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Prague : Si vous aimez

Prague est à la fois la petite cité d'Europe centrale appréciée des passionnés de culture et d'histoire, et la capitale mondiale des buveurs de bière. Entre ces stéréotypes, qui possèdent tous deux une part de vérité, vous découvrirez, à la lecture de ces pages, les multiples facettes qui la caractérisent.

 
Prague est souvent qualifiée de « musée d'architecture en plein air » et cet éloge mérité se confirme avec l'inscription des quartiers de Hradčany, Malá Strana, Staré Město et Nové Město sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Ses quelque 3 500 monuments culturels témoignent de son histoire agitée, entravée par des luttes incessantes pour l'indépendance au cours de multiples invasions et colonisations.
Le style roman, à son apogée durant le règne des Přemyslides (Xe et XIIe siècles) est le style architectural le plus ancien à Prague. La famille royale ordonna la construction du château de Prague et fit édifier de superbes résidences en pierre de taille, percées de petites fenêtres. La basilique Saint-Georges, à l'intérieur du château, constitue le meilleur témoignage de cette époque romane.
L'architecture gothique (XIIIe et XVIe siècles) apporta un nouvel esthétisme, avec des techniques de construction qui permettaient d'alléger les structures et de leur donner une nouvelle élégance. Elle s'impose par des arcs brisés, des flèches fuselées et des voûtes à nervures. Ce style s'épanouit à l'époque prospère du règne de Charles IV qui choisit Prague comme capitale du Saint Empire romain germanique et qui fit bâtir la cathédrale Saint-Guy et le pont Charles.
À Prague, l'architecture Renaissance est un rappel de l'occupation autrichienne, lorsque les Habsbourg s'emparèrent du trône de Bohême au début du XVIe siècle. Ils convièrent les architectes et les décorateurs italiens pour embellir la cité royale. Tout en symétrie et élégance, le style italien s'exprimait en exubérantes décorations que les artistes adaptèrent aux critères esthétiques locaux, pour créer un style Renaissance particulier à la Bohême. Le terrible incendie de 1541 détruisit une grande partie des quartiers de Hradčany et de Malá Strana qui furent alors reconstruits selon le style de l'époque. Les façades s'ornèrent de sgraffites, une technique de décoration murale par couches qui crée une impression de perspective. La façade du palais Schwarzenberg en offre de beaux exemples.
L'exubérance baroque s'épanouit au moment où les Habsbourg catholiques imposent leur autorité aux Pragois, à majorité protestante, après la guerre de Trente Ans (1618-1648). Des palais, des villas, des hôtels particuliers, des jardins ornementaux et surtout des églises furent érigées en grand nombre, notamment à Malá Strana. L'église Saint-Nicolas, avec son dôme vert, illustre admirablement cette grandeur un peu pompeuse du baroque.
Au XIXe siècle, alors que la conscience nationale tchèque se réveille, à une période appelée Renaissance nationale tchèque, le gouvernement fit construire de nombreux bâtiments publics tels le Théâtre national néo-Renaissance ou le Musée national. L'architecture exprimait alors un nouvel orgueil national à travers l'Art nouveau (vers 1899-1912) qui donne à la Maison municipale, à Výstaviště et à de nombreux immeubles d'habitation de Vinohrady une somptuosité exotique. Avec le cubisme (1910 à 1924), l'architecture retrouvera un mode plus épuré.
La sobriété du fonctionnalisme des années 1920 engendra le palais Veletržní et le magasin Bat'a. Par la suite, Prague dut faire face à la laideur des immeubles résidentiels de l'époque communiste (1950 à 1980), à la périphérie de la cité. Après cette dernière expérience, les Pragois sont devenus frileux en ce qui concerne les ajouts architecturaux trop modernes. L'immeuble dansant et le musée Kampa ont soulevé quelques protestations avant d'être totalement acceptés. Un nouvel édifice a fait grand bruit à Prague : le Centre DOX pour l'Art contemporain, dans le quartier populaire de Holešovice.
Le service d'information de Prague, dans l'hôtel de ville de la Vieille Ville, édite des brochures sur les diverses époques architecturales de la cité.

