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Kazakhstan : Les Incontournables

Le meilleur du Kazakhstan

A voir, à faire au Kazakhstan : les plus beaux sites naturels, les villes, les monuments... L'information pour ne rien manquer pendant son voyage au Kazakhstan. 

Almaty

Almaty, qui a pour toile de fond les sommets enneigés du Zailiysky Alataou (Alataou transilien), a toujours été l’une des plus plus intéressantes créations russes en Asie centrale. Aujourd’hui, ses nouveaux riches, qui habitent des appartements onéreux dans la banlieue résidentielle et conduisent de puissants 4x4, bénéficient de centres commerciaux luxueux, de cafés à l’occidentale, de restaurants chics, de discothèques et de nouvelles stations de ski pour profiter pleinement de leurs loisirs. Personne ne semble s’émouvoir qu’Astana ait remplacé Almaty en qualité de capitale du Kazakhstan. Moins chanceux, les habitants des lointaines banlieues et des zones rurales alentour s’entassent dans des bus bondés et des marshroutki brinquebalantes près du Marché vert (Zelyony Bazar) ou de la gare routière Sayakhat.
La ville est le principal nœud des voies de communication au Kazakhstan, et beaucoup de voyageurs se contentent d’y passer. Il s’agit pourtant d’une cité assez sophistiquée : elle compte de nombreux parcs, d’excellents musées, magasins et marchés, sans compter qu’elle offre l’un des meilleurs choix d’Asie centrale en matière de gastronomie et de vie nocturne. En outre, on peut pratiquer la randonnée et le ski dans les superbes montagnes qui se dressent à ses portes.

Réserve naturelle d'Aksu-Zhabagyly

Ces 1 319 km2 de vallées, de rivières, de sommets enneigés et de glaciers touchant les frontières kirghize et ouzbèke forment la plus ancienne réserve naturelle du Kazakhstan (1926), et l’une des plus agréables à visiter et des plus faciles d’accès. Située à l’extrémité occidentale du Talassky Alataou (la partie la plus au nord-ouest des Tian Shan), elle s’étire du bord de la steppe, à 1 200m environ, jusqu’au pic Saïram (4 239 m). Le principal point d’entrée est le village de Jabagly, à 70 km à l’est de Chymkent à vol d’oiseau.
La diversité de cette région où la montagne rencontre la steppe enchante les botanistes, les ornithologues et tous les amoureux de la nature. Certains des meilleurs guides de nature kazakhs y habitent, et c’est une bonne base pour visiter d’autres sites d’intérêt régionaux, notamment les monts Karataou (riches en plantes endémiques), les lacs de steppe, les déserts et des sites historiques et culturels comme Turkestan et Otrar.
Les tulipes sauvages de Grieg d’un rouge franc qui ponctuent les prairies alpines en avril et mai font partie des 1 312 espèces de plantes à fleurs recensées ici. Elles parsèment les prés et sont très communes même dans les villages, de mi-avril à début mai. Vous verrez peut-être des bouquetins, des argalis, des marmottes à longue queue, des tchitrecs de paradis, des aigles royaux et des ours bruns des Tien Shan (quelque 90 individus habitent la réserve : c’est au printemps que vous avez le plus de chances d’en voir). Environ huit léopards des neiges y vivent aussi. On peut la visiter toute l’année mais c’est d’avril à septembre que le temps est le plus favorable. Les ornithologues et botanistes préfèreront avril et mai.

