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paludisme, prendre la prophylaxie adaptée à la zone

paludisme, prendre la prophylaxie adaptée à la zone

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Pour éviter les apparitions de résistances dans des enfroits où la chloroquine marche encore !
Comme pour les antibiotiques, les erreurs de prescription laissent des traces.

Prévention du paludisme

ATTENTION : Il est dangereux de partir en zone de transmission intense de paludisme sans une prise régulière d'un traitement préventif, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes qui ont un risque accru d'accès grave.

Le paludisme est une maladie grave, potentiellement mortelle, transmise par des moustiques, et très répandue en zone tropicale. A titre indicatif, le nombre de cas de paludisme chez les voyageurs, (paludisme importé) est estimé à environ 7000 chaque année, avec une vingtaine de décès. Il faut noter que 95 % des cas importés ont été contractés en Afrique subsaharienne, et que 84% d'entre eux étaient dus à Plasmodium falciparum (voir ci-dessous).

Il existe plusieurs espèces de parasites responsables du paludisme :
Plasmodium falciparum, l’espèce la plus dangereuse car responsable des formes mortelles, est également la plus fréquente (en Afrique surtout, mais aussi en Amérique et en Asie forestière). C'est d’abord contre cette espèce que sont dirigées les mesures préventives.
Plasmodium vivax (Asie, Amérique et Afrique de l’Est), malariae et ovale (rarement observées) donnent généralement des accès palustres d’évolution bénigne, parfois des rechutes tardives pouvant survenir dans les deux années qui suivent, même avec une chimioprophylaxie.

Traitements préventifs

Préalable : pour tout traitement anti-paludique, il est indispensable de consulter votre médecin ou un Centre de médecine des voyages pour la posologie et les contre- indications. En France, les médicaments antipaludiques ne sont délivrés que sur ordonnance

Il est aussi important de se protéger contre les piqûres de moustiques que de prendre un médicament à titre préventif, y compris pour les personnes, originaires des pays où sévit le paludisme. Cette dernière remarque concerne tout particulièrement les Africains résidant en France depuis plusieurs années et surtout leurs enfants qui ont un risque accru d’accès grave du fait de l'absence d'immunisation antérieure contre le parasite.

Le traitement préventif tient compte des zones visitées, de la durée du voyage et aussi de la personne : l'âge (enfants, personnes âgées), les antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques, une possible interaction médicamenteuse, une grossesse (ou son éventualité).


Les pays classés dans le groupe 0 sont exempts de risque et ne nécessitent pas de chimioprophylaxie.

Tous les autres pays sont classés en groupe 1, 2 et 3 selon la fréquence de la résistance aux médicaments antipaludiques. Il est donc nécessaire de prendre un traitement préventif adapté à la zone visitée, aux modalités du séjour et aux caractéristiques propres du voyageur, qui ne peut être délivré que sur prescription médicale.

Pays du groupe 1
: zone sans chloroquinorésistance : chloroquine (Nivaquine®), un comprimé chaque jour (il est possible aussi de prendre Nivaquine® 300 : un comprimé deux fois par semaine) pour une personne pesant au moins 50 kilogrammes (pour une personne de moins de 50 kg, se référer au chapitre sur l'enfant voyageur). Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ et doit être poursuivi pendant 4 semaines après le retour.

Pays du groupe 2 : zone de chloroquinorésistance :
- chloroquine (Nivaquine®100), un comprimé chaque jour et proguanil (Paludrine® 100), deux comprimés chaque jour, en une seule prise au cours d'un repas ou l'association chloroquine-proguanil (Savarine®), un comprimé par jour, pour une personne pesant au moins 50 kilogrammes (pour une personne de moins de 50 kg, se référer au chapitre sur l'enfant voyageur). Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ et doit être poursuivi pendant 4 semaines après le retour.
- L'association atovaquone-proguanil (Malarone® ) peut être conseillée en alternative à l'association chloroquine-proguanil.
Posologie : Un comprimé (atovaquone 250 mg + proguanil 100mg) par jour, chez les personnes pesant au moins 40 Kg . Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ et doit être poursuivi une semaine après le retour.
Le retour : La durée d'administration continue de l'atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à 3 mois, faute de disposer à ce jour d'un recul suffisant en traitement prolongé.