Architecture gothique

  • Église Notre-Dame-de-Týn
  • Église Notre-Dame des Neiges
  • Tour du pont de la Vieille Ville
  • Porte poudrière
  • Cathédrale Saint-Guy

Architecture baroque

  • Notre-Dame-de-Lorette
  • Église Saint-Nicolas
  • Jardin Wallenstein

Architecture

 
L'excellente bière tchèque n'a besoin d'aucune introduction. Le goût délicieux de cette pivo (bière) explique sans doute le fait que le taux de consommation en République tchèque soit le plus élevé au monde. En effet, les Tchèques consomment en moyenne 157 litres de bières par an, contre 131 pour les Irlandais.
Avec une terre adaptée à la culture du houblon, les premières brasseries tchèques virent le jour il y a plus de 1 000 ans. C'est au XIXe siècle que les brasseurs de Plžen produisirent la première bière blonde du monde, d'une couleur ambrée bien différente de la bière brune que l'on consommait jusqu'alors. La Pilsner ou Pils devint très populaire et les brasseurs de Plžen durent protéger leur appellation en nommant leur bière « Pilsner Urquell » (Pilsner d'origine) ou Plženský Prazdroj. Aujourd'hui, la Pilsner Urquell est toujours la bière la plus prestigieuse du pays, mais seule la Budvar est restée la propriété des Tchèques. Les grandes marques de bière ont souvent meilleur goût en République tchèque. Mais goûtez également les productions des nombreuses microbrasseries, elles sont excellentes !
Les bières tchèques, comme les bières allemandes, se composent d'eau, de houblon, de levure et d'orge, sans aucun additif chimique. Dans les pubs, vous trouverez deux variétés de bières : la světlé (légère) et la tmavy ou černé (brune). La světlé possède la teinte ambre clair des bières blondes. Les bières brunes sont plus douces et plus riches.
Suivant une coutume du XVIIe siècle, les bières tchèques se mesurent en degrés. De plus en plus, le degré est remplacé par le pourcentage, mais le chiffre ne change pas. Le taux indiqué sur les bouteilles de bière tchèque ne représente pas l'alcool mais le taux d'extrait de malt utilisé pendant le brassage ; le degré en alcool étant bien inférieur à ce chiffre. Une bière tchèque de 10° contient 4% d'alcool, une bière de 12° en contient de 4,5 à 5%.
Les bières pression se servent dans des verres de 50cl, qui se commandent d'une façon particulière. Lorsque le serveur s'approche de vous, contentez-vous de dresser le pouce pour une bière, le pouce et l'index pour 2, etc. Un petit signe de la tête peut suffire. Votre addition est inscrite sur un papier posé sur votre table. Surtout, ne le perdez pas et n'écrivez pas dessus. Aussitôt que votre verre est vide, un autre apparaît. Si vous ne voulez plus consommer, posez un sous-bock sur votre verre. Pour payer, dites : « Zaplatím » (Je voudrais payer) ou « Zaplatímé » (Nous voudrions payer) et n'oubliez pas le pourboire.
Prague est aussi célèbre pour son absinthe. En 1990, la société Hills fit renaître cette boisson originaire de Suisse francophone, si longtemps interdite. Aujourd'hui, les Suisses et les Français produisent à nouveau cet alcool sous le nom de « Fée verte », et les connaisseurs dédaignent la copie pragoise, approximative, qu'ils appellent « tchèquesinthe ».
Les marques tchèques utilisent de l'essence d'absinthe pour mélanger les ingrédients actifs directement dans le liquide plutôt que par distillation. L'absinthe tchèque, comme la Staroplzenecký, n'est pas anisée et plutôt amère. Pour en savoir plus, consultez les sites spécialisés tels que www.feeverte.net, www.wormwoodsociety.org ou www.absinthe.se. La qualité du produit est difficilement identifiable sur l'étiquette, et le label « recette suisse » n'est pas un critère fiable. Pour les experts, la meilleure absinthe tchèque (et bien sûr, la plus chère) est la Toulouse-Lautrec produite par la firme Cami (environ 1 100 Kč, vendue à Tesco, Národní třída,). Pour l'absinthe importée de France ou de Suisse, essayez le Roxy.
Vous pourrez goûter la Becherovka, un alcool de plantes de Karlovy Vary plus doux que l'absinthe, qui s'associe très bien avec le Schweppes Tonic (demandez un Beton). Le Fernet, lui, est aussi amer que l'absinthe.

