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El Retiro et les musées d’art

Le quartier de l’art par excellence de Madrid abrite trois des plus prestigieux et fascinant musées d’Europe, exposant des siècles d’art du continent. En dehors de ses musées, le Paseo del Prado est un boulevard bordé d’arbres, d’une singulière beauté, flanqué de musées et de jardins. À l’est se trouve l’un de nos endroits favoris à Madrid, le Parque del Buen Retiro.
Sylvain Sonnet/Getty Images ©

L’essentiel en un jour

M Visitez le musée du Prado à l’ouverture pour éviter la foule ; et restez-y au moins 2 heures, voire plus si vous ne comptez pas y retourner. En repartant, reposez-vous au Real Jardín Botánico, avant de déguster des tapas parmi les plus innovantes de Madrid à l’Estado Puro.
R Il serait difficile de visiter les trois musées en une seule journée : choisissez entre le Museo Thyssen-Bornemisza (un grand voyage dans le monde de l’art européen) et le Centro de Arte Reina Sofía (art moderne et contemporain, dont Guernica de Picasso). Après quelques heures dans le musée de votre choix, arrêtez-vous à l’Iglesia de San Jerónimo El Real et à la Plaza de la Cibeles sur le chemin du Parque del Buen Retiro. Puis passez autant de temps que possible dans ses magnifiques jardins.
N Après un dîner à Viridiana, Kapital est votre unique option pour la soirée, mais ouvre rarement avant minuit. Les proches bars de Huertas sauront vous faire patienter.

À ne pas manquer

El Dos de Mayo (Goya)

On retrouve Goya aux trois étages du Prado, mais commencez par l’extrémité sud du rez-de-chaussée ou du niveau inférieur. Dans les salles 64 et 65, El Dos de Mayo (Le 2 mai) et El Tres de Mayo (Le 3 mai) comptent parmi les toiles les plus emblématiques de Madrid ; elles dépeignent la révolte contre les Français de 1808 et les exécutions d’insurgés qui suivirent à Madrid.

Pinturas Negras (Goya)

Les salles 66 et 67 renferment les inquiétantes “peintures noires” de Goya, ainsi nommées en raison de l’aspect animal et déformé des personnages. Saturno Devorando a Su Hijo (Saturne dévorant son fils) évoque une humanité torturée qui se débat, tandis que La Romería de San Isidro (Le Pèlerinage à l’ermitage de San Isidro) et Aquelarre (El Gran Cabrón) sont dominés par les visages fascinants des âmes condamnées.

El Coloso

El Coloso (Le Colosse), une œuvre digne de Goya, fut longtemps considérée comme appartenant à la collection Pinturas Negras du maître, jusqu’à ce qu’en 2008, les experts du Prado en décident autrement. Le tableau et son histoire se trouvent à côté des peintures noires.

La Família de Carlos IV (Goya)

La Famille de Charles IV retranscrit sur toile un petit bout d’histoire espagnole. On y voit la famille royale en 1800, avec Ferdinand (qui deviendra Ferdinand VII), vêtu de bleu, sur la gauche. Sa promise n’a pas encore été choisie, c’est peut-être pour cela que Goya dissimule son visage. L’artiste s’est représenté à l’arrière-plan comme le fit Velázquez sur Les Ménines.

Goya toujours…

Au 1er étage, parmi les autres œuvres de Goya, se trouvent deux peintures à l’huile très connues et intrigantes : La Maja Vestida (La Maja vêtue) et La Maja Desnuda (La Maja nue). On considère souvent ces portraits comme étant ceux de la duchesse d’Albe, l’hypothétique maîtresse de Goya.

Las Meninas (Velázquez)

Les Ménines (salle 12), œuvre achevée en 1656, qui dépeint l’infante Marguerite, est la plus admirée des peintures de Velázquez. L’artiste s’est représenté peignant ceux qui apparaissent dans le mirroir derrière lui et qui seraient, selon certains experts, le roi et la reine. Sa maîtrise de la lumière et de la couleur y est mise en avant comme nulle part ailleurs.

Portraits royaux (Velázquez)

Les salles 14 et 15, voisines des Ménines, renferment d’autres chefs-d’œuvre de Velázquez. Observez ses portraits des membres de la famille royale – Philippe II, Philippe IV, Marguerite d’Autriche (plus jeune dans Les Ménines), ainsi que le prince Baltasar Carlos et Isabelle de France qui, à cheval, semblent jaillir des tableaux.

La Rendición de Breda (Velázquez)

La Reddition de Breda, chef-d’œuvre de Velázquez, dépeint le moment où, en 1625, le général espagnol Ambrosio Spinola accepta la capitulation de la ville néerlandaise de Breda, après un long siège. L’écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte mêle fantastique et réalité dans son roman Le Soleil de Breda, affirmant que son personnage, le capitaine Alatriste, apparaissait initialement sur la peinture et qu’il aurait été effacé par Velázquez.

