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Myanmar : Comment circuler

Dans les régions libres d’accès, vous bénéficierez d’une étonnante liberté. Aucun itinéraire ne vous est imposé, et vous pouvez vous organiser au fur et à mesure en optant pour le bus, l’avion ou le train, un pick-up bondé ou un immense ferry descendant le fleuve à une allure d’escargot. Certaines villes isolées comme Kengtung (Kyaingtong) ou Sittwe nécessitent un trajet en bateau ou en avion.

Zones d’accès restreint

En janvier 2013, l’interdiction gouvernementale d’accéder à certaines zones du pays, notamment dans les États chin, kayah, karen, shan et kachin, a été partiellement levée. Cependant, certains voyageurs ont été refoulés de ces régions suite à une certaine confusion autour de ces nouvelles règles. Mieux vaut donc se renseigner précisément avant de s’y rendre. Vous aurez plus de chances de réussir à visiter les zones nouvellement ouvertes si vous êtes accompagné d’une personne parlant birman.
Certaines restrictions s’appliquent toujours aux destinations suivantes. Avec une autorisation et un guide fourni par Myanmar Travels & Tours (MTT), ce qui peut prendre jusqu’à deux mois, vous réussirez peut-être 
à vous y rendre :
État chin : Tiddim, Ton Zang, Falam, Tlangtlang et Hakka
État kachin : Hpakant, Putao, Machanbaw, Mansi, Momauk 
et Waingmaw
État kayah : Demoso et Hpruso
État karen : Kawkareik et Hlaingbwe
Région de Mandalay : Mogok

Avion

La flotte aérienne du Myanmar ne compte qu’une poignée d’avions : les appareils multiplient les heures de vol. Parfois, l’avion atterrit, laisse les moteurs tourner, débarque les passagers et en embarque d’autres, puis redécolle en 20 minutes ! Sans doute y a-t-il un lien avec la fréquence des accidents.
Des vols quotidiens sont assurés entre les grandes destinations comme Yangon, Mandalay, Heho (lac Inle), Nyaung U (Bagan) et Thandwe (Ngapali Beach). Ailleurs, l’aérodrome, souvent rutilant, est largement sous-utilisé, si ce n’est pour une visite des dignitaires du régime.
Comme les vols internationaux, les vols intérieurs sont soumis 
au contrôle de l’immigration et de la douane.

Compagnies aériennes au Myanmar

Voici les coordonnées des compagnies aériennes à Yangon.
Air Bagan (01-504 888 ; www.airbagan.com ; 56 Shwe Taung Gyar St, Bahan). Propriété de Htoo, compagnie appartenant à Tay Za, un proche du pouvoir. 5 avions.
Air Kanbawza (01-372 977 ; www.airkbz.com ;33-49 Bank St, angle Mahabandoola Garden St et Kyauktada). Le magnat de la Kanbawza Bank, qui possède aussi Myanmar Airways International, dispose de 3 avions.
Air Mandalay (01-525 488 ; www.airmandalay.com
146 Dhamma Zedi Rd, Bahan). Coentreprise singapourienne/malaisienne possédant 3 avions.
Asian Wings (01-516 654; www.asianwingsairways.com ; 34 Shwe Taung Gyar St, Bahan). Une flotte de 4 avions.
Golden Myanmar Airlines (01-533 272 ; www.gmairlines.com ; Sayar San Plaza, New University Avenue Rd, Bahan). Deux avions circulant entre Yangon, Mandalay et Singapour.
Myanma Airways (01-373 828, 01-374 874 ; www.mot.gov.mm/ma ; 104 Strand Rd, Kyauktada). Compagnie gouvernementale.
Yangon Airways (01-652 533 ; www.yangonair.com ; 166, ét 5, MMB Tower, Upper Pansodan Rd, Mingalar Taung Nyunt)

Horaires

Comme nous l’avons entendu dans une agence de voyages de Yangon : 
“Ici, les itinéraires changent en plein vol.” Il ne s’agit pas d’une plaisanterie, surtout en ce qui concerne les vols de MA, dont les jours et heures de départ figurent rarement sur les billets. 
De cette façon, la compagnie ne se sent pas tenue d’honorer la date et l’horaire fixés au moment de la réservation.
Les horaires sont plus fiables sur les autres transporteurs, ainsi qu’entre les principales destinations telles Yangon, Mandalay, Nyaung U et Heho, en haute saison. Mieux vaut cependant toujours revérifier l’heure de départ avant 
de se rendre à l’aéroport.

