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Vécu 1 an et demi en Arménie...quelques conseils

  • Le lun 03 aoû 2009 à 22:40
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  • Arménie
Portrait d'anonyme
siberianna
  • Hors ligne
  • Membre depuis :
  • 14 années 7 mois
  • Réponse(s) : 0

Bonjour,

J’ai vécu un an et demi en Arménie et peut donner quelques conseils.

QUAND PARTIR? La meilleure période pour partir en voyage est pour moi le printemps (mai-juin) quand les fleurs ont éclot ou l’automne (septembre-novembre). En été il peut faire très chaud et les couleurs sont très durs. L’hiver est aussi magnifique mais il peut faire -30 dans le nord-est (Gyumri) et les routes peuvent parfois être bloquées une ou deux journées. La rentrée des classes le 1er septembre est une fête intéressante à observer comme la « dernière cloche » fin mai, lorsque les lycéens sont diplômés. Vardavar, un dimanche en juillet fixé chaque année par l’Eglise arménienne, est ma fête préférée. Habituellement les gens sacrifient un animal et mangent en famille mais surtout s’arrosent d’eau. On peut ainsi recevoir un seau d’eau du 4eme étage dans la rue ou bien en voiture ou en bus !!

TRANSPORTS Il n’y a plus de trains en Arménie si ce n’est pour aller en Géorgie et peut-être au Lac Sevan. Le plus pratique pour aller de ville en ville est le minibus ou le taxi collectif (4 places) qui ne partent que quand ils sont pleins. Pour ceux qui sont pressés et/ou qui ont les moyens, on peut payer pour 4 places et le taxi part sans attendre de trouver d’autres clients. Tout est centralisé et pour aller du nord au sud il faut souvent passer par Erevan. Pour se rendre ensuite dan sles villages, il y a le bus ou le taxi privé car les bus sont rares. Le taxi en Arménie c’est partout 100 Drames/km. Marchandez ferme pour ne pas vous faire arnaquer et écrivez le prix sur un papier au préalable pour que votre chauffeur ne fasse pas semblant par la suite de ne pas vous avoir compris.

SE RENDRE EN GEORGIE, TURQUIE OU IRAN Pour aller en Géorgie, il y a bien sûr le train mais il n’est pas très propre. Le mieux est le minibus depuis Erevan pour Tbilissi ou Batumi-Kobuleti. Attention car en été les Arméniens partent nombreux en vacances en Géorgie et cela peut occasionner des heures d’attente à la frontière lorsque tous les bus sont arrivés en même temps. Si vous avez l’intention de visiter les régions du nord, dans ce cas partez plutôt soit d’Idjevan dans le Tavush soit de Gyumri dans le Shirak (possibilité depuis le Lori mais je ne l’ai pas fait), vous gagnerez plus de temps.

- Depuis Idjevan, prenez le bus vers 10h30 de la place du marché qui va jusqu’à la frontière à Sadakhlo (environ 1h30 de trajet). Le bus ne va pas plus loin et il faut passer la frontière à pied, ce qui permet d’aller plus vite car vous n’êtes pas tributaires des autres voyageurs. De l’autre côté de la frontière, il y a un minibus pour Tbilissi (1h00 de trajet). Une fois arrivé, il faut prendre le métro qui se trouve tout près de la gare routière. Avec le décalage horaire vous gagnez une heure en Géorgie.

- Depuis Gyumri je sais qu’il y a un bus pour Tbilissi les samedis matins. A vérifier pour les autres jours. Sinon il y a un bus pour Akhaltsikhe en Géorgie (sud-ouest) en passant par le poste frontière arménien Bavra (départ vers 10h30, arrivée vers 15h30). Je ne sais pas si ce bus part tous les jours. Une fois arrivé soit vous prenez un bus pour Batumi-Kobuleti soit vous allez en taxi jusqu’à la frontière turque à Vale (moins d’une heure). De là vous allez vers Ardahan, Kars, etc. Il faut compter une grosse journée en tout et ce n’est pas sûr qu’il y ait encore des bus pour Ardahan et Kars suivant l’heure à laquelle vous arrivez à la frontière. Mais il y a toujours le taxi et l’auto-stop.

Pour l’Iran, il y a des bus qui partent chaque jour d’Erevan. Départ le matin, arrivée à Tabriz vers minuit et à Téhéran vers 5h00 du mat. Il faut réserver les billets dans n’importe quelle agence de voyage à Erevan.

CE QU ON PEUT FAIRE OU NON C’est un pays très tranquille et il y a très peu de pique-pockets. Les gens sont très accueillants mais c’est comme partout plus la ville est grande plus c’est difficile de rencontrer des gens ou de se faire inviter. Dans les villages les gens se feront un plaisir de vous inviter ou vous donneront des fruits et de l’eau au détour d’une randonnée. Si vous dormez chez eux, dédommagez-les quand même au prix d’une auberge de jeunesse ; même s’ils font mine de refuser. Vous pouvez planter votre tente partout mais il faut demander l’autorisation au maire du village ou à l’habitant. Comme cela est impensable pour les Arméniens de dormir sous une tente (ils sont pas très treks), il est possible que vous vous fassiez embêté par des jeunes excités qui veulent faire les idiots mais rien de méchant. L’auto-stop n’est pas du tout répandu mais beaucoup de gens vous prendront juste parce qu’ils trouvent cela drôle. En général, les gens ont très envie de faire connaissance avec les étrangers et cela peut les amener à vous persuader à rester plus longtemps avec/ chez eux et à user de mille ruses pour que vous ne partiez pas (par exemple dire que le dernier bus est parti ce qui est faux, etc.) Les Arméniens se prêtent très bien à la photographie.

CARTES ET GUIDES Les montagnes sont en général faciles d’accès et vous pouvez trouver des cartes détaillées par région au Vernissage sur le marché aux puces d’Erevan. Il y a aussi le guide en anglais « Adventure Armenia : Hicking and Rock Climbing » de Jeffrey Tufenkian qui propose une vingtaine de treks à faire en une journée. Cela permet de visiter des monuments arméniens (surtout des monastères) dans un cadre magnifique. L eguide Evasion est le plus complet sur ce qu'il faut visiter et riche d'informations sur les coutues et la culture.