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Marseille : Les Incontournables

À voir et à faire à Marseille

Notre-Dame-de-la-Garde

Emblème de la ville et haut lieu touristique, Notre-Dame-de-la-Garde est perchée à 162 m, sur le plus haut point de la ville. La basilique, affectueusement surnommée la « Bonne Mère », possède, selon la légende, une aura protectrice qui enveloppe la ville. Du parvis, la vue sur la ville et la mer est extraordinaire.
On suppose que la colline de la Garde servait déjà de poste de vigie à l'époque romaine. Elle devint dès le XIIIe siècle un lieu de pèlerinage avec la construction de la première chapelle. Complétée d'un fort sous François Ier, elle ne prit sa forme actuelle qu'à la fin du XIXe siècle (1852–1880).
Notez la polychromie des matériaux de construction, calcaire et granite vert. La basilique se compose de deux éléments très distincts : la crypte et l'église haute. Volontairement très dépouillée, basse et sombre, la crypte est dévolue au recueillement. Le contraste entre la crypte et l'église haute est saisissant. Dans l'église haute, il s'agit cette fois de célébrer la gloire de la Vierge, d'où l'éblouissante exubérance décorative qui caractérise l'intérieur (colonnettes, portes en bronze, autels ornés de lapis-lazuli) et la profusion des ex-voto de toute nature.

Le Vieux-Port

Posté face à la mer, imaginez-vous que c'est ici, il y a 2 600 ans, que les Phocéens débarquèrent pour fonder Massalia. Pas de doute, l'histoire du Vieux-Port s'écrit avec un grand H ! Chaque trou creusé dans ce périmètre continue de faire apparaître, au grand désespoir des promoteurs, une amphore romaine ou des vestiges grecs de grand intérêt qui prennent place dans les différents musées alentour.
Mais Marseille est loin d'être une ville figée dans le temps. Regardez tout autour de vous : le monde file, la fameuse poissonnière (souvent caricaturée) crie pour vendre sa marchandise, les pointus se balancent le long des pannes… Sans oublier le fameux ferry-boat qui parcourt inlassablement le port dans sa largeur pour offrir aux visiteurs une minicroisière ne dépassant pas les 5 minutes de traversée ! Au bout du quai du port, le fort Saint-Jean, qui accueillera bientôt le Mucem, le musée des Civilisations d'Europe et de Méditerranée. Son esplanade est un endroit idéal pour se promener les soirs d'été. En face, l'abbaye Saint-Victor se donne des allures de château médiéval. Ne manquez pas d'aller rendre visite à la mystérieuse Vierge noire, qui ne quitte sa crypte qu'à l'occasion du pèlerinage de la Chandeleur, en février.

La Vieille-Charité et le Panier

Au cœur du vieux quartier du Panier, dont les ruelles rappellent un peu l'Italie, se tient avec fierté la Vieille-Charité. Cet ancien hôpital, œuvre de Pierre Puget, accueillait les mendiants au XVIIe siècle, avant de devenir aujourd'hui un centre culturel de renom. Le lieu abrite deux musées, un restaurant, une librairie et, parfois, des concerts. Une fois à l'intérieur, notez le rythme, la régularité et l'équilibre de la composition architecturale, ainsi que la chapelle en forme de rotonde à l'influence italienne.
Le Maaoa (musée des Arts africains, océaniens et amérindiens) est à ne manquer sous aucun prétexte. Que vous soyez ou non amateur d'arts premiers, vous découvrirez avec intérêt les têtes réduites jivaros, les masques funéraires, les statuettes et les nombreux objets d'art populaire mexicain.
Le musée d'Archéologie méditerranéenne renferme lui une très belle collection égyptologique (la deuxième en France après celle du Louvre !) : stèles funéraires, sarcophages, amulettes et objets de la vie quotidienne. Deux autres salles sont consacrées au Proche-Orient, à Chypre, à la Grèce, à l'Étrurie et à Rome, mais aussi à la préhistoire dans la région.

Le quartier Noailles

Vous n'aurez pas vraiment vu ni compris Marseille si vous ne passez pas, ne serait-ce que quelques minutes, dans le quartier Noailles. Agoraphobes s'abstenir, ici la foule fait partie du paysage ! Couleurs, parfums, odeurs et bruits de toutes sortes guideront vos pas. Le bouillonnant marché des Capucins et la rue Longue-des-Capucins offrent des fruits et des légumes à prix imbattables, des épices, ainsi que toutes sortes de produits orientaux et africains. On y croise également des vendeurs à la sauvette, des immeubles pour la plupart en mauvais état et de nombreux bazars. N'hésitez pas à flâner entre la rue d'Aubagne et la rue de l'Académie, où se succèdent salons de coiffure africains et boutiques indiennes.
Que l'on accroche ou pas à cette ambiance, on peut en tout cas mesurer ici encore mieux qu'ailleurs la diversité du centre-ville. Loin d'être uniquement pittoresque, c'est un quartier populaire où bat l'âme du vrai Marseille. Sa population, souvent délaissée, espère profiter un peu du plan de réhabilitation en cours ici, comme c'est aussi le cas au Panier ou à Belsunce.

