-->

Kotor : Les incontournables

Ce qu'il ne faut pas manquer à Kotor

La meilleure chose à faire à Kotor est de se perdre dans le dédale des rues. La ville étant toute petite, vous ne tarderez pas à en connaître tous les recoins… toutefois, il y a quantité de vieilles églises à découvrir et de places ombragées où s’arrêter prendre un café.

Porte de la Mer                                             

(Vrata od Mora). Construite pendant la période vénitienne (1420-1797), en 1555, la principale entrée de la ville arbore le lion ailé de saint Marc, symbole de Venise, que l’on retrouve en d’autres lieux de la ville. Une inscription au-dessus de la porte rappelle la date de la libération de la ville de l’occupation nazie, avec l’étoile communiste et une citation de Tito. En passant sous l’arcade, observez le relief du XVe siècle représentant la Vierge et l’Enfant entourés de saint Tryphon et saint Bernard. De l’autre côté, sur la Trg od Oružja (place d’Armes), la curieuse pyramide de pierre située devant la tour de l’Horloge (1602) est un ancien pilori où les citoyens coupables de fautes étaient exposés à la vindicte publique.

Cathédrale Saint-Tryphon                      

(Katedrala Sv Tripuna ; Trg Sv Tripuna ; 2 € ; 8h-19h). Édifiée au XIIe siècle, reconstruite à plusieurs reprises après des séismes, la cathédrale catholique est le monument le plus remarquable de Kotor. Les deux clochers baroques ont été ajoutés après la destruction totale de la façade, en 1667 – celui de gauche ne fut jamais achevé. Avec ses colonnes corinthiennes élancées et ses piliers de pierre rose soutenant une série de hautes voûtes, l’intérieur, tout en teintes douces, est un chef-d’œuvre d’architecture romane. Le retable de vermeil sculpté est le trésor le plus précieux de la ville. Un escalier mène au reliquaire, une chapelle abritant de belles icônes, un inquiétant crucifix (1288) ainsi que, derrière une grille, des reliques de saints dont celles du patron de la ville, l’un des premiers martyrs, vénéré aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes.

Musée maritime du Monténégro                                        

(Pomorski muzej Crne Gore ; www.museummaritimum.com ; Trg Bokeljske Mornarice ; adulte/enfant 4/1 € ; 9h-18h30 lun-sam, 9h-13h dim avr-oct, 9h-14h tlj nov-mars). Ce superbe palais du début du XVIIIe siècle abrite un musée célébrant, sur trois niveaux, la valeureuse histoire maritime de Kotor. Un audioguide (gratuit) permet de mieux comprendre la collection comprenant photographies, peintures, uniformes, armes richement décorées et maquettes de navires.

Église Saint-Luc               

(Crkva Sv Luke ; Trg Sv Luke). Cette jolie petite église en dit long sur l’histoire des relations entre Serbes et Croates à Kotor. Édifiée en 1195 en tant qu’église catholique, Saint-Luc a possédé entre 1657 et 1812 deux autels, un catholique et un orthodoxe, pour une utilisation à tour de rôle. Elle fut ensuite transférée à l’Église orthodoxe. Des fragments de fresques du XIIe siècle ont survécu, de même que deux superbes iconostases peintes : l’une, du XVIIe siècle, se situe dans l’église principale, l’autre, du XVIIIe siècle, se trouve dans la chapelle Saint-Spyridon – un saint lui aussi vénéré par les fidèles des deux cultes.

Église Saint-Nicolas       

(Crkva Sv Nikole ; Trg Sv Luke). En pénétrant dans cette église orthodoxe (1909) sobre, on s’imprègne de l’atmosphère mystique créée par le silence, l’odeur d’encens mêlé de cire d’abeille, la beauté de l’iconostase aux panneaux d’argent sculpté, le contraste du bois sombre sur les murs gris et nus, et la lumière filtrant à travers la coupole et les vitraux tout simples.

Collégiale Sainte-Marie Église catholique

(Crkva Sv Marije Koleđate ; Trg od Drva). Cette église catholique érigée en 1221 sur le site d’une basilique du VIe siècle arbore d’imposantes portes de bronze sculptées (XXe siècle). À l’intérieur, on remarque un crucifix plus grand que nature et particulièrement sombre, ainsi que le cercueil de verre de la bienheureuse Hosanna de Kotor (1493-1565), qui vécut recluse dans une cellule adjacente à une église pour se consacrer à la prière.

Porte de la rivière     

(Porte Nord). Dans le paisible secteur nord de Kotor, à côté de la Trg od Drva (place du Bois), cette porte donne sur une douve emplie des eaux claires de la bouillonnante rivière Škurda. Elle fut construite en 1540 en mémoire de l’attaque menée l’année précédente par la marine ottomane contre la ville.

Porte du Gurdić           

(Vrata od Gurdića). Peu de touristes poussent jusqu’à ce secteur de l’extrémité sud de la ville, où les maisons ne laissent plus qu’un étroit passage menant à une porte fortifiée (dont certaines parties remontent au XIIIe siècle) et à un pont-levis au-dessus du Gurdić. Bien loin de la foule, il ne faut guère d’imagination pour se retrouver transporté dans le passé.

Remparts de la ville                     

(2 € ; 24h/24, accès payant 8h-20h mai-sept). Kotor est dominée par le mont Saint-Jean, l’un des petits sommets du massif du Lovćen. Au IXe siècle, on commença à élever des fortifications à flanc de paroi et au XIVe siècle, la ville entière était protégée derrière une enceinte, qui ne cessa d’être complétée et renforcée jusqu’au XIXe siècle. Les sportifs graviront les 1 350 marches (1,2 km) pour parvenir au sommet de la forteresse. À 260 m au-dessus du niveau de la mer, on profite du sentiment d’avoir accompli un exploit… et d’une vue inoubliable. Accès près de la porte Nord ou derrière la Trg od Salate (place de la Salade) ; évitez les heures chaudes et prenez de l’eau en quantité.
Les plus vigoureux pourront s’attaquer à l’Échelle de Cattaro, un ancien chemin de caravaniers qui démarre près de la Škurda et grimpe en lacets pour rejoindre le sentier de la Traversée des montagnes côtières, dans le parc national du Lovćen.
 

Mis à jour le : 26 octobre 2015
Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour un séjour inoubliable au Monténégro