Astana

La nouvelle capitale qui a poussé comme un champignon dans la steppe du Nord constitue déjà le joyau du Kazakhstan du XXIe siècle et doit encore s’étendre pour devenir une agglomération de plus d’un million d’habitants d’ici à 2030. D’année en année, d’impressionnants nouveaux édifices, souvent dessinés par des architectes internationaux de renom, façonnent un paysage urbain mêlant les styles asiatique, occidental, soviétique et futuriste plus ou moins extravagants. Plusieurs d’entre eux sont ouverts aux visiteurs, qui ne manquent pas de s’étonner devant le concept même de la ville.
Lorsque le président Nazarbaev a décidé en 1994 d’en faire la future capitale du pays, Astana était une ville provinciale, connue pour ses hivers rigoureux. Elle a remplacé Almaty en 1997. Le vieux centre au nord de l’Ichim (Esil en kazakh), baptisé “pravy bereg” (rive droite), conserve le gros de l’activité commerciale et des services. Au sud, “levy bereg” (rive gauche), des bâtiments destinés à l’administration et aux affaires sortent de terre, de même que des infrastructures culturelles, sportives et de loisirs, des hôtels, une université et des zones résidentielles tape-à-l’œil. Certains surnomment Astana la “Dubaï des steppes”.
Si certains la trouvent impersonnelle, Astana attire de plus en plus tout ce que le Kazakhstan compte d’ambitieux et de talents. On peut certes mettre en question la pertinence de dépenser autant d’argent pour une architecture de prestige, mais beaucoup de citoyens sont fiers de leur nouvelle capitale.

Turkestan

À Turkestan, à 165 km au nord-ouest de Chymkent, se dresse le plus beau monument du Kazakhstan et son principal site de pèlerinage, le mausolée du premier grand sage musulman du monde turc, Khodja Ahmad Yasawi. Construit par Tamerlan à la fin du XIVe siècle, ses proportions sont comparables à celles des magnifiques édifices de Samarcande. La ville se visite facilement en une journée depuis Chymkent.
Turkestan était, sous le nom de Yasy, un important centre religieux et commercial lorsque Khodja Ahmad Yasawi vint y vivre au XIIe siècle. La formation d’ascète soufi de Yasawi, né à Saïram vers 1103, se déroula à Boukhara, mais c’est à Turkestan qu’il passa la majeure partie de sa vie et qu’il mourut vers 1166. Fondateur de l’ordre soufi de Yasawia, il communiquait son savoir aux gens ordinaires à travers des poèmes et des sermons dans la langue locale, ce qui lui valut une grande et durable popularité.

Manguistaou

Les déserts rocheux de la région de Manguistaou s’étendent sur 400 km, d’Aktaou jusqu’à la frontière de l’Ouzbékistan. Ce labyrinthe de canyons spectaculaires, d’étranges formations érodées multicolores, de mystérieuses mosquées souterraines et d’antiques nécropoles commencent tout juste à être exploré, notamment par les archéologues. Une branche mineure de la route de la Soie traversait ce secteur désolé, et des sites sacrés, certains avec des attributs soufiques manifestes, occupent désormais les lieux où la population inhumait ses morts, lorsqu’il ne s’agit pas d’endroits où vivaient les “hommes saints”. Les mosquées souterraines étaient sans doute, à l’origine, des grottes-ermitages pour les ascètes qui se retiraient dans le désert.
Quelques sites sont reliés par divers transports publics, mais pour la plupart des autres destinations, il est nécessaire de faire appel à un chauffeur expérimenté et ayant un 4x4. 

L'altaï

À l’extrémité nord-est du Kazakhstan les magnifiques montagnes de l’Altaï s’étendent par-delà les frontières en Russie, en Chine et, à seulement 50 km de là, en Mongolie. Ceux qui souhaitent s’y aventurer devront s’organiser bien à l’avance et de passer par un tour-opérateur compétent, comme Altai Expeditions ou Imperia Turizma, afin d’obtenir le permis frontalier obligatoire pour explorer la région au-delà du village d’Uryl (Orel).
Les démarches pour se rendre dans cette région peu peuplée valent assurément la peine. On ne peut être qu’ébloui par la beauté des prairies ondulantes, des sommets couverts de neige, des collines boisées, des glaciers, des rivières et des lacs cristallins, des sites archéologiques et des villages traversés par des cavaliers kazakhs. Des légendes asiatiques considèrent que le mont Beloukha (4 506 m), dont le sommet, à cheval sur la frontière russo-kazakhe, comporte deux pointes, est le Shambhala (“lieu du Bonheur paisible”), le royaume mythique du bouddhisme tibétain.

 

Mis à jour le : 17 mars 2015

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