Éthiopie : Santé

Vaccins et soins médicaux en Éthiopie

Vaccins

L’Organisation mondiale de la santé (www.who.int) recommande à tous les voyageurs d’être couverts contre la diphtérie, le tétanos, la rougeole, les oreillons, la rubéole et la polio, ainsi que l’hépatite B, quelle que soit leur destination. Ces maladies peuvent avoir des conséquences graves et il arrive que des épidémies éclatent.
Selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (www.cdc.gov), les vaccins suivants sont recommandés pour toutes les régions d’Afrique : hépatite A, hépatite B, méningite à méningocoques, rage et typhoïde, ainsi que les rappels pour le tétanos, la diphtérie et la rougeole. Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer en Éthiopie. En fonction de votre pays de départ, on pourra aussi vous demander d’être vacciné contre le choléra.

Disponibilité et coûts des soins médicaux

Le système de santé en Éthiopie est de qualité variable : si Addis-Abeba dispose de bons hôpitaux et de médecins et infirmières compétents, les soins de santé dans le reste du pays laissent à désirer. Les médicaments et même les pansements stériles et les solutés intraveineux doivent parfois être achetés dans une pharmacie locale par les patients ou leur famille. Les soins dentaires sont également de qualité variable et font courir le risque de contracter l’hépatite B et le VIH par l’intermédiaire d’un matériel mal stérilisé. D’une manière générale, les hôpitaux publics offrent les services les moins chers mais manquent de matériel et de médicaments de pointe ; les hôpitaux des missions (où le paiement s’effectue habituellement sous forme de don) proposent des prestations plus correctes ; les cliniques et hôpitaux privés, plus coûteux, disposent aussi de médicaments et d’équipements plus sophistiqués et d’un personnel mieux formé.
La plupart des médicaments peuvent s’acheter sans ordonnance. Méfiez-vous des petites officines et des revendeurs ruraux et adressez-vous plutôt à une pharmacie où vous trouverez des pharmaciens diplômés à même de vous prodiguer des conseils professionnels. Les médicaments vendus en Afrique sont souvent inefficaces, soit parce qu’il s’agit de contrefaçons, soit parce qu’ils n’ont pas été stockés dans les bonnes conditions. Les contrefaçons les plus répandues sont les antipaludéens et les antibiotiques, comme la ciprofloxacine. La plupart des médicaments sont disponibles dans les grandes villes mais dans les villages les plus reculés, vous aurez de la chance de trouver ne serait-ce que du paracétamol. Si vous souffrez d’une maladie chronique, emportez votre traitement dans vos bagages.
Bien que les préservatifs soient très faciles à se procurer (on en trouve même parfois des boîtes dans les chambres d’hôtels), leur efficacité est aléatoire. Si vous pensez en avoir besoin, apportez-les avec vous. Les préservatifs achetés en Afrique ne sont pas toujours de la même qualité qu’en Europe et ont parfois été incorrectement stockés.
Si vous recevez une transfusion sanguine, vous courez un risque élevé d’être infecté par le VIH. La BloodCare Foundation (www.bloodcare.org.uk) peut envoyer partout dans le monde, en 24 heures, des poches de sang soigneusement contrôlées.

Maladies infectieuses

Voici une liste des maladies susceptibles de sévir en Éthiopie. Prenez vos précautions !

  • Choléra
  • Dengue
  • Diphtérie
  • Filariose
  • Hépatite A
  • Hépatite B
  • Sida
  • Leishmaniose
  • Leptospirose
  • Malaria
  • Onchocercose (cécité des rivières)
  • Poliomyélite
  • Rage
  • Schistosomiase (bilharziose)
  • Tuberculose
  • Trypanosomiase (maladie du sommeil)
  • Typhoïde
  • Fièvre jaune
  • Malaria (voir ci-dessous)

Malaria

La malaria pose un sérieux problème en Éthiopie, où on recense entre 1 et 2 millions de nouveaux cas chaque année. Bien que la maladie soit généralement absente à des altitudes supérieures à 1 800 m, il est arrivé que des épidémies éclatent dans des zones situées à plus de 2 000 m. Le plateau central, Addis-Abeba, les montagnes du Simien et le massif du Bale, ainsi que la plus grande partie de la Route historique sont généralement considérés comme sûrs, mais le risque n’y est pas inexistant pour autant.
Pour les touristes, il est sans doute préférable de pécher par excès de prudence. Si vous envisagez de vous déplacer en dehors des zones citées ci-dessus, prenez absolument un traitement prophylactique.