Autres maîtres espagnols

Si les peintres espagnols ont aiguisé votre curiosité, ne manquez pas Bartolomé Esteban Murillo, José de Ribera et les figures austères de Francisco de Zurbarán. Les personnages élancés et torturés caractéristiques du Greco, maître du XVIe siècle adopté par l’Espagne, ses peintures aux couleurs vives et presque surréalistes, comptent aussi parmi les œuvres majeures du musée.

La Condesa de Vilches (Madrazo)

Le peintre était un ami du modèle. C’est peut-être la raison pour laquelle il réussit à transmettre sa grâce et sa sensualité. L’éclat de son regard et son léger sourire témoignent d’une sympathie réciproque.

La collection flamande

La remarquable collection d’art flamand du Prado comprend aussi les œuvres de Rubens (1577-1640). Las Tres Gracias (Les Trois Grâces) et Adoración de los Reyes Magos (L’Adoration des Mages) sont les plus connues. Parmi les autres belles œuvres figurent Le Triomphe de la mort de Pieter Bruegel et celles réalisées par Antoon Van Dyck.

El Descendimiento (Van Der Weyden)

La Descente de Croix de 1435 est originale par la taille, certes, mais surtout en raison de la présence d’arbalètes dans les coins supérieurs de la toile, qui font écho aux corps de Marie et du Christ (la toile fut commandée par une confrérie d’arbalétriers). La peinture correspondait autrefois à la partie centrale d’un triptyque.

Le Jardin des délices (Bosch)

Ne manquez surtout pas l’étrange et merveilleux Jardin des délices (salle 56A) de Jérôme Bosch (vers 1450-1516). Une explication définitive à cette œuvre hallucinatoire n’a encore pu être trouvée.

Le Greco

Cet artiste d’origine grecque est considéré comme le plus grand des peintres de la Renaissance espagnole au Prado. Une trentaine de ses peintures y sont exposées, L’Annonciation et La Fuite en Égypte furent réalisées en Italie, avant l’arrivée du Greco en Espagne. La Trinité et Chevalier à la main sur la poitrine comptent parmi ses œuvres majeures.

Judith lors du banquet d’Holopherne (Rembrandt)

L’unique toile de Rembrandt présente au Prado fut achevée en 1634 ; remarquez la signature de l’artiste et la date sur l’accoudoir du fauteuil. L’œuvre montre un maître au sommet de son art, maîtrisant parfaitement le clair-obscur, ainsi que les étonnants détails du vêtement et du visage.

L’Empereur Charles V à cheval (Titien)

Considérée comme l’un des plus beaux portraits royaux équestres de l’histoire de l’art, cette œuvre du XVIe siècle serait à l’origine des peintures similaires de Velázquez, un siècle plus tard. Titien (1488-1576), l’un des grands maîtres de la Renaissance, entrait dans sa période la plus célèbre lorsqu’il réalisa cette toile, largement reconnue comme l’un de ses chefs-d’œuvre.

Les autres œuvres…

Peu importe le temps passé au Prado, il y a toujours plus à découvrir, comme, par exemple, les peintures de Dürer, Raphaël, le Tintoret, Sorolla, Gainsborough, Fra Angelico, Tiepolo, etc.

Edificio Villanueva

Achevée en 1785, l’aile ouest (Edificio Villanueva) correspond au Palacio de Villanueva néoclassique. Il abritait la cavalerie des troupes napoléoniennes de 1808 à 1813. En 1814, le roi Ferdinand VII décida d’en faire un musée. Cinq ans plus tard, le musée du Prado ouvrit avec 311 peintures espagnoles.

Edificio Jerónimos

L’aile est du Prado (Edificio Jerónimos) fait partie de l’éblouissante extension du musée. Elle est consacrée aux expositions temporaires (servant généralement à dévoiler les chefs-d’œuvre du Prado conservés en réserve par manque de place sur les murs). Les cloîtres du 2e étage représentent son principal intérêt. Construits en 1672 en granit local, les cloîtres étaient, il y a peu encore, accolés à l’Iglesia de San Jerónimo El Real, adjacente.

Casón del Buen Retiro

Cet édifice dominant le Parque del Buen Retiro abrite une bibliothèque universitaire dirigée par le musée du Prado voisin. Le Prado organise des visites guidées de l’éblouissante salle des ambassadeurs, surmontée de L’Apothéose de la monarchie espagnole, une étonnante fresque au plafond réalisée par Luca Giordano en 1697.

Iglesia de San Jerónimo El Real

À l’arrière du musée du Prado, cette chapelle(91 420 35 78 ; Calle de Ruiz de Alarcón ; 10h-13h et 17h-20h30 lun-sam oct-juin, horaires variables juil-sept ; Atocha, Banco de España) était traditionnellement fréquentée par la famille royale espagnole. C’est ici que le roi Juan Carlos Ier fut couronné en 1975 après la mort de Franco. L’intérieur, tantôt sobre, tantôt splendide et de style isabélin, est en réalité une reconstruction du XIXe siècle. Ce qui restait des anciens cloîtres a été incorporé au musée du Prado.

Mis à jour le : 26 janvier 2017

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