Pays du groupe 3 : zone de prévalence élevée de chloroquinorésistance ou de multirésistance :
- Méfloquine (Lariam® 250) : un comprimé une fois par semaine. Pour une personne pesant au moins 50 kilogrammes (pour une personne pesant moins de 50 kilogrammes, se référer au chapitre sur l'enfant voyageur)
Le traitement devra être commencé de préférence 10 jours avant le départ et poursuivi pendant 3 semaines après le retour.
- L’association atovaquone-proguanil (Malarone® ) peut être conseillée en alternative à la méfloquine.
Posologie : Un comprimé (atovaquone 250 mg + proguanil 100mg) par jour. Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ et doit être poursuivi une semaine après le retour.
Le retour : La durée d'administration continue de l'atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à 3 mois, faute de disposer à ce jour d'un recul suffisant en traitement prolongé.
- La doxycycline (Doxypalu®) peut être conseillée en alternative ou en cas d'intolérance ou de contre indication à la méfloquine. Posologie : 100 mg/jour, en débutant la veille du départ et en poursuivant quatre semaines après la sortie de la zone à risque. Attention : la doxycycline peut entraîner une photosensibilité cutanée. Elle est contre indiquée en cas de grossesse et pour les enfants de moins de 8 ans.
Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ, et poursuivi pendant 4 semaines après le retour.
A partir de la liste des pays, vous pourrez accéder aux indications sur la nature du (ou des) médicament(s) indiqué(s) pour chacun d’eux.

Cas particuliers : ils sont indiqués pour chacun des pays concernés.

Il est important de savoir que la répartition des zones de résistance de Plasmodium falciparum telle qu'elle est indiquée pour chacun des pays doit être nuancée, en fonction des niveaux de transmission. La connaissance du pays de destination est insuffisante et il faut aussi tenir compte de la région visitée, des conditions de séjour, de la saison, des particularités locales.
Pour un court séjour touristique ou professionnel (inférieur à 7jours) en zone de faible risque de transmission, le traitement préventif n'est pas indispensable à condition de respecter scrupuleusement les règles de protection anti-moustiques et d'être en mesure, durant les deux mois qui suivent le retour, de consulter en urgence en cas de fièvre , en signalant la notion de voyage en zone à risque d'endémie palustre.

Risque de piqûres de moustiques :
Les anophèles (moustiques vecteurs du paludisme) piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil : c'est pendant cette période que la protection doit être maximale.

Les premières mesures sont :

porter des vêtements longs le soir,
dormir dans des pièces dont les ouvertures (fenêtres, portes) sont protégées par des grillages-moustiquaires en bon état,
éviter de sortir la nuit, même un court moment, sans protection anti-moustiques (il ne faut pas dormir la nuit à la belle étoile sans moustiquaire)
Ces mesures sont, malgré tout, insuffisantes, à elles seules, pour la prévention du paludisme.

Il faut aussi utiliser des insecticides le soir :

dans les chambres : diffuseur électrique avec tablettes ou flacon de liquide (penser au kit d'adaptation de prises de courant) ou bombe insecticide.
A l'extérieur ou dans une pièce aérée, on peut utiliser des tortillons fumigènes. Le fait d'utiliser la climatisation, qui réduit l'agressivité des moustiques mais ne les empêche pas de piquer, ne doit pas dispenser d'utiliser des insecticides.
Dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide (deltaméthrine ou perméthrine). La moustiquaire imprégnée d'insecticide assure la meilleure protection contre les piqûres de moustiques nocturnes. Elle doit être en bon état (pas de déchirure) et utilisée correctement (soit bordée sous le matelas, soit touchant le sol). On peut se procurer des moustiquaires déjà imprégnées en pharmacie ou dans les magasins d'articles de voyage ou les imprégner soi-même avec des kits d'imprégnation disponibles en pharmacie. La durée d'efficacité du produit est de 6 mois.
Les vêtements ainsi que les toiles de tente peuvent être imprégnés par pulvérisation (spray) ou par trempage (I'insecticide utilisé doit alors être la perméthrine). On peut se procurer en pharmacie des flacons vaporisateurs de perméthrine. La pulvérisation se fait sur les parties externes des vêtements.
Utiliser des répulsifs (insectifuges ou repellents) sur les parties découvertes du corps.