Les meilleures bières

  • Budvar – saveur douce et maltée, à ne pas confondre avec la Budweiser !
  • Gambrinus – bière blonde favorite des Tchèques
  • Pilsner Urquell – la plus connue à l'étranger
  • Staropramen – légèrement parfumée, brassée localement
  • Velké Popovice Kozel – légèrement amère, blonde ou brune

Best of des microbrasseries

  • Novoměstský Pivovar
  • Pivovar U Bulovky
  • Pivovarský Klub
  • Pivovarský Dům
  • U Medvídků

Bières et alcools

 
La plupart des restaurants de Prague ferment un soir par semaine, et l'on peut donc se retrouver devant une porte close. La qualité d'un établissement, prônée par des amis, de simples relations ou par votre excellent guide, n'est jamais à l'abri d'une défaillance. La restauration pragoise peut se montrer très inégale, que ce soit dans la qualité des plats comme du service.
Il faut tout de même préciser que la situation s'est grandement améliorée au cours des dix dernières années. La cuisine internationale (afghane, thaï, vietnamienne…) est très répandue. Des chaînes de restaurants très modernes contribuent à ajouter un certain style à la scène gastronomique pragoise. Consultez les sites suivants pour plus d'adresses : Ambiente (www.ambi.cz), Kolkovna (www.kolkovna.cz) et Pravda Group (www.pravdagroup.cz/en/). Le Kampa Park, un restaurant prestigieux, est géré par le Kampa Group (www.kampagroup.com), une entreprise en plein essor. Sofia Smith compte parmi les nouveaux talents en ville, après Angel et Céleste.
Naturellement, la cuisine tchèque est servie un peu partout, surtout dans les pubs où la bière l'accompagne agréablement. Le Smaženy sýr (fromage frit) et le Pražska šunka (jambon fumé) sont des en-cas appréciés ou des hors-d'œuvre qui donnent le ton à ce qui suit. Les plats sont, en effet, très consistants, à base de viande, de crème et de sauce.
Le plat tchèque par excellence est le vepřová pečeně s knedlíky a kyselé zelí (rôti de porc accompagné de quenelles et de choucroute) que l'on appelle plus rapidement le vepřo-knedlo-zelo. La viande est roulée dans un mélange de sel et de cumin et rôtie lentement pendant des heures. Les quenelles, un peu fermes, servent à saucer.
Entre autres spécialités, citons le vepřové kolínko (jarret de porc), le svíčková na smetaně (tranches de bœuf mariné, arrosées de sauce à la crème fraîche au citron et aux canneberges) et le guláš (du bœuf ou du porc en cocotte, servi avec une sauce tomate aux oignons et paprika). La volaille compte parmi les plats très populaires (le poulet, kuře, et le canard kachna), ainsi que le poisson comme la traditionnelle carpe (kapr). Le prix du poisson est indiqué au poids (par 100g) sur le menu.
Les végétariens trouvent leur compte sur les cartes des restaurants de la ville. Essayez les bramboráky (crêpes de pommes de terre), mais attention, la soupe à l'ail, la česneková polévka, peut parfois contenir du bouillon de viande. En dehors des restaurants végétariens, vous trouverez aussi des plats sans viande (bezmasá jídla) dans les restaurants italiens et asiatiques.
L'addition est le plus souvent majorée d'une taxe qui n'est pas toujours mentionnée. Les corbeilles de pain, les condiments ou les boissons ailleurs inclus dans le prix du menu, sont en supplément. Indiquez par un geste que vous n'en voulez pas. Certains établissements ajoutent des frais pour le couvert et de service (le serveur s'attend toutefois à recevoir un pourboire d'environ 10 ou 15% de l'addition). Ces usages sont courants, mais vous pouvez demander adroitement la raison de ces suppléments. Dans les endroits touristiques, vérifiez attentivement la note, des erreurs sont toujours possibles (et elles sont immanquablement à votre détriment !).

