-->

Paya Shwemokhtaw

L'avis de l'auteur Lonely Planet

stupa

ေရႊမုေထာဘုရား La cloche dorée de la paya Shwemokhtaw domine avec grâce Pathein.

Le hti se sompose d’un niveau supérieur réalisé avec 6,3 kilos d’or massif, d’un niveau médian en argent massif et d’un niveau inférieur en bronze, tous dorés et incrustés, dit-on, de 829 fragments de diamant, 843 rubis et 1 588 pierres semi-précieuses.

Ce vaste sanctuaire alimente plusieurs légendes. L’une d’elles prétend qu’il fut construit à l’origine par l’empereur indien Ashoka en 305 av. J.-C. Haut de 2,30 m, le premier stupa aurait abrité des reliques du Bouddha et un lingot d’or de 15 cm.

Selon une autre légende, une princesse musulmane nommée Onmadandi aurait demandé à chacun de ses trois soupirants bouddhistes d’édifier un stupa en son honneur. L’un d’eux aurait bâti la Shwemokhtaw, les autres les stupas moins raffinés de Tazaung et de Thayaunggyaung.

Quoi qu’il en soit, on pense que le roi Alaungsithu de Bagan aurait construit un stupa de 11 m appelé Htupayon à cet emplacement en 1115. En 1263, le roi Samodagossa prit le pouvoir, suréleva le stupa à 40 m et l’appela paya Shwemokhtaw (ou stupa du lingot d’or d’un demi-pied).

Le sanctuaire sud de l’enceinte renferme le bouddha assis Thiho-shin Phondaw-pyi, qui flottait le long de la côte du delta sur un radeau parti du Sri Lanka. D’après la légende, un sculpteur cinghalais aurait façonné quatre bouddhas à partir de morceaux de l’arbre de la Bodhi (banian sacré de l’Éveil du Bouddha), mélangés à un mortier composite. Il aurait placé les statues sur des radeaux en bois, qu’il aurait laissés dériver sur l’océan. Une statue accosta à Dawei (Tavoy), une autre à Kyaikkami (Amherst), une troisième à Kyaiktiyo (aujourd’hui conservée à Kyaikpawlaw), et la quatrième près de Phondawpyi, un village de pêcheurs à 97 km au sud de Pathein, d’où elle fut transférée à Pathein.

Un bouddha debout en marbre occupe une niche dans la clôture qui longe le côté ouest du stupa et marque l’endroit où les guerriers môn priaient avant de combattre. Dans le coin nord-ouest de l’enceinte, un sanctuaire est dédié à Shin Upagot, le bodhisattva qui flotte sur l’océan et apparaît aux personnes en détresse. Des tortues nagent dans le bassin qui entoure le petit pavillon.

Dans le même coin, un sanctuaire doré est consacré à Ganesh, le dieu à tête d’éléphant de la Sagesse et de la Prospérité, vénéré par les hindous.

Shwezedi Rd ; 6h-20h) .