-->
  1. Accueil
  2. Magazine
  3. Sports et activités
  4. Mini guide des activités nautiques au Costa Rica
Sports et activités

Mini guide des activités nautiques au Costa Rica

Mis à jour le : 16 décembre 2016

Carte

Des centaines de kilomètres de côtes, des vagues parfaites, des rivières tranquilles mais aussi des rapides... Le Costa Rica est une destination rêvée pour les passionnés d'activités nautiques. 

Surf

Vagues sur fond de sable et déferlantes, gauches et droites, récifs et embouchures, eau chaude et rouleaux tout au long de l’année font du Costa Rica une destination rêvée pour le surf. Dans l’ensemble, la côte pacifique présente des déferlantes plus grosses et de meilleure qualité à la fin de la saison des pluies, et la côte caraïbe est idéale de novembre à mai. Pour résumer, il y a toujours dans le pays une vague attendant d’être surfée. 
Les principales destinations de surf, en particulier les stations balnéaires très touristiques de Jacó, Dominical et Tamarindo, sur la côte pacifique, sont aussi parfaites pour les débutants, qui pourront y prendre des cours. Si ce sport s’apprend vite, soyez toutefois conscient de sa dangerosité potentielle en cas de forts courants. 
Cela dit, il convient même aux enfants et aux novices. Dans ce cas, il est conseillé de prendre des cours et de toujours se renseigner sur place sur la météo avant de se lancer.
Les vagues sont imposantes (mais pas géantes), et souvent parfaites (en termes de rouleaux et de vitesse) pour les surfeurs de niveau intermédiaire. Le Costa Rica figure en outre parmi les rares endroits de la planète permettant de surfer le même jour sur deux océans différents ! Les surfeurs expérimentés peuvent s’attaquer à de célèbres spots de la discipline : Ollie’s Point et Witch’s Rock (Peña Bruja), sur la côte du Parque Nacional Santa Rosa ; Mal País et Santa Teresa, connus pour leur atmosphère tendance et leurs vagues puissantes ; Playa Hermosa, où les déferlantes plus importantes et plus rapides attirent des surfeurs plus déterminés et expérimentés ; Pavones, et sa légendaire gauche dans les eaux douces du Golfo Dulce ; et la redoutable Salsa Brava, à Puerto Viejo de Talamanca, définitivement réservée aux pros.

Bon à savoir

Sur la plupart des vols internationaux, les planches de surf (dûment emballées dans un sac rembourré) sont acceptées comme bagage enregistré, mais cela devient de plus difficile et onéreux avec la cherté du carburant. Les compagnies costaricaines, en revanche, ne sont pas aussi accommodantes : elles acceptent les planches (moyennant un supplément) dont la longueur n’excède pas 2,1 m. Par ailleurs, si l’avion est complet, il est possible que la planche ne parte pas en raison des restrictions de poids.
Ces dernières années, l’usage d’acheter une planche (neuve ou d’occasion) au Costa Rica et de la revendre à la fin du voyage s’est répandu. Jacó, Mal País et Santa Teresa, ainsi que Tamarindo, figurent parmi les meilleurs endroits pour entamer vos recherches. On peut généralement acheter une planche longue à partir de 250-300 $US environ, et une planche courte autour de 150-200 $US. La plupart des boutiques de surf vous rachèteront votre planche pour à peu près la moitié du prix auquel vous l’aurez achetée. 
Les prestataires de la plupart des spots de surf louent des planches de toutes sortes, s’occupent des petites réparations, proposent des cours et organisent des excursions. Jacó, Tamarindo, Pavones et Puerto Viejo de Talamanca se prêtent bien à ce genre d’activités.

Planche à voile et kitesurf

La Laguna de Arenal, un lac immense du nord-ouest du pays, est le centre incontesté de la planche à voile et du kitesurf. Les vents sont forts et constants de décembre à avril : ils soufflent en moyenne à 20 nœuds pendant la saison sèche et montent au maximum à 30 nœuds. Les journées sans vent sont rares. La température du lac varie toute l’année entre 18°C et 21°C ; la houle atteint jusqu’à 1 m de hauteur. 
Puerto Soley, à Bahía Salinas, bénéficie d’eaux plus chaudes mais de vents moins réguliers.