Meilleure cuisine tchèque

  • La Degustation
  • U Maltézských Rytířů
  • U Sádlů

Cinq restaurants pour profiter de la vue

  • Bellavista
  • Cowboys
  • Kampa Park
  • Hergetova Cihelná
  • U Zlaté Studně

Tables les plus romantiques

  • Kampa Park
  • Pálffy Palác
  • U Maltézských Rytířů
  • U Modré Kachničky

Les valeurs sûres

  • Ambiente
  • Angel
  • Kogo
  • Mozaika

Cuisine

 
La tradition musicale pragoise est riche et variée. Mozart y dirigea la première de son opéra Don Giovanni et de grands musiciens tels qu'Antonín Dvořák, Leoš Janáček et Bedřich Smetana y virent le jour. La longue liste de théâtres et le prix des billets font de cette capitale une destination appréciée des mélomanes.
Toutefois, des experts internationaux émettent quelques réserves sur la qualité des concerts et des opéras.
Trois institutions se partagent la programmation : le Théâtre national (www.narodni-divadlo.cz), le Théâtre des États (géré par le Théâtre national) et l'Opéra d'Etat (www.opera.cz). Les spécialistes en ce domaine gardent une haute opinion du Théâtre national. En dépit d'une mauvaise gestion pour la saison 2006-2007, il continue à produire des spectacles de valeur et sa superbe salle de concerts représente un atout considérable. Le Théâtre des États est un espace restreint mais superbe. Cependant, ses productions ne sont pas destinées à un public de connaisseurs.
Les concerts de musique classique, en particulier ceux de l'Orchestre philharmonique tchèque au Rudolfinum (www.ceskafilharmonie.cz) sont les plus intéressants. La salle Smetana, dans la Maison municipale (www.obecni-dum.cz), compense la déficience de son acoustique par une magnifique architecture ; mais les musiciens qu'il produit ne sont pas toujours aussi talentueux que ceux de l'Orchestre symphonique de Prague. Par ailleurs, on vous proposera souvent des billets pour des spectacles plus amateurs. Ils peuvent être l'occasion de découvrir une jolie église, mais vous risquez aussi de vous retrouver sur une chaise pliante dans une salle lugubre.
Les festivals, comme celui du Printemps de Prague, accueillent des orchestres internationaux. Les mélomanes choisiront de préférence la tenue de l'un d'eux pour visiter la cité.
Tout au long de l'année, la scène théâtrale très active propose d'excellents spectacles, mais ils ne s'apprécient que lorsqu'on parle tchèque. Le Théâtre national surtitre ses opéras en anglais, mais ne fait pas de même pour ses pièces. Seul, le Švandovo Divadlo (www.svandovodivadlo.cz) offre un surtitrage pour son théâtre moderne, jeune et dynamique.
En général, les billets peuvent s'acheter directement aux guichets des théâtres. Ils sont beaucoup moins chers que lorsqu'on passe par des agences ou des sites Internet. Le personnel des guichets parle un peu anglais et vous procure des billets pour le jour-même ou pour les séances du lendemain. Si vous devez réserver vos billets en ligne, comparez les prix sur les sites suivants : www.bohemiaticket.cz ; www.ticketpro.cz et www.ticketsonline.cz.
Les spectacles du Laterna Magika (www.laterna.cz) et du Black Light Theatre ne nécessitent aucune connaissance de la langue puisqu'ils sont essentiellement visuels. Attendez-vous cependant à remonter dans le temps. Un Pragois nous a déclaré que le seul bénéfice d'une soirée dans ces deux théâtres se résumait à une bonne crise de rire devant des performances datées et complètement kitsch. Quant aux enfants, ils préféreront sûrement le théâtre de marionnettes.
Le ballet classique n'attire pas autant de monde que l'opéra et les concerts, mais la troupe de l'Opéra d'État et celle du Théâtre national ont récemment été l'objet de critiques élogieuses.