Billets

Les agences de voyages vendent les billets à un prix légèrement réduit : inutile donc de s’adresser directement aux compagnies aériennes. 
Réservation et émission de billets en ligne sont proposées par Air Bagan 
et Oway (01-230 4201 ; www.oway.com.mm ; 2e ét, Bldg 6 Junction Square, Pyay Rd, Kamayut) pour toutes les compagnies aériennes.
Un aller simple coûte la moitié d’un aller-retour et peut généralement s’acheter entre six mois et 24h à l’avance. Il peut être difficile de se procurer un billet pour 
un vol partant d’une autre ville que celle où vous vous trouvez.
Aucune taxe de départ n’est perçue.

Bateau

Une vaste flotte héritée de l’ancienne Irrawaddy Flotilla Company (IFC) des années 1920 sillonne encore les principaux cours d’eau 
du Myanmar.
Naviguer sur les voies fluviales du pays requiert une grande dextérité. Pendant la saison sèche, le déplacement rapide des bancs de sable et le faible niveau de l’eau obligent les capitaines 
et leurs pilotes à suivre de près le tracé des courants.
Outre les croisières fluviales, on peut traverser la baie du Bengale entre Sittwe et Taunggok (au nord de Ngapali).

Cargos

Myanma Five Star Line (01- 295 279 ; www.mfsl-shipping.com ; 132-136 Thein Byu Rd, Botataung), les navires de la compagnie maritime appartenant à l’État, sont officiellement dévolus au seul transport de marchandises. Des passagers seraient sans doute acceptés, prochainement, pour Thandwe, Taunggok ou Sittwe, ou vers le sud à destination de Dawei, de Myeik ou de Kawthoung.

Ferrys et bateaux privés

Propriété du gouvernement, l’Inland Water Transport (IWT ; www.iwt.gov.mm) gère des bateaux plutôt vétustes, qui offrent pourtant un excellent aperçu de la vie locale. Sur les ferries longue distance, les passagers sont très souvent des commerçants qui font halte sur le parcours pour livrer et récupérer des marchandises. 
Sur le trajet très fréquenté Yangon-Pyay-Mandalay, long de 423 km, on dénombre ainsi 28 embarcadères où les marchands se livrent à leur négoce. Les bureaux d’IWT, installés en général près des embarcadères, fournissent renseignements et horaires, et vendent en principe des billets. Officiellement, seuls les dollars sont acceptés.
Certains trajets courts, comme entre Bagan et Pakokku, se font à bord de petits ferries couverts, en bois, accueillant environ 25 personnes. Vous pouvez aussi négocier une place sur des navires privés plus petits. Tout au long de ce guide, nous avons donné la priorité à ce mode de transport, mais ils sont moins sûrs que les ferries du gouvernement, 
bien plus gros. En 2004, un petit bateau entre Sittwe et Mrauk U s’est retourné pendant un orage, causant la mort de plusieurs touristes italiens.