Rafting et kayak

Le rafting en eaux vives est une des principales activités de plein air au Costa Rica, et ce depuis les années 1980. 
Les rivières du pays permettent tous types de descentes, avec des rapides allant de la classe I à la classe V, à la limite du navigable.
Si la saison privilégiée par les adeptes s’étend de juin à octobre, on peut cependant pratiquer le rafting toute l’année. Les conditions varient aussi d’une région à l’autre : les rivières les plus tranquilles sont proches de Manuel Antonio, sur la côte pacifique centrale, alors que les rapides de premier ordre concernent le Río Pacuare dans la Vallée centrale. Dans la mesure où toute pratique du rafting doit s’effectuer en compagnie d’un guide certifié, il faut impérativement passer par un tour-opérateur de bonne réputation.
Le kayak de rivière a aussi ses fans. Capitale officieuse du kayak au Costa Rica, le village de La Virgen, dans les basses terres du Nord, est le meilleur endroit pour s’en donner à cœur joie, en compagnie d’autres pagayeurs, sur le Río Sarapiquí. Chacun y trouvera son compte, quels que soient son âge ou son expérience. 
Avec 1 228 km de littoral, deux golfes et une multitude d’estuaires bordés de mangroves, le Costa Rica est également une destination idéale pour faire du kayak de mer et accéder ainsi à des coins isolés propices à l’observation de la faune. 
La difficulté d’accès, très variable selon les sites, dépend largement des marées et des courants.

Bon à savoir

La haute saison du rafting et du kayak de rivière court de juin à octobre, mais certaines rivières sont praticables toute l’année. La réglementation gouvernementale des agences est très laxiste : n’hésitez pas à poser des questions sur la formation de votre guide en termes de sécurité aquatique, d’intervention d’urgence et de secourisme. S’il ne vous inspire pas confiance, passez votre chemin ; vous trouverez vite un prestataire plus sérieux. Si vous êtes assez expérimenté, vous pourrez profiter d’une sortie de rafting en eaux vives pour faire du kayak de rivière. Le kayak de mer se pratique toute l’année.

Plongée et snorkeling

Le Costa Rica possède des eaux à la température du corps humain, peu fréquentées et où vit une faune abondante. En revanche, la visibilité reste faible, à cause de la vase et du plancton, et les éponges et coraux mous dominent.
Cela dit, si vous désirez voir de grands bancs de poissons et des animaux marins – tortues, requins, dauphins, baleines – n’hésitez pas à plonger ! Rappelons en outre que peu d’endroits au monde permettent de plonger le même jour dans le Pacifique et la mer des Caraïbes… quoique rien ne vous oblige à être aussi pressé.
La côte caraïbe convient mieux aux novices et aux adeptes du snorkeling, les stations balnéaires de Manzanillo et de Cahuita étant particulièrement adaptées aux jeunes. Il y a à Puerto Viejo quelques sites corrects qui peuvent être explorés dans le cadre d’une plongée découverte. Côté Pacifique, l’Isla del Caño séduira les plongeurs expérimentés. Quant à l’Isla del Coco, isolée dans l’immensité du Pacifique, elle est considérée par les plongeurs chevronnés comme un des meilleurs spots du globe. Pour découvrir ses fonds marins extraordinaires, il vous faudra participer à une expédition de plongée en bateau, avec nuits à bord, et avoir de nombreuses plongées à votre actif.

Bon à savoir

En général, la visibilité est moins bonne durant la saison des pluies (saison “verte”), car les rivières qui se jettent dans la mer la rendent trouble. À cette période, autant opter pour une sortie en haute mer en bateau, pour bénéficier de meilleures conditions de visibilité.
L’eau est assez chaude, entre 24°C et 29°C à la surface ; à près de 20 m de profondeur, la température atteint encore 23°C. Si vous restez en eau peu profonde, vous pouvez vous passer de combinaison.
Si vous souhaitez faire beaucoup de plongée, il est préférable de passer votre brevet avant de partir. Les certifications obtenues en France auprès de la FFESSM (www.ffessm.fr), ou auprès des fédérations de plongée belges, suisses ou canadiennes, vous donnent automatiquement l’équivalence CMAS (Confédération mondiale des activités subaquatiques ; www.cmas.org/fr). 
Tous les plongeurs sont acceptés, quel que soit l’organisme qui les a formés (FFESSM, PADI, CMAS, etc.). Tout au plus vous demandera-t-on d’effectuer 
une plongée de réadaptation pour évaluer votre aisance et vérifier vos compétences. Vous pouvez également obtenir directement la certification PADI (Professional Association of Diving Instructors ; www.padi.com), qui est celle délivrée par la majorité des centres de plongée de loisirs dans le monde – le site Internet indique quels sont les représentants PADI en France (cliquer sur “Pady Dive Shop”). 
Les voyageurs désireux de plonger mais ne possédant pas de certification peuvent généralement suivre un cours d’introduction d’une journée, ce qui leur permettra de plonger avec un accompagnateur. Si vous êtes conquis, comme c’est le cas la plupart du temps, un stage de certification PADI dure 3 ou 4 jours et coûte de 350 à 500 $.