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Le coin des blogueurs

Voyage en images au cœur de la Birmanie

Mis à jour le : 7 décembre 2016

Carte

Voilà près de trois mois, une de nos lectrices s'envolait pour un tour du monde très spécial. Après une expérience de volontariat en Inde et un mois coupée du monde au Népal, Clio poursuit son périple en Birmanie. Elle nous livre aujourd'hui sa vision de ce monde à part, au travers de ses remarquables photos.
 
Bagan est un site incontournable de la Birmanie : plus de 4000 temples bouddhistes sont répartis à perte de vue sur plus de 40 km². Une légende raconte que Marco Polo décrivait Bagan comme « l’un des plus beaux spectacles au monde ».

Chaque jour, pour le lever du soleil, des dizaines de montgolfières dansent au milieu des pagodes à Bagan. Un balai silencieux à couper le souffle. Le spectacle s’admire du ciel comme sur terre, pour profiter pleinement du champ de montgolfière.

Le charme de Bagan réside également dans ses nombreux fermiers qui traversent le temps et les grandes plaines arides, accompagnés de leurs troupeaux. Ils ne sont pas faciles à trouver, il faut explorer les temples les plus isolés pour les rencontrer.

En Birmanie, il est de coutume pour les femmes et les enfants de s’enduire le visage et les bras de thanaka afin de se protéger du soleil. Le thanaka est une pâte jaune issue du tronc de l’arbre du même nom. Leur visage devient alors inoubliable : le thanaka sèche sur la peau, entourant avec grâce leur sourire et leur regard généreux. 

On trouve d’innombrables temples à travers tout le pays :
89 % de la population birmane est bouddhiste. Il suffit de prendre son vélo et son scooter pour partir à leur découverte. A Mandalay, le stupa d’or de la paya Kuthodaw est entouré de 729 stèles de marbre gravé : c’est le plus grand livre du monde. Ils représentent la somme des 15 livres du Tripitaka Bouddhiste. Pour lire la totalité de l’œuvre, 2400 moines se relayèrent pendant six mois.

Voyager en train en Birmanie n’est pas chose courante : on met généralement plus du double voir du triple de temps par rapport au bus ou à la voiture.
Pourtant c’est le meilleur moyen de prendre son temps pour découvrir la population et les paysages. Pourtant c’est le meilleur moyen de prendre son temps pour découvrir la population et les paysages. Il est 10h30, le vendeur ambulant de thé et de sucreries vient de passer. C’est un balai incessant de vendeurs à la sauvette penchés entre les rails et les fenêtres. 

Tous les matins, au lever du soleil, des centaines de milliers de moines sortent de leur monastère pour mendier leur nourriture auprès de la population. Les quelque 500 000 moines de Birmanie forment une communauté appelée la Shanga. Tout ce que possède un moine doit être offert par les laïques (non moine). Les Birmans bouddhistes tentent d’améliorer leur vie future en offrant de la nourriture aux moines.  Cela revêt une grande importance dans leur vie quotidienne : ce n’est pas de la mendicité mais un don, une récompense.

Les enfants sont très curieux et ne vous laisseront jamais repartir sans un sourire. Très souvent, ils vous observent de loin. Ils seront ravis d’être salué afin de vous montrer qu’ils savent dire quelques mots en anglais. Leur niveau d’anglais est  pourtant  un des moins bons d’Asie du sud-est. 

La Birmanie est composée de plus de 135 ethnies différentes.
Les femmes Shan sont reconnaissables grâce à leur style vestimentaire : des serviettes colorées qu’elles portent sur leur tête. Les Shan sont le groupe ethnique le plus important (8,5% environ) après les Bamar ( 69% environ). Ils vivent dans des régions reculés de la Birmanie, proches des frontières Thaïlandaise ou du Laos. Ils ont longtemps combattu les Bamar pour le contrôle du pays.

La vie dans les villages semblent être figée dans le temps : les familles vivent dans des maisons construites en bambous, mangent et dorment tous ensemble autour de leur feu de bois.
Au détour de ma promenade dans un village proche de Kalaw,  j’ai rencontré cette vieille dame. Elle rangeait très méticuleusement son bois, en le classant par type et par taille. Le trek de 2 ou 3 jours entre Kalaw et le lac Inle est une très bonne manière de rencontrer les locaux vivant dans ces villages reculés.

Les Birmans sont un peuple très accueillants et généreux. Il n’est pas rare de se faire poursuivre pour se voir offrir une fleur ou des fruits.

Les pêcheurs du lac Inle perpétuent une tradition ancestrale de pêche au filet. Malheureusement, l’abus de pesticides, la pollution par les déchets et la diminution du niveau de l’eau ont commencé à porter préjudicie à la faune, la flore et aux habitants du lac. Les poissons se font rares, déstabilisant l’éco-système et l’économie du lac. C’est un des enjeux écologiques majeurs de la Birmanie pour les prochaines années. De nombreuses associations et ONG comment à se pencher sur ce sujet épineux. 

Long de 22km et large de 11 km, le lac Inle est un endroit hors du monde : les habitants vivent sur le lac, perchés sur des maisons en bambous. Les voyageurs ont coutume d’explorer le lac à bord de sampans motorisés : des bateaux traditionnels à fond plat.

Le jour du marché, sur le lac Inle, des milliers de bateaux se croisent dans un vacarme de moteurs et d'échoppes colorées. Afin de permettre à tous les habitants du lac d’en profiter, les bourgades accueillent à tour de rôle le marché. La rotation s’étale sur cinq jours d’où son nom de marché flottant de cinq jours.

Les pêcheurs du lac Inle se déplacent en utilisant une technique bien particulière : c’est leur jambe qui permet à la rame de tourner et de faire avancer le bateau. La majorité des locaux troquent les moteurs pour leur pagaie.  Pagayer au milieu des canaux et des jardins flottants est un moment hors du temps permettant d’apprécier le calme des villages.

La Paya Shwedagon à Yangoon est un des sites les plus sacrés du bouddhisme : l’intégralité du bâtiment est couvert d’or.  Selon le moment de la journée, la terrasse principale peut être tranquille ou animée et bruyante. Des milliers de personnes y viennent chaque jour y méditer. Au crépuscule, le soleil couchant fait rougeoyer le stupa.

Vous pouvez suivre le tour du monde de Clio sur son site : www.1month1project.com

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