Bateaux de luxe

Plusieurs bateaux de croisière naviguent sur les cours supérieur et inférieur de l’Ayeyarwady.
Amara Cruise (www.amaragroup.net) : Détenue par un Allemand et son épouse birmane, cette compagnie organise des croisières de Mandalay à Bagan (4 jours, 3 nuits, s/d à partir de 1 230/1 520 €) et Bhamo (7 jours, 6 nuits, s/d à partir de 2 390/2 980 €). Ses deux bateaux 
en teck sont à la fois relativement neufs et aménagés dans un goût traditionnel ; 
de taille moyenne, ils sont équipés de 7 cabines confortables. La compagnie gère aussi une association caritative locale, l’Amara Foundation (www.amara-foundation.com), qui soutient des projets dans le delta de l’Ayeyarwady. C’est le bateau choisi par l’agence Fleuves du monde.
Pandaw Cruises (www.pandaw.com) : Un éventail de croisières très haut de gamme (et coûteuses) à bord de répliques en teck et en cuivre de la flotte de l’ancienne compagnie fluviale IFC, comme celle de 14 nuits entre Yangon et Mandalay (s/d à partir de 3 463/6 920 $US, soit 2 528/5 052 €) ou celle de 20 jours sur la Chindwin et le cours supérieur de l’Ayeyarwady (s/d 6 837/11 403 $US, soit 4 991/8 324 €).
Paukan Cruises (www.ayravatacruises.com) : Croisières de 1 ou 2 jours entre Mandalay et Bagan (s/lits jumeaux à partir de 680/1 560 $US, soit 496/1 139 €) à bord de bateaux à vapeur magnifiquement restaurés, et jusqu’à 10 jours avec escales le long de la Chindwin (s/lits jumeaux 6 280/9 560 $US, soit 4 584/6 979 €).
Road to Mandalay (www.orient-express.com) : Faisant partie de la chaîne de luxe Orient Express, cette entreprise propose des croisières de 3 à 11 nuits sur ses deux bateaux. Le Road to Mandalay, avec ses 43 couchettes –ce qui est plutôt grand pour l’Ayeyarwady –, est équipé d’une piscine et d’un centre de bien-être. 
En haute saison, il navigue surtout entre Bagan et Mandalay, et quelquefois jusqu’à Bhamo. 
Le tout récent Orcaella dispose de 4 ponts et de 25 cabines, d’un petit bassin sur le pont supérieur, d’un centre de fitness et de bien-être et d’une boutique. Croisières courtes à partir de 1 640 £ (2 015 €) par personne.
Sanctuary Ananda (44-20-7190 7728 ; www.sanctuaryretreats.com). Ce navire flambant neuf construit au Myanmar sera inauguré en décembre 2014. Il comprend 20 suites réparties sur 3 ponts, un petit bassin sur le pont supérieur 
et un spa/gymnase à l’intérieur. Toute une gamme de croisières, allant de 3 jours de Bagan à Mandalay (à partir de 1 221 $US/personne, soit 890 €) à une expédition de 11 jours de Mandalay à Yangon (5 214 $US, soit 3 800 €).

Bus

Presque toujours plus rapides et moins onéreux que leur pendant ferroviaire, les bus se déclinent ainsi : bus express de luxe climatisés, bus confortables sans climatisation, bus locaux et minibus pouvant accueillir 32 passagers. Contrairement au train, la plupart des bus sont gérés par des compagnies privées.

Classes et conditions de voyage

Desservies par de nouveaux bus express climatisés, les lignes longue distance, offrent le plus grand confort. La circulation se fait essentiellement de nuit, car les bus démarrent entre 16h et 22h, voire plus tard, et arrivent à destination au petit matin (souvent vers 5h ou 6h). Il y a plusieurs raisons à cela. Les Birmans ne peuvent pas se permettre de perdre une journée de travail et préfèrent donc voyager la nuit ; de plus, ne pas rouler aux heures les plus brûlantes de l’après-midi, évite la surchauffe.
Si vous voulez voyager dans un véhicule climatisé sans faire tout le trajet, vous devrez en principe payer le prix complet (pour aller de Mandalay à Taungoo, 
par exemple, vous acquitterez le prix du billet pour Yangon) et prévoir une arrivée au beau milieu de la nuit. De même, en payant le prix complet, vous pouvez monter dans un bus en cours de trajet (prendre le bus Mandalay-Yangon à Meiktila par exemple). Renseignez-vous auprès de votre pension ou de votre hôtel.
Des bus de même taille mais plus anciens et sans climatisation effectuent des trajets plus courts, comme la liaison directe Yangon-Pyay ou Pyinmana-Yangon. 
Des bus locaux ou des minibus de 32 places sillonnent également les routes. Les couloirs sont généralement encombrés de sacs de riz, de légumes ou de poisson séché. Les planchers le sont parfois aussi, vous obligeant à passer des heures les genoux repliés sous le menton, sans pouvoir vous lever pour vous dégourdir les jambes. Tâchez de vous asseoir aux deux premiers rangs, qui offrent une meilleure visibilité et sont parfois moins encombrés.
La durée des trajets en transport public est élastique. Les pannes sont fréquentes, quel que soit le type de bus. Les plus anciens doivent souvent s’arrêter pour arroser d’eau leur moteur en surchauffe. L’état très médiocre de certaines routes favorise les crevaisons.