Les sorties à ne pas manquer

  • Opéra : Théâtre national
  • Musique classique : Orchestre philharmonique tchèque au Rudolfinum
  • Plafond à admirer : salle Smetana
  • Théâtre pour non-tchécophones : Švandovo divadlo
  • Danse : Opéra national de Prague
  • À éviter : Black Light Theatre

Opéra, musique, théâtre et ballet

 
Malgré ses rues bordées de boutiques, Prague est loin d'être la destination favorite des fans de shopping. Les souvenirs les plus typiques comme le cristal de Bohême ou les bijoux en grenat sont un peu démodés. Les marionnettes en bois, un peu naïves, présentent peu d'intérêt et les matryoshki, les poupées russes, n'ont rien à voir avec la République tchèque, sinon un passé qu'elle préfère sans doute oublier. Les objets en ambre, les T-shirts Kafka et autres objets kitsch complètent le tableau des souvenirs sans attraits particuliers.
La colonisation de Prague par les grandes marques internationales termine ce tableau peu attrayant. Vous retrouverez les mêmes boutiques et sensiblement les mêmes prix que chez vous. Les centres commerciaux alignent inlassablement des boutiques clonées qui ne font qu'ajouter à l'uniformité.
Pas de panique cependant ! Dans une situation aussi peu prometteuse, vous apprécierez la découverte des rues et des galeries magnifiques de la capitale. Dans cet esprit, Na příkopě est un très bon choix. Outre ses boutiques habituelles, de H&M à Zara, cette artère principale possède un attrait architectural considérable. Suivez Na příkopě jusqu'à náměstí Republiky et le centre commercial Palladium Praha.
Dissimulez soigneusement votre portefeuille lorsque vous vous retrouvez place Venceslas, à cause des pickpockets. De grandes enseignes bordent ce boulevard réputé mais vous y retrouverez aussi des magasins Bankrot qui vendent des produits soldés. Seuls Bat'a, Promod et Palác Knih Neo Luxor méritent que l'on s'y attarde.
Découvrez plutôt les ruelles de la Vieille Ville et Ritzy Pařížská, les Champs-Élysées de Prague, en plus petit bien sûr. Vous y trouverez toutes les boutiques de luxe comme Cartier, Dolce & Gabbana, Hugo Boss et Ferragamo. Dlouhá, Dušní et les rues adjacentes présentent des magasins de mode de créateurs. Celetná, plus central, offre aussi quelques sites d'intérêt.
Les brocantes et antiquaires (antikvariáts) proposent des objets Art déco, Art nouveau et autres antiquités, mais les prix restent prohibitifs et il est rare de tomber sur des occasions intéressantes.

Nos souvenirs tchèques préférés

  • Une bouteille de Becherovka (disponible un peu partout)
  • Une petite taupe souvenir (Pohádka,, magasin de jouets le Cheval à bascule,, Sparkys,)
  • Un service de verres Royal 9000 (Moser,)
  • Un pull ou un T-shirt à l'effigie du lion tchèque (Bohème,)
  • Des œufs de Pâques peints (marché Havelská,, marché de Pâques sur la place Venceslas et dans les boutiques de Manufaktura,)
  • Des produits cosmétiques à base de bière (Manufaktura, boutique de Mostecká,)
  • Les cuillères à café de Jiří Pecl (Modernista,)
  • La tasse « Pure » et le gobelet en porcelaine avec code-barres (Qubus,, Modernista,)
  • Le livre de photos de Josef Sudek (ou Josef Koudelka) (musée des Arts décoratifs,, palais Veletržní,)
  • D'anciens panneaux indicateurs ou des pubs rétro (Nábytek ProByt,)
  • Des gants en peau (495 Kč) (marché de Noël, náměstí Republiky)