Tableau des produits recommandés par l'AFSSAPS
L'application du produit doit se faire dès le coucher du soleil sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris, ainsi que sur les parties pouvant se trouver découvertes à l'occasion de mouvements.
La durée de la protection varie de 2 à 5 heures : elle dépend de la concentration du produit et de la température extérieure. Les applications seront renouvelées plus fréquemment en fonction de la transpiration ou des bains et des douches.
Ces produits peuvent être toxiques s'ils sont ingérés : éviter tout contact avec les muqueuses buccales ou oculaires.
La pulvérisation de répulsif sur les vêtements est possible mais de courte efficacité (2 heures) car le produit est volatil.
Jeunes enfants, on préférera utiliser un répulsif à base d'éthylhexanediol à 30 %.

Femmes enceintes : les répulsifs sont déconseillés

L’accès de paludisme — Traitement par le voyageur
Aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale et, même si un traitement adapté a été bien pris, il est possible de faire une crise de paludisme, parfois d'apparition tardive.

Les premiers symptômes sont souvent peu alarmants mais le paludisme peut être mortel si son traitement est retardé. En cas de fièvre même légère, nausées, maux de tête, courbatures ou fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, un médecin doit être consulté en urgence. L'examen d'un échantillon de sang est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Toute fièvre au retour des tropiques doit être considérée a priori comme un paludisme jusqu'à preuve du contraire.

La prise pendant le séjour d'un traitement antipaludique par le voyageur de sa propre initiative doit rester l'exception et ne doit s'envisager qu'en l'absence de possibilité de prise en charge médicale dans les 12 heures qui suivent 1'apparition de la fièvre. Il devra avoir été prescrit par un médecin consulté avant le départ.

La possession d'un médicament de réserve peut se justifier lors d'un séjour de plus d'une semaine avec déplacements en zone très isolée.
Si le voyageur est amené à prendre de lui-même un tel traitement, il devra de toutes façons, consulter un médecin dès que possible.
Un traitement de réserve ne doit jamais être pris au retour en France sans consultation médicale et sans un examen sanguin préalable.

Portrait d'anonyme
Frisette
  • Hors ligne
  • Membre depuis :
  • 14 années 4 mois
  • Réponse(s) : 1

Le dim 08 juin 2008 à 18:08

Merci a toi encore pour ces renseignements des plus utiles.Je les ai copiés pour mes références ultérieures.Pouvons nous trouver du gel hydro-alcoolique sur place.

Le dim 08 juin 2008 à 18:22

Quote:

posté à l'origine par Frisette
Merci a toi encore pour ces renseignements des plus utiles.Je les ai copiés pour mes références ultérieures.Pouvons nous trouver du gel hydro-alcoolique sur place.

références ultérieures: elles sont remises à jour une fois par an et en cas de déclaration d'épidémie.

gel hydro-alcoolique:

Si tu fais allusion à l'hygiène des mains et la sanitation en général, ce n'est pas à mon avis utile.

(Gel hydro-alcoolique en solution destiné à la désinfection
des mains et surfaces lavables.
Prêt à l’emploi, ne nécessite pas d’eau, ni d’essuyage.
Rapide d’utilisation, sèche en 30 secondes tout en
hydratant la peau.
Ne laisse pas les mains grasses ou glissantes.
Pouvoir de désinfection et de sanitation élevé grâce a sa
teneur en agent alcoolique élevée.
Décontamination rapide inter-opération.
Réduction de la contamination microbienne des mains.
Assure une hygiène parfaite sans laisser de résidus nocifs.
Sans rinçage puisqu’il sèche à 100 % sans laisser aucun
résidu.
Efficacité bactéricide : EN 1040 en pur en 5 mn.
Utilisable par le corps médical, en industrie
agroalimentaire, par les personnels d’intervention ou de
maintenance.)

Mais tu auras du mal à trouver cela à Bali, hors hôpital ou pharma spécialisée : ))

Les précutions élémentaires suffisent.

Le dim 08 juin 2008 à 18:35

Gel hydro-alcoolique en solution destiné à la désinfection
des mains Prêt à l’emploi, ne nécessite pas d’eau, ni d’essuyage.

http://www.cclinparisnord.org/PH/Reunion151101/ChoixSHAMerrer.ppt#257,7,Choix d’une solution hydro-alcoolique adaptée aux attentes des utilisateurs

http://www.languedoc-chimie.fr/produit/pdf/DERMIGEL.pdf