Tarifs

Contrairement au train, à l’avion et à la plupart des bateaux, les billets de bus peuvent se payer en kyats. De la même manière, les touristes paient plus cher que les habitants – le tarif est parfois “fixé” sur place. 
En général, les minibus, les bus locaux à 32 places, les bus express non climatisés et les bus de luxe facturent à peu près les mêmes prix sur un même itinéraire. 

Réservations

De novembre à février, il est plus sage de réserver quelques jours auparavant 
sa place à bord des bus sur les grandes lignes, comme Bagan-lac Inle. 
Les réservations s’effectuent dans tous les bus, quel que soit leur type. Demandez à voir le véhicule pour pouvoir réserver la place que vous souhaitez.

En stop

Le stop n’étant vraiment sûr dans aucun pays, nous le déconseillons. 
Les voyageurs qui décident d’y avoir recours doivent savoir qu’ils prennent un risque réel, aussi minime soit-il. Si vous décidez de le pratiquer quand même, circulez à deux et informez un tiers de vos intentions.
Raison supplémentaire d’éviter ce mode de transport au Myanmar : les conducteurs birmans ne connaissent pas toujours les zones interdites aux étrangers et peuvent vous y emmener involontairement. Ils encourent alors une punition.

Train

Les opinions sur le service ferroviaire birman sont extrêmement diverses. Pour certains, un trajet en train dans un vieux wagon bringuebalant, assis sur un siège dur, n’a rien d’une partie de plaisir. D’autres apprécient ce mode de transport qui permet de rejoindre des destinations inaccessibles par la route 
et d’entrer en contact avec la population locale.
Ce qui est certain, c’est que comparé au même trajet en bus, le train prend plus de temps, sans compter les retards (parfois jusqu’à 12 heures). Cela coûte aussi plus cher. Un fauteuil en 1re classe entre Yangon et Mandalay vaut 33 $US, contre environ 20 $US pour une place en bus climatisé.

Réseau ferroviaire

Introduit par les Britanniques en 1877, le chemin de fer du Myanmar, qui débuta par la ligne Yangon-Pyay (262 km), continue à s’étendre. Le réseau comptait 5 403 km de voies à écartement de 1 m et 858 gares. L’extension du réseau des voies ferrées est actuellement en cours de construction entre Sittwe, dans l’ouest du pays, et Myeik (Mergui) dans le Sud. 
Les 647 km de voies ferrées entre Yangon et Mandalay, via Bago, Nay Pyi Taw et Thazi, sont les seuls empruntés couramment par les visiteurs. En voici d’autres à envisager :

  • De Bagan à Yangon via Taungoo et Kyaukpadaung
  • De Mandalay (ou Pyin Oo Lwin) à Lashio (ou Hsipaw), qui couvre un terrain vallonné dépourvu de route (Paul Theroux a réussi à parcourir cet itinéraire à l’époque où il était interdit aux étrangers, ce qu’il décrit dans son livre Railway Bazar)
  • De Yangon à Mawlamyine via Bago, Kyaiktiyo et Mottawa
  • De Pyinmana à Kyaukpadaung (à 50 km au sud de Bagan)
  • De Thazi à Shwenyaung (à 11 km au nord du lac Inle)
  • De Yangon à Pyay.

