hirondelles, Jura. Julien Carnot

9. Train Jaune (Pyrénées-Orientales)

Aux couleurs catalanes, le “Train Jaune” ou le “Canari” de la ligne métrique de Cerdagne, longue de 62,5 km, grimpe à l’assaut des Pyrénées sur des rampes de 6% au col de la Perche. Il franchit des viaducs voûtés ou suspendus de toute beauté et 19 tunnels. Le trajet dure 2 heures 30 entre Villefranche et la “gare internationale” de Latour-de-Carol-Enveigt, en passant par Font-Romeu. Les voitures dites “barques” datent de 1912, d’autres de 1937. Un fourgon chasse-neige entre en service l’hiver. Ce tortillard n’est pas un jouet : ses voies étroites font partie du réseau ferroviaire national exploité par la SNCF.
Pas de stress ! Le système de freinage dit “aérostatique”, unique au monde, fonctionne dans les pentes. Aucun accident à déplorer, sauf le jour d’essai avant l’inauguration, en 1909 !


Train Jaune, Pyrénées-Orientales. Aleix Cortés

10. le Cévenol (Puy-de-Dôme)

Tôt le matin, après un petit noir à la gare de Clermont-Ferrand, sautez à bord du train direct pour Nîmes, Le Cévenol – dûment muni de pain, de fromage et de saucisson. Si le train a perdu de sa majesté et se retrouve bien raccourci, les voies qu’il emprunte laissent un souvenir précieux. Somnolez tranquillement à travers la plate Limagne mais ne manquez rien à partir de Brioude. On navigue entre schiste et calcaire, gorges et viaducs défiant l’apesanteur, lové dans un fauteuil. Mythique, prouesse technologique à l’époque de sa création, ce voyage peut être une lente et louvoyante alternative au TGV, ou l’occasion de vous lancer dans l’un des chemins de grande randonnée qui jalonnent son trajet (le GRP “Le Cévenol” à partir de La Bastide ou le GR®67 depuis Alès).
Au guichet, demandez le train direct pour Nîmes – sans quoi la SNCF vous propose un trajet plus rapide et moins sauvage, par Lyon.
 
Photo train de la Baie de Somme : Gerry Balding