Shopping

 
Les discothèques de Prague n'ont rien d'exceptionnel par rapport à celles de Berlin si proche. Les soirées de la capitale tchèque sont toutefois très animées, avec des groupes et des DJ prestigieux qui apparaissent ici et là. Ne vous attendez pas à rencontrer les dernières tendances européennes, mais vous y trouverez une ambiance sans prétention et vous vous amuserez beaucoup.
Il est vrai que les établissements plus en vogue, comme Mecca et Sasazu, réservent des entrées et des espaces aux VIP. Cependant, aucune n'impose une tenue spéciale et le portier ne vous importunera pas pour votre look.
La musique s'adresse surtout à des étudiants fêtards et à la génération MTV. Certains établissements sont spécialisés dans la musique des années 1980 et 1990, avec des projections de clips. Vous entendrez (et chanterez) à coup sûr les vieux titres de Dexy's Midnight Runners (Come On Eileen), Soft Cell (Tainted Love) et Blur (Song 2). Les Pragois affirment que ce penchant pour les années 1980 traduit une certaine nostalgie mêlée d'ironie vis-à-vis de l'époque communiste, quand la vie était plus simple et plus réglementée.
Prague compte de nombreux clubs de musique en sous-sol, des bars avec DJ et des salles expérimentales. Le Roxy et le Žižkov's Palác Akropolis accueillent les groupes internationaux du moment et le Cross Club remporte incontestablement le prix de la « meilleure ambiance funky industrielle ».

Best of des discothèques house et techno

  • Infinity
  • Mecca
  • Misch Masch
  • Radost FX
  • Roxy

Meilleures soirées 1980 et 1990

  • Futurum (sam et dim ;)
  • Lucerna Music Bar (sam et dim ;)

Meilleure pop anglaise

  • M1 Lounge

Quelques dj bars grunge

  • Cross Club
  • Palác Akropolis
  • Wakata

Meilleurs after

  • Le Clan
  • M1 Lounge
  • Sasazu

Adresses hip-hop et r'n'b

  • Chapeau Rouge
  • Misch Masch
  • Radost FX (jeu et sam ;)

Discothèques

 
La vie homosexuelle pragoise se développe rapidement depuis ces deux ou trois dernières années. Un quartier gay s'est installé à Vinohrady près du centre, avec des discothèques et des bars tels Valentino, Termix et Saints. Une dizaine d'établissements se sont ouverts à proximité les uns des autres, près de la station de métro de Náměstí Míru.
Selon un habitué, l'ambiance est très décontractée et les portiers ne contrôlent ni la physionomie, ni la tenue. Il arrive même que l'on puisse entrer gratuitement. L'homophobie est très rare à Prague (selon un résident, les Tchèques sont trop cool pour s'embêter avec des préjugés). Les groupes de jeunes Britanniques déchaînés sont de moins en moins nombreux et se confinent au centre-ville.
L'ambiance est différente selon les bars, mais la clientèle rassemble Tchèques et étrangers dans une atmosphère agréable. Le Saints (www.praguesaints.cz, en anglais) propose un service d'hébergement et de voyage et met régulièrement à jour son site Internet disposant d'une carte interactive des meilleurs endroits.

Meilleures clubs gays

  • Friends (photo à droite ;)
  • Saints
  • Termix
  • Valentino

Quelques soirées gays

  • Lollypop, 1er ven du mois, Radost FX
  • Pink Stars' party, occasionnel, Celnice

Les soirées lesbiennes à faire

  • Saint Bitch, le jeudi, Saints
  • Ladies Freedon Night, une fois par mois, Friends,

Le Prague gay et lesbien

 
Prague a accueilli Bill Clinton, l'ancien président des États-Unis, qui révéla ses talents de saxophoniste dans les années 1990. Le jazz tchèque possèdait une belle réputation sur la scène européenne depuis les années 1920 jusqu'en 1948. Il parvint tout juste à survivre après le coup d'État communiste. Au gré d'une période un peu moins répressive, dans les années 1960, les Pragois ouvrirent le Reduta, leur premier club de jazz professionnel, devenu depuis une institution.
Le jazz suscite toujours un grand intérêt à Prague. Le club qui maintient le plus l'esprit d'improvisation et d'ouverture de cette musique est sans doute le petit U Malého Glena. Agharta Jazz Centrum, beaucoup plus commercial, accueille des concerts de musiciens locaux et internationaux. Les soirées de l'USP Jazz Lounge sont plus élitistes et se prolongent tard dans la nuit.
Concernant la pop et le rock, la scène pragoise est tout aussi riche. Les « Pogues tchèques » de Čechomor ont réalisé des tournées internationales ; écoutez également les excentriques Sunflower Caravan et les Southpaw, influencés par The Smiths. Lors de notre passage, les deux groupes en vogue étaient les Toxique (mélange de No Doubt et B52) et les Tato Bojs. Pour changer de la scène locale, rendez-vous sur www.praguepost.com, www.prague.tv et www.expats.cz pour connaître les tournées pragoises de grands groupes internationaux. Pour vérifier la programmation et acheter vos billets, consultez aussi www.ticketpro.cz.

