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La Presqu’île

Prise en tenailles entre le Rhône, à l’est, et la Saône, à l’ouest, la Presqu’île est le centre-ville de Lyon. Au nord, le quartier s’arrête au pied de la colline de la Croix-Rousse ; au sud, à la gare de Perrache. C’est une zone très commerçante, avec de longues rues piétonnes où l’on trouve quantité de boutiques et de restaurants. La présence de quelques théâtres, de cinémas et de l’Opéra en fait aussi un pivot culturel.

L’essentiel en un jour

Commencez votre exploration par la place des Terreaux  : admirez l’hôtel de ville, d’inspiration classique. Consacrez le reste de la matinée aux trésors du musée des Beaux-Arts, abrités dans les murs du palais Saint-Pierre puis déjeunez au Potager des Halles ou au bouchon Chez Georges.
Poursuivez votre découverte de la Presqu’île en vous dirigeant vers le sud. Émerveillez-vous devant les splendeurs architecturales de la ville : l’Opéra, la place des Jacobins  et sa fontaine, le théâtre des Célestins – essayez de visiter ce magnifique théâtre à l’italienne. Continuez ensuite jusqu’à la vaste place Bellecour, emblématique de la ville. Enfin, si vous voulez faire des emplettes, direction le Carré d’Or . Soie, chapeliers, brocante… Lyon compte un bon nombre de belles boutiques très tentantes !
Quand la nuit tombe, les édifices de Lyon et les ponts qui bordent la Presqu’île s’illuminent. Admirez le Grand Hôtel-Dieu, l’hôtel de ville, les flèches de l’église Saint-Nizier, les passerelles de la Saône… À l’heure de l’apéritif, rendez-vous dans les bars de la rue de l’Arbre-Sec ou de la rue Lanterne, très animées en soirée, ou dans le quartier d’Ainay. Pour dîner, les amateurs de viande iront au Butcher, ceux de bouchons au Musée.

À ne pas manquer

L’Antiquité

Le 1er étage couvre la période de l’Antiquité, à commencer par l’Égypte des pharaons. Une impressionnante collection de sarcophages et les imposantes portes du temple de Médamoud font figure de pièces maîtresses. Sont également exposés nombre d’objets de la vie quotidienne. Vient ensuite la section consacrée à la Rome et à la Grèce antiques. La collection d’urnes étrusques des IIe et Ier siècles av. J.-C. est exceptionnelle. Ne manquez pas la salle abritant une korê, une statue de femme, du VIe siècle venant de l’Acropole d’Athènes ou le “trésor des Célestins”, une cassette contenant près de 60 pièces rares, découverte lors de travaux dans le théâtre des Célestins en 2003.

La peinture européenne

Au 2e étage, à vous l’histoire de la peinture européenne du XIVe au XXe siècle : italienne, avec notamment L’Ascension du Christ, retable du Pérugin (XVIe siècle), et des œuvres de Véronèse et de Guido ; flamande et hollandaise avec Rubens et Rembrandt ; les toiles de l’école française, avec La Monomane de l’envie de Géricault, une Tamise de Monet ou le Nu aux bras rouges de Picasso. De nombreux artistes lyonnais sont mis à l’honneur, notamment Chenavard, dont le monumental Bois sacré se trouve dans l’escalier.

Objets d’art

Au 2e étage toujours, une vaste collection d’objets d’art regroupant sculptures et art décoratif du Moyen Âge et de la Renaissance est répartie dans 17 salles : ivoires, faïences, orfèvrerie, grès, ainsi que des pièces Art nouveau et Art déco. On peut notamment voir une reconstitution de la chambre d’Hector Guimard, enfant de la ville et figure majeure de l’Art nouveau en France, particulièrement intéressante.

La fontaine Bartholdi

Véritable emblème de Lyon, la superbe fontaine réalisée par Bartholdi en 1892 s’est payé une belle cure de jouvence en 2016 et 2017. À l’origine destinée à la ville de Bordeaux, la statue alors nommée Char de la Garonne représente une femme menant un quadrige figurant la Garonne et ses quatre affluents se jetant dans l’océan. Devenue trop chère pour Bordeaux, elle devint le Char de la Liberté et c’est finalement Antoine Gailleton, le maire de Lyon, qui l’acheta. Elle fut alors installée devant l’hôtel de ville. La statue (qui pèse 21 tonnes !) fut déplacée au nord de la place lors de son réaménagement par Drevet et Buren dans les années 1990, afin de créer un parking.

Les colonnes et les mini-fontaines

En 1994, l’architecte et urbaniste Christian Drevet et l’artiste Daniel Buren sont missionnés pour réinventer la place des Terreaux. Ils créent alors un ensemble ultramoderne : la place est recouverte de dalles grises et ornée de 14 pilliers et de 69 mini-fontaines au niveau du sol (le nombre 69 évoquant… le numéro du département) illuminées la nuit. Toutefois, les jets d’eau ne fonctionnant plus depuis des années, le lieu perd une grande partie de son charme… Et les projets de rénovation se font attendre.

Les illuminations nocturnes

Si vous devez choisir un seul moment pour voir la place des Terreaux, alors venez de nuit. En plus d’être le point de rencontre des noctambules lyonnais, la place est parée de très belles illuminations, au sol comme sur les bâtisses, ou même depuis les bâtiments, éclairés de l’intérieur.

Mis à jour le : 29 mars 2019