• Rez-de-chaussée

L'avis de l'auteur Lonely Planet

Les salles I-III, centrées sur la période allant du néolithique à l’âge de bronze moyen (7000-1700 av. J.-C.), présentent la vie des premières colonies humaines autour de Cnossos et en Crète en général. Ne manquez pas la riche collection de bijoux, dont le pendentif aux abeilles en or exhumé à Malia. Les poteries du style de Kamares, richement ornées, servaient peut-être à la table du roi.

Les salles IV, V et VI, parmi les plus visitées, sont consacrées à l’âge du bronze récent (1700-1450 av. J.-C.), période d’apogée de la civilisation minoenne, avec la fondation de nouveaux palais, une architecture recherchée et une intense activité commerciale. Remarquez la maquette en argile d’une maison d’Archanes et le superbe plateau de jeu incrusté d’ivoire et de cristal. Fierté du musée, le disque de Phaistos reste une énigme : les signes gravés sur cette tablette en argile n’ont jamais été déchiffrés. Non loin, les lingots de cuivre provenant d’Agia Triada et du palais de Zakros soulignent l’importance des échanges économiques. Parmi les autres trésors figurent deux représentations de taurokathapsia – saut acrobatique au-dessus d’un taureau – mises au jour à Cnossos : la fameuse fresque de voltige avec taureau (souvent appelée “saute-taureau”) et une exquise sculpture d’acrobate (salle VI) en ivoire, de laquelle le taureau a malheureusement disparu.

Dans les salles VII et VIII, objets et figurines cultuels soulignent l’importance de la religion dans la société minoenne. Exhumé à Agia Triada, le vase du Prince (salle VII) représente des soldats aux boucliers tendus de peau de bête face à un jeune homme de haut rang, sceptre à la main. Ne manquez pas la bague du roi Minos, chevalière restituée au musée en 2001. Au nombre des objets cérémoniels découverts à Cnossos sont exposées les figurines de déesses aux serpents aux seins nus et l’emblématique tête de taureau en stéatite aux cornes plaquées d’or et aux yeux en cristal de roche (un vase rituel ou rhyton).

Les salles IX et X soulignent le rôle de Cnossos comme capitale d’une puissante thalassocratie – après l’effondrement administratif des autres palais. C’est l’époque où les Mycéniens pénétrèrent en Crète. