Izumo Taisha

L'avis de l'auteur Lonely Planet

sanctuaire shintoïste

出雲大社  Izumo Taisha est également connu sous le nom d’Izumo Oyashiro. C’est peut-être bien le plus ancien sanctuaire shintoïste, et certainement le plus important après Ise-jingu , berceau de la déesse du Soleil Amaterasu. Consacré à Okuninushi, dieu du Mariage et porte-bonheur, ses origines remontent aux débuts de l’histoire écrite du Japon – le livre le plus ancient du pays, le Kojiki, y faisait déjà allusion – et à l’âge des dieux.

Les visiteurs du sanctuaire invoquent Okuninushi en tapant quatre fois dans les mains et non deux comme d’habitude. Selon la tradition, Okuninushi céda le contrôle d’Izumo à la lignée de la déesse du Soleil – il le fit cependant à la condition qu’un temple immense soit construit en son honneur, un temple si haut qu’il atteindrait les cieux.

Si l’édifice actuel est très impressionnant, il était jadis encore plus imposant. Des écrits datant de l’an 970 le décrivent comme le plus haut édifice du pays. On a d’ailleurs la preuve qu’il s’élevait à 48 m de hauteur pendant la période de Heian, et il se pourrait fort bien qu’il ait pâti de cette hauteur vertigineuse : il s’est en effet effondré cinq fois entre 1061 et 1225. De nos jours, ses toits culminent à seulement 24 m.

L’allure actuelle du sanctuaire principal date de 1744. La salle principale a connu l’une de ses reconstructions périodiques en 2013. La prochaine aura lieu dans 60 ans.

D’immenses shimenawa (cordes en paille torsadées) sont suspendus au-dessus de l’entrée des bâtiments principaux. On dit que ceux qui parviennent à lancer une pièce de monnaie de telle sorte qu’elle se coince dans ces cordes sont bénis des dieux. Les visiteurs n’ont pas le droit d’accéder à l’enceinte du sanctuaire principal – l’essentiel est caché par de hautes barrières en bois. Sur les côtés de l’ensemble architectural du sanctuaire, on voit des juku-sha, longs abris prévus pour les innombrables divinités japonaises lors de leur rassemblement annuel.

Lorsque l’ancienne princesse Noriko épousa un roturier, en 2014, le fils aîné du premier prêtre d’Izumo Taisha, elle renonça à son statut impérial. Elle habite désormais une maison proche du sanctuaire.

0853-53-3100 ; 195 Kizuki-higashi, Taisha-cho ; 6h30-20h