Meilleur jazz

  • Agharta Jazz Centrum (photo ci-contre ;)
  • Reduta Jazz Club
  • U Malého Glena
  • USP Jazz Lounge

Meilleur rock

  • Lucerna Music Bar
  • Palác Akropolis
  • Rock Café
  • Roxy
  • Tesla Arena (HC Sparta Praha,)

Jazz et Rock

 
Les enfants retrouveront dans Prague les petites villes bien dessinées de leurs livres d'images. Ils adoreront le château, le musée du Jouet, même s'ils ne peuvent toucher aux objets exposés (voir photo ci-dessous) et le musée des Miniatures. Vous pourrez aussi prendre un tram et leur montrer les boutiques de jouets. En été, vous trouverez beaucoup de musiciens de rue sur le pont Charles.
Prague comporte de nombreux jardins qui permettent de se reposer. Letná dispose d'une aire de jeux et d'une île aux enfants (Děstký ostrov ; carte). Sur l'Île slave, vous pourrez louer des pédalos et des barques. Le jardin Wallenstein, avec ses stalactites étranges, séduira tous les âges, mais la colline de Petřín est certainement l'endroit rêvé pour les enfants. Ils prendront le funiculaire et s'amuseront au labyrinthe de miroirs.
Ils préféreront sans doute les théâtres de marionnettes aux rues bondées de Staré ou Nove Město. Bien que les Tchèques emmènent rarement leurs enfants au restaurant, ceux-ci pourvoient souvent des chaises hautes, même Kogo. Oliva abrite un espace enfant très agréable.

Visites à ne pas manquer avec des enfants

  • Château de Prague et musée du Jouet
  • Musée des Miniatures
  • Quartier de Nový Svět
  • Colline de Petřín
  • Vyšehrad

Les deux meilleurs théâtres pour les enfants

  • Théâtre Minor
  • Rise Loutek

Prague pour les enfants

 
Alan Levy, l'ancien éditeur du Prague Post, surnommait Prague « la rive gauche des années 1990 ». Au début de cette décennie, nombre de romantiques, notamment des Américains, approuvaient cette image. Elle se référait à l'implication des écrivains dans la résistance anticommuniste, à partir de la publication de la Charte 77 ainsi qu'à la présence de l'auteur dramatique Václav Havel à la présidence de la République. Des intellectuels tels que Milan Kundera (L'Insoutenable Légèreté de l'être) et Ivan Klíma (Amour et ordures), au début des années 1990, furent tout désignés pour encourager ce mythe.
De nombreux jeunes gens, attirés par les prix compétitifs des vols vers Prague, se sont expatriés pour un temps dans l'espoir de poursuivre une carrière d'écrivain. Malheureusement, dix années plus tard, aucun mouvement littéraire ne s'est imposé, ni aucun grand roman pragois. Cette attirance pour Prague a toutefois entraîné l'ouverture de quelques librairies anglaises où l'on peut entendre de grands auteurs lire leurs œuvres en public. Parmi les auteurs tchèques contemporains très talentueux, citons Jáchym Topol dont deux romans ont été traduits en français, Ange exit (J'ai Lu, 2002) et Missions nocturnes (Robert Laffont, 2002).
Le patrimoine littéraire tchèque s'illustre avant tout avec Jan Neruda, Jaroslav Hašek, Franz Kafka et Bohumil Hrabal. Tentez l'expérience de relire des pages de Neruda avant de parcourir Nerudova et le cimetière de Vyšehrad. Hrabal fréquentait les brasseries U Zlatého Tygra et U Pinkasů, Hašek les connaissait toutes !

Quelques librairies

  • Anagram
  • Big Ben
  • Globe Bookstore & Café (photo ci-contre ;)
  • Shakespeare & Sons

Le festival littéraire à ne pas manquer

  • Festival des écrivains à Prague

Prague littéraire

Mis à jour le : 21 mai 2015
Vizeat

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