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Où partir avec une fashionista en France ?

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

La France se pavanant lors des défilés de mode, cela ne date pas d'hier. Mais pourquoi ce succès ? Derrière l'élégance, il y a le savoir-faire, que l'on peut découvrir de plus près en visitant les lieux où naissent les tendances.
 

1. Hermès (Paris)

Hermès doit son succès à son image d'artisanat et de savoir-faire français. En 1837, Thierry Hermès implante un atelier de sellier-harnacheur à Paris. La maison, spécialisée dans le travail du cuir, commence à fabriquer sacs et bagages, puis elle crée cravates et carrés de soie, bijoux, parfums, etc., tout en continuant à fabriquer des selles. Dans le genre « concept store », sa boutique de la rive gauche mérite aussi la visite pour son cadre : l'ancienne piscine Lutetia (1935) décorée d'émaux de style Art déco
Sa boutique de la rue du faubourg Saint-Honoré (8e arr.), longtemps la seule à Paris, vaut le détour pour ses vitrines (www.hermes.com).


 
 

2. Arts Décoratifs, Mode et Textile (Paris)

Le musée de la Mode et du Textile possède, avec le musée Galliera, la plus importante collection française de costumes, du XVIIe siècle à nos jours. Quelque 19 000 costumes, 36 000 accessoires et 31 000 pièces de textile permettent de suivre l'évolution de la mode. Ces pièces étant fragiles, elles sont présentées par roulement lors de belles expositions temporaires, toujours bien scénographiées, telles les expositions « Les années 1980–1990 », avec des créations de Kenzo, d'Yves Saint Laurent, de Claude Montana, etc., « Les Sixties », ou « Madeleine Vionnet 1876–1975 ».
Le musée de la Mode et du Textile est installé au sein des Arts décoratifs (www.lesartsdecoratifs.fr), aux côtés du musée des Arts décoratifs et du musée de la Publicité, dans les ailes de Rohan et de Marsan du palais du Louvre.


 
 

3. Musée de l'impression sur étoffes, Mulhouse (Haut-Rhin)

Ce musée représente ce qui fit la fortune de la ville. Mulhouse, indépendante jusqu'en 1798, échappait à l'interdiction royale de fabriquer des indiennes, tant prisées dans les beaux salons européens. La ville et la région en étaient, au XIXe siècle, les principaux fabricants. Le musée couvre une période du XVIIIe au XXe siècle : machines, tissus, teintures (le XIXe siècle voit la naissance de la chimie des colorants)… On admire un savoir-faire magnifique dont il ne reste aujourd'hui plus que le souvenir.
Mulhouse est une ville de musées, surtout techniques. Ne manquez pas la merveilleuse Cité de l'automobile.
 
 

4. Pull Saint-James (Manche)

Le plus prestigieux fabricant de pulls marins a beau porter un nom anglais et avoir la réputation d'être breton, il est normand. C'est en 1850 que la famille Legallais crée la filature portant le nom de son village, situé non loin du Mont-Saint-Michel. L'entreprise passe, en quelques années, de la filature et de la teinte de laine des moutons de la baie, à une véritable industrie de confection des célèbres chandails de marins pêcheurs. À partir de 1950, sous l'impulsion de la famille Bonte, l'activité se diversifie, sans renoncer à l'emploi de pure laine locale ; son succès dépasse dès lors les frontières, et l'entreprise, reprise depuis par les salariés, ne connaît pas la crise.
Le village de Saint-Jacques-de-Beuvron, fortifié par Guillaume le Conquérant, fut rebaptisé Saint-James par les Anglais, qui l'occupèrent deux siècles plus tard (www.saint-james.fr).


 
 

5. Espadrilles et toiles catalanes (Pyrénées-Orientales)

Le bourg du Pas-du-Loup, sur la route de Saint-Laurent-de-Cerdans, frontalier de l'Espagne, recèle deux joyaux de l'artisanat local, les Toiles du Soleil et Création Catalane. La première entreprise tisse, sur des métiers mécaniques anciens, des textiles bayadères qui s'exportent dans les boutiques de luxe de New York et de Tokyo. Création Catalane, sous l'impulsion de deux jeunes femmes, a relancé quant à elle la production traditionnelle de « vigatanes ». Ces célèbres espadrilles qu'affectionnait Dali, souples et légères, à lacets de coton qui se nouent à la cheville, étaient jadis portées par les danseurs de sardane et les trabucayres, bandits et contrebandiers catalans.
Sur place, des boutiques d'usine sont ouvertes le dimanche en été.
 