Un express relie désormais Bagan/Nyaung U et Mandalay, d’où partent 3 lignes secondaires : l’une dessert le Nord-Ouest en franchissant le pont sur l’Ava et monte vers Ye-U, une autre part droit au nord vers Myitkyina dans l’État kachin, tandis que la troisième se dirige au nord-est et passe par Pyin Oo Lwin pour gagner Lashio, dans le nord de l’État shan. 
Les trains portent un numéro complété du suffixe “Up” quand ils vont vers le nord et “Down” quand ils se dirigent vers le sud. Ces numéros ne figurent pas toujours sur les billets.

Classes et confort

Les express comprennent 2 classes, supérieure et ordinaire, et beaucoup de trains offrent également des couchettes. Sièges inclinables et possibilité de réservation caractérisent la classe supérieure ; sièges durs et droits, ne pouvant être retenus, sont le lot de la classe ordinaire. Sur certains trains, il existe aussi une 1re classe, dont le confort se situe un cran au-dessous de la classe supérieure.
Les couchettes (4 personnes) comportent la climatisation (qui fonctionne ou pas), les draps et couvertures, ainsi que des toilettes particulières – nous en avions une à nous tout seul de Bagan à Yangon, mais sans couloir, donc aucun accès au reste du train ! 
Si vous avez envie de vous dégourdir et de rencontrer les autres passagers, mieux vaut prendre un billet de classe supérieure.
Les trains longue distance comportent un wagon-restaurant (servant du riz sauté et des nouilles) ouvert aux passagers voyageant en 1re classe, en classe supérieure ou en couchette. Votre commande sera servie, sur demande, dans votre compartiment. 
Les haltes fréquentes vous permettent aussi d’acheter toutes sortes d’en-cas aux vendeurs ambulants qui attendent sur le quai. Les trains sont dotés de lavabos, et de toilettes qui restent assez sommaires. Si vous avez du mal à dormir assis, vous pourrez parfois louer un matelas en bambou à étaler par terre dans le couloir ou sous les sièges. Il arrive que les nuits soient fraîches : apportez une veste et/ou une couverture.
Les trains express sont bien supérieurs à la moyenne des trains birmans ordinaires, qui sont presque toujours en retard – que dire d’un trajet de 12 heures qui prend 15 heures de plus que prévu ? Le train Mandalay-Myitkyina met souvent 40 heures au lieu des 24 heures annoncées ! Même sur la ligne Yangon-Mandalay, bien plus fréquentée, les retards ne sont pas rares, notamment à la saison des pluies lorsque les routes sont inondées.

Réservations

Sur les lignes principales, vous devriez pouvoir acheter un billet directement à la gare, au même guichet que les Birmans. Le paiement est souvent exigé en dollars américains. Dans les petites gares où les agents n’ont pas l’habitude de voir des étrangers, il faut parfois s’armer de persévérance pour obtenir un ticket.
MTT garde des places pour les étrangers, donc même si le train annonce complet, vous obtiendrez peut-être une place. En général, il suffit de réserver un jour ou deux à l’avance.
En revanche, pour louer une des couchettes très convoitées, il faut s’y prendre au moins 2 jours auparavant, et davantage en haute saison (novembre-mars) car elles sont retenues des semaines à l’avance. Si vous avez une place assise à bord d’un train comportant des couchettes, tentez votre chance après l’embarquement : en cas d’annulation de dernière minute, troquez votre place assise contre une couchette en payant directement le supplément au contrôleur. 
Si vous avez des difficultés à acheter un billet ou à vous faire comprendre, cherchez le chef de gare (yonepain 
en birman) : c’est la personne la plus susceptible de parler anglais et de vous trouver une place.