Diarrhée

Le changement de nourriture, d’eau ou de climat suffit à la provoquer. Si elle est causée par des aliments ou de l’eau contaminés, le problème est plus grave. En dépit de toutes vos précautions, vous aurez peut-être la tourista, mais quelques visites aux toilettes sans autre symptôme n’ont rien d’alarmant. Il est recommandé d’emmener avec soi un anti-diarrhéique. La déshydratation est le danger principal lié à toute diarrhée. Ainsi le premier traitement consiste à boire beaucoup. Quand vous irez mieux, continuez à manger légèrement. Lorsque la diarrhée persiste au-delà de 48 heures ou s’il y a présence de sang dans les selles, il est préférable de consulter un médecin.

Dysenterie

Affection grave, due à des aliments ou de l’eau contaminée, la dysenterie se manifeste par une violente diarrhée, souvent accompagnée de sang ou de mucus dans les selles.  On distingue deux types de dysenterie. La dysenterie bacillaire se caractérise par une forte fièvre et une évolution rapide ; maux de tête et d’estomac et vomissements en sont les symptômes. Elle dure rarement plus d’une semaine mais elle est très contagieuse. La dysenterie amibienne, quant à elle, évolue plus graduellement, sans fièvre ni vomissements, mais elle est plus grave. Elle dure tant qu’elle n’est pas traitée, peut réapparaître et causer des problèmes de santé à long terme. Une analyse des selles est indispensable pour diagnostiquer le type de dysenterie. Il faut donc consulter rapidement.

Giardiase

Ce parasite intestinal est présent dans l’eau souillée ou dans les aliments souillés par l’eau. Symptômes : crampes d’estomac, nausées, estomac ballonné, selles très liquides et nauséabondes et gaz fréquents. La giardiase peut n’apparaître que plusieurs semaines après la contamination. Les symptômes peuvent disparaître pendant plusieurs jours puis réapparaître, et ceci pendant plusieurs semaines.

Affections liées à l’environnement

Coup de chaleur

De longues périodes d’exposition à des températures élevées peuvent vous rendre vulnérable au coup de chaleur. Cet état grave survient quand le mécanisme de régulation thermique du corps ne fonctionne plus : la température s’élève alors de façon dangereuse. Évitez l’alcool et les activités fatigantes, surtout si vous arrivez dans un pays à climat chaud.
Symptômes : malaise général, transpiration faible ou inexistante, forte fièvre (39 à 41°C) et céphalée lancinante, difficultés à coordonner ses mouvements, signes de confusion mentale ou d’agressivité. Il faut absolument hospitaliser le malade. En attendant les secours, installez-le à l’ombre, ôtez-lui ses vêtements, couvrez-le d’un drap ou d’une serviette mouillés et éventez-le continuellement.

Piqûres d’insectes

Les moustiques ne sont pas toujours porteurs du paludisme ou de la dengue mais leurs piqûres (et celles d’autres insectes) peuvent provoquer des irritations et des infections à l’endroit de la plaie. Prenez les mêmes précautions que pour la malaria.

Morsures de serpents

Portez toujours bottes, chaussettes et pantalons longs pour marcher dans la végétation à risque. Ne hasardez pas la main dans les trous et les anfractuosités et faites attention lorsque vous ramassez du bois pour faire du feu. En cas de morsure de serpent venimeux, il faut calmer la victime, lui interdire de bouger, bander étroitement le membre comme pour une foulure et l’immobiliser avec une attelle. Trouvez ensuite un médecin et essayez de lui apporter le serpent mort. N’essayez en aucun cas d’attraper le serpent s’il y a le moindre risque qu’il morde à nouveau. On sait désormais qu’il ne faut absolument pas sucer le venin ou poser un garrot.

Eau

Règle d’or : ne buvez jamais l’eau du robinet, même sous forme de glaçons. Préférez les eaux minérales et les boissons gazeuses, tout en vous assurant que les bouteilles sont décapsulées devant vous. Évitez les jus de fruits allongés d’eau. Faites attention au lait, rarement pasteurisé ; par contre, le lait bouilli et les yaourts ne posent pas de problèmes. En principe, thé et café sont sûrs puisque l’eau doit bouillir.
Pour stériliser l’eau, la meilleure solution est de la faire bouillir durant 15 minutes. N’oubliez pas qu’à haute altitude elle bout à une température plus basse et que les germes ont plus de chance de survivre.
Un simple filtrage peut être très efficace mais n’éliminera pas tous les micro-organismes dangereux. Aussi, si vous ne pouvez pas faire bouillir l’eau, traitez-la chimiquement. Le Micropur (vendu en pharmacie) tuera la plupart des germes pathogènes.

Mis à jour le : 19 septembre 2014

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