Le palais Longchamp

Le lieu est saisissant : que l'on juge l'architecture pompeuse ou magnifique, elle ne laisse en général personne indifférent. Ses jeux d'eau, ses bassins, ses colonnades et sa cascade sont une illustration éclatante des ambitions architecturales du siècle d'or marseillais, au cours duquel la physionomie de la ville fut totalement bouleversée. Plus qu'un véritable palais, c'est avant tout un château d'eau qui rappelle que Marseille a toujours manqué d'eau douce au cours de son histoire.
C'est en 1839, après une grave épidémie de choléra, que l'on décida de construire un canal long de 87 km pour conduire les eaux de la Durance directement dans la ville. Le palais Longchamp, point d'arrivée de cette eau, en exalte par son architecture les bienfaits. Sur un char tiré par quatre taureaux camarguais se dressent trois statues, parmi lesquelles la Durance, aux allures de conquérante, accompagnée par les allégories de la Vigne et du Blé, symboles de fertilité. Le projet du Grand Longchamp prévoit, d'ici à quelques années, d'agrandir le parc, d'y rattacher l'Observatoire voisin, d'étendre le musée des Beaux-Arts (actuellement fermé) et de moderniser le Muséum d'histoire naturelle.

La Corniche

Débutant au palais du Pharo, du côté du Vieux-Port, et se terminant au niveau des plages du Prado, la Corniche est une route magnifique et sinueuse surplombant la mer, aménagée au XIXe siècle. C'est dans ses environs que l'on trouve les villas les plus chics de la ville, lovées dans un écrin de verdure. Pour le commun des mortels, une balade en voiture (décapotable s'il vous plaît !), cheveux au vent, au coucher du soleil, vaudra bien toutes les richesses du monde. Vous pourrez aussi vous asseoir sur l'interminable banc en pierre (on dit ici qu'il n'en existe pas de plus long sur terre !) pour méditer tranquillement en admirant le paysage.
En été, on vient en journée lézarder sur la plage de sable des Catalans, toute proche du centre-ville et, le soir, se retrouver autour d'un pique-nique en famille ou entre amis sur celle du Prophète. L'adorable petit port du vallon des Auffes, avec ses barquettes colorées, est également un passage incontournable. Dans un décor digne des plus belles cartes postales, vous pourrez, selon votre budget, y déguster une bonne bouillabaisse ou une savoureuse pizza cuite au feu de bois.

La cité radieuse le corbusier

Édifiée entre 1947 et 1951 par Le Corbusier, cette imposante construction de 165 m de longueur par 24 m de largeur et 56 m de hauteur est classée monument historique et sera certainement bientôt inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais son béton brut, ses pilotis et ses loggias polychromes n'ont pas toujours séduit les Marseillais, qui la surnommaient la « Maison du Fada ». Il faut dire que l'idée de créer un laboratoire pour un nouveau « système d'habitat » était, à l'époque, avant-gardiste.
Les 337 appartements de 23 types différents sont aujourd'hui occupés en majorité par une population aisée composée de journalistes, d'architectes, de médecins ou d'avocats. Un appartement-témoin peut être visité (5 € ; s'adresser au restaurant). Aux différents étages, les espaces collectifs étaient et sont toujours destinés à recréer une vie communautaire. On trouve donc par exemple des boutiques, un hôtel, un restaurant, une école maternelle (la plus haute de la ville !), un gymnase et un ciné-club. N'oubliez pas de vous hisser jusqu'au toit-terrasse pour découvrir un magnifique point de vue.

Les calanques

Site classé de 4 000 ha, le massif des Calanques est le poumon de la cité phocéenne. Impossible donc de visiter Marseille sans se balader sur ses nombreux chemins balisés. Les points de vue sur la Grande Bleue y sont féeriques, presque irréels, à deux pas de la ville bruyante et agitée. Le site est classé depuis 1975, mais sa protection pourrait être sérieusement renforcée avec la création prochaine d'un parc national.
Autrefois exploitées comme pâture pour les moutons ou pour le bois de coupe, les calanques sont aujourd'hui devenues un gigantesque chaos minéral inhospitalier d'une éclatante blancheur, piqueté des taches vertes de la garrigue. Cette côte magnifique et sauvage, qui relie Marseille à Cassis, est le paradis des randonneurs, des grimpeurs, des photographes, mais aussi des simples amateurs de farniente. N'oubliez pas d'apporter avec vous une grande quantité d'eau, surtout en été, un chapeau, des lunettes de soleil, de bonnes chaussures de marche, une crème solaire efficace et une carte (attention à l'accès réglementé du massif en été). Et si vous pouvez profiter de ce spectacle hors saison, votre bonheur sera total….

Les îles du Frioul

À quelques minutes du Vieux-Port, l'archipel du Frioul, tel un précieux pendentif enserré dans l'arrondi des bras de la rade, offre une escapade magnifique et sauvage. En bateau, vous croiserez tout d'abord If et son célèbre château. Si votre cœur a palpité aux péripéties du célèbre comte de Monte-Cristo, sachez que vous foulez en effet l'endroit exact d'où le héros d'Alexandre Dumas, qui purgeait injustement une lourde peine, s'échappa. Le roman dépassant ici la réalité, des preuves de son évasion ont été conservées dans l'une des cellules !
Non loin de là, le Frioul, composé des îles Ratonneau et Pomègues reliées par la digue du Berry, est également un passage obligé. Ses paysages, grandioses et désolés, ainsi que la vue sur la cité phocéenne, sont à couper le souffle ! L'hôpital Caroline servait de lieu de quarantaine pour les navires arrivant à Marseille, mais l'efficacité du dispositif n'empêcha pas le Grand Saint-Antoine d'introduire à Marseille, en 1720, la peste qui décima la moitié de la population. Aujourd'hui, il ne reste que des ruines. Cependant, la chapelle, aux allures de temple grec, présente un réel intérêt architectural et l'endroit devient magique en été, certaines nuits de concerts.

 

Mis à jour le : 8 avril 2014

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