Transports urbains

Les grandes villes du pays présentent un large éventail de moyens de transport : bus municipaux (ka), rickshaws ou trishaw (saiq-ka, ou “side-car”), calèches (myint hlei), carrioles tirées par des bœufs, taxis (taxi), petits tricycles modernes à moteur, apparentés aux tuk-tuk thaïlandais (thoun bein, ou “trois-roues”), petits “taxis bleus” Mazda à quatre roues (lei bein, ou “quatre-roues”), et pick-up japonais modernes (lain ka, ou “line car”). 
Dans les petites villes, les calèches et les trishaw prédominent. Dans les plus grandes villes (Yangon, Mandalay, Pathein, Mawlamyine et Taunggyi), 
les bus publics desservent des lignes régulières le long des principaux axes pour un prix fixe ne dépassant pas 25 à 100 K par personne.Les tarifs normaux des taxis, des trishaw et des calèches sont parfois gonflés pour les étrangers. Le trajet entre la gare routière et un hôtel central, soit 2 km ou plus, coûte environ 1 000 K ou 1 500 K. Avec un peu d’obstination, une course dans le centre se négocie entre 500 K et 1000 K, mais la première proposition atteint souvent plusieurs fois le prix normal.

Pick-up 

Les pick-up de fabrication japonaise possèdent un plateau couvert à l’arrière où sont aménagées trois rangées de sièges. 
La plupart desservent de courts trajets en faisant de nombreuses haltes pour charger des passagers ou des marchandises. 
Ils sont souvent bondés (mais jamais “pleins” si on en croit le chauffeur). Les pick-up assurent des liaisons utiles ou indispensables, comme Mandalay-Amarapura, Myingyan-Meiktila, Bagan-mont Popa, et le Rocher d’Or à Kyaiktiyo. Contrairement aux bus, les départs ont lieu régulièrement tout au long de la journée.
Les prix ne sont pas forcément plus avantageux que pour les trajets de même longueur effectués dans les bus locaux, et ils doublent 
à la tombée du jour. Les sièges à l’avant coûtent de 25 à 50% plus cher. 
La dépense en vaut souvent la peine car vous aurez plus de place pour étendre vos jambes. Vous aurez parfois à partager votre siège avec un moine voyageant gratuitement, mais vous obtiendrez en général exactement ce pour quoi vous avez payé (“tout l’avant”), contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays du Sud-Est asiatique. 
Les pick-up partent en principe de la gare routière (dans certaines localités, 
ils stationnent sous un grand banian dans le centre), 
puis sillonnent les rues du centre-ville pour prendre d’autres passagers.

Vélo

Cette solution idéale pour découvrir le pays est également le mode de transport n° 1 pour les Birmans. Vous louerez facilement des vélos un peu partout dans le pays.

En ville

Dans les lieux touristiques comme Mandalay, Bagan et le lac Inle, guettez les pancartes “bike rental”. 
Les prix débutent à 1 000 K par jour ; dans les hôtels haut de gamme et quelques villes secondaires, vous débourserez jusqu’à 4 000 K. Les pensions louent souvent des vélos ; sinon, le personnel peut vous aider dans votre recherche. Examinez soigneusement l’état du vélo, notamment freins et pédaliers. Les deux-roues de location sont souvent pourvus d’une sacoche et d’une sonnette, mais n’espérez pas qu’on vous fournisse un casque (apportez le vôtre !).
Des modèles indiens, chinois ou thaïlandais plus robustes (à partir de 100 $US) sont aussi proposés à l’achat. Des vélos de meilleure qualité sont parfois fournis aux voyageurs par les agences de voyages : renseignez-vous (par exemple Exotissimo dans New Bagan).
En dehors de Yangon et Mandalay, la circulation automobile est assez faible.