 

6. Maisons de Mode, Lille et Roubaix (Nord)

La métropole lilloise renoue avec sa tradition textile. À Roubaix, le quartier des modes, à proximité du musée d'Art et d'Industrie-La Piscine, rassemble une quinzaine de boutiques-ateliers accueillant des créateurs de mode soucieux de développer et de pérenniser leur marque. Même chose le long de la rue du Faubourg-des-postes à Lille-Sud qui abrite également le Jardin de Mode, une piste pour les défilés et un espace d'exposition. Les vêtements proposés ne sont pas toujours très bon marché, mais ils sont uniques !
En général, les boutiques ne sont ouvertes au public que l'après-midi (www.maisonsdemode.com).
 
 

7. Béret (Pyrénées-Atlantiques)

Nulle revendication ni conflit entre Basques et Béarnais quant à la paternité du béret ! Si tous le portent depuis des temps très reculés, tous savent que le béret est béarnais, mais que ce sont les Basques qui le vendirent, au début du XXe siècle, aux touristes fortunés de Biarritz. C'est ainsi que ce couvre-chef traditionnel, devenu chic et tendance, partit à la conquête du monde. Aujourd'hui, les fabriques se trouvent toujours en Béarn, à Nay et Oloron-Sainte-Marie. Elles utilisent des procédés mécanisés restés proches du savoir-faire artisanal. Les principales commandes proviennent des armées et de la haute couture.
Ne manquez pas la visite du musée du Béret à Nay (www.museeduberet.com).


 
 

8. Musée Souleiado, Tarascon (Bouches-du-Rhône)

Dans un hôtel particulier de Tarascon se trouve le musée Souleiado : « l'ensoleillade », le moment où le soleil perce les nuages après la pluie… En effet, il relate une histoire d'ombre et de lumière. Celle des indiennes, ces textiles chatoyants importés des Indes dès le XVIe siècle. En 1916, une seule manufacture subsiste en Provence, à Tarascon. Reprise en 1939 par Charles-Henri Deméry, qui crée la marque Souleiado, elle connaît des décennies fastes, de 1950 à 1970, avec notamment la styliste Chantal Thomass.
Après la visite du musée (www.souleiado-lemusee.com) et une pause shopping à la boutique, faites une halte à l'agréable salon de thé installé dans la cour et les jardins intérieurs.


 
 

9. Tropéziennes, Saint-Tropez (Var)

Fines lanières croisées sur une semelle souple : les tropéziennes sont d'un style intemporel. Toutes les fashionistas connaissent ces sandales. Colette, Romy Schneider, Brigitte Bardot, Michèle Morgan, Kate Moss… On ne compte plus les stars les ayant chaussées ! C'est, paraît-il, un tisserand qui dessina la première paire, rapidement suivi par Dominique Rondini, devenu le fondateur de cet objet culte. Son fils, Serge, sut développer le savoir-faire de la maison. L'échoppe, au cœur du village, demeure artisanale : les cuirs, tannés à l'écorce de chêne, sont entièrement travaillés à la main.
Située rue Clemenceau, la boutique Rondini (rondini.fr) est la référence en la matière, bien que l'on trouve désormais un peu partout des copies de ces sandales.
 
 

10. Parfums de Grasse (Alpes-Maritimes)

Le parfum est, en France, intimement lié à la ville de Grasse : trois grands parfumeurs (Molinard, Fragonard, Galimard) ont encore pignon sur rue, un musée exceptionnel y a ouvert ses portes et, dans la campagne, les fleurs délicates, certaines uniques, composent la matière première. Promenade délicieuse entre les essences aromatiques du jardin du musée, plongeon dans l'histoire à l'intérieur, mais aussi visite des laboratoires : ici, tous les aspects des fragrances peuvent être abordés.
Animations et expositions rythment le programme annuel du musée international de la Parfumerie (www.museesdegrasse.com).