Trajets longue distance

Quelques visiteurs apportent leur vélo de randonnée au Myanmar. Le passage à la douane ne semble pas poser de problème si vous faites les déclarations exigées. Dans la plupart des régions ouvertes au tourisme, les dénivellations sont de faible importance. En revanche, les régions frontalières, surtout les États shan, karen, kayah et chin, sont plutôt montagneuses. Partout, 
vous aurez l’occasion de pédaler en dehors des routes, sur des pistes. Dans le Nord particulièrement, où les routes principales ont tout d’une voie secondaire, un solide VTT serait préférable à un vélo de randonnée.
Voici quelques-uns des principaux circuits :

  • De Thazi au lac Inle via Kalaw
  • De Pyin U Lwin (Maymyo) à Lashio via Hsipaw
  • De Mandalay à Bagan via Myingyan
  • De Mandalay à Monywa, Pyin U Lwin, Sagaing, Inwa (Ava) ou Amarapura

La période la plus favorable sur le plan météorologique s’étend de novembre à février. 
Si vous apportez votre vélo, n’oubliez pas de vous munir de pièces détachées. Les marchands de vélos, présents dans la plupart des villes, ne vendent souvent que des pièces de fabrication chinoise ou birmane pour des vélos à une vitesse. 
Vous y acheterez des casques de moto de mauvaise qualité, dont beaucoup sont ornés de svastikas – une simple mode et non une prise de position politique. Apportez des vêtements réfléchissants, prenez une assurance et abstenez-vous de vous déplacer la nuit.
En voyageant à vélo, vous serez amené à loger dans des villes très peu fréquentées par les touristes et dépourvues d’hébergements habilités à vous accueillir. Il vous faudra demander l’autorisation du bureau de l’immigration du lieu. Faites preuve de patience. La plupart des cyclistes obtiennent un permis d’une nuit, mais les formalités administratives, accompagnées de force froncements de sourcils, peuvent prendre une bonne heure. 
Si vous prenez le bus, vous pourrez installer votre vélo dans le coffre situé sous le châssis du véhicule, moyennant le paiement 
d’un petit supplément. 
À bord des petits bus, vous pouvez demander à acheter un “siège” pour votre vélo.
Certains circuits à vélo permettent de relier les grands sites du Myanmar. Par exemple, vous parcourrez l’autoroute de Pyay jusqu’à Bagan puis Mandalay, et rentrerez à Yangon via Meiktila et Taungoo. 
Les régions montagneuses, comme le lac Inle, sont moins confortables, mais magnifiques à vélo.
Compagnies recommandées :
Bike World Explores Myanmar (BWEM ; 01-527 636 à Yangon ; 
www.cyclingmyanmar.com). Basée à Yangon, cette compagnie vend et loue des vélos, tout en prodiguant des conseils. 
Elle propose 8 itinéraires allant d’une journée facile autour de Yangon (à partir de 140 $US) à des circuits aventure de 10 jours dans l’État chin 
(à partir de 1 128 $US).
Exotissimo (01-860 4932 à Yangon ; www.exotissimo.com ; 147 Shwegonedine Rd, Bahan). Cette agence de Bangkok représentée au Myanmar propose des circuits haut de gamme de Mandalay à Bagan, dans les collines shan et 
des sites de l’État môn.
Spice Roads (02-381 7490 à Bangkok ; www.spiceroads.com). Également basée à Bangkok, Spice Roads programme 2 itinéraires de 14 jours (8 jours à vélo) à partir de 2 150 $US/personne. L’un des parcours suit une partie de l’ancienne route entre Pyin Oo Lwin et Mandalay.
Think Asia Travel & Tours (01-230 1293 ; 
www.thinkasia-tours.com/ ; 3e ét, 14 Mar Ga Rd, Ahlone). Agence basée à Yangon, organisant des circuits à vélo au lac Inle, à Kalaw et à Mandalay.

Voitures et motos

Les visiteurs qui veulent éviter l’avion ou de longues nuits en bus (courbatures garanties) choisissent souvent de louer une voiture avec un chauffeur pour couvrir une partie ou l’ensemble du trajet. C’est une bonne solution, mais pas toujours bon marché. Pour conduire soi-même, il faut en obtenir l’autorisation auprès de l’agence gouvernementale MTT et de la Road Transport Administration Department (RTAD ; 01-36113). Vous devez impérativement être accompagné en permanence par un habitant (certains expatriés ignorent cette restriction en s’enregistrant auprès de la RTAD).
Les routes sont parfois en mauvais état, mais moins qu’au Vietnam, au Cambodge ou au Laos, et la circulation est relativement faible, comparée aux routes thaïlandaises ou vietnamiennes. Sur les 24 000 km de routes, près de la moitié est goudronnée ; le reste est gravillonné ou réduit à de simples pistes.

Louer une voiture avec chauffeur

Le meilleur endroit pour trouver un chauffeur, pour tout le voyage en particulier, est à Yangon, mais la plupart des agences de voyages et les pensions de tout le pays peuvent vous trouver un “taxi” ou une “voiture privée”, et notamment pour 
se rendre vers des destinations comme Bagan, Mandalay ou le lac Inle.
Avant de commencer vos recherches, sachez qu’il existe trois types de véhicules :
Voitures touristiques – véhicules assez récents et climatisés, fournis par une société qui assure une assistance et la réparation en cas de panne. C’est le choix le plus confortable (la climatisation est appréciable sur les routes brûlantes et poussiéreuses), mais aussi le plus coûteux : entre 200 et 400 $US par jour, selon la durée du voyage. Ce tarif couvre l’essence jusqu’à 12 heures de route par jour, et toutes les dépenses du chauffeur.
Taxis – l’option intermédiaire. Aujourd’hui, les taxis climatisés circulent en nombre dans les rues de Yangon. En louer un vous coûtera entre 60 et 80 $US la journée.
Voitures privées – le choix le moins coûteux. Ces “voitures privées” appartiennent à des chauffeurs indépendants. 
En guise de climatisation, vous devrez baisser vos vitres. Leur état est aussi variable que leurs tarifs – et n’espérez pas trop être dépanné si le moteur rend l’âme entre Bago et Taungoo… Elles coûtent de 60 à 80 $US/jour en location. 
Il n’existe pas de loueurs à proprement parler mais les agences de voyages de Yangon, Mandalay et Bagan, de même que les pensions et les hôtels des autres villes peuvent vous trouver une voiture avec chauffeur. 
Parmi les modèles de voiture de location les plus recherchés et les plus fiables figurent des Toyota à hayon arrière d’occasion, importées du Japon et réaménagées ; les Toyota Chasers sont d’une meilleure qualité. 
Le Myanmar assemble aussi ses propres jeeps Mazda (“MJ”), avec 85% 
de pièces fabriquées sur place. Ce véhicule, monopole d’État, est bien adapté à la conduite sur piste. Les jeeps américaines de la Seconde Guerre mondiale, les Willys, qu’on voyait autrefois partout dans les campagnes, sont 
de plus en plus rares.

Carburant et péages

L’essence coûte 4 200 K le galon. Dans les zones rurales, il n’est pas rare 
de voir des étals vendant des bouteilles d’essence sur le bord des routes.
Les déplacements en voiture s’accompagnent de petits frais d’un autre genre, tels que les “péages” de 50 ou 100 K demandés à l’entrée de bien des villes 
et villages – un lointain souvenir des tributs prélevés sur les voyageurs au temps des seigneurs de la guerre. 
Les automobilistes birmans sont passés maîtres dans l’art de tendre leurs billets aux collecteurs en ralentissant à peine.
Les véhicules privés empruntant la nouvelle voie rapide de Yangon à Mandalay s’acquittent de 4 500 K au péage, et de 2 500 K jusqu’à Nay Pyi Taw.

Motos et mobylettes

Il est parfois possible de louer une moto ou une mobylette, bien que peu d’habitants le proposent – les autorités ne voient pas cela d’un bon œil, ne voulant surtout pas avoir à gérer les complications en cas d’accident. À Mandalay et à Myitkyina, par exemple, louer une moto coûte 10 000 K par personne et par jour. Le port du casque est obligatoire dans la plupart des villes. Il ne l’est pas pour les cyclistes. Motos et mobylettes sont interdites à Yangon.

 

Mis à jour le : 23 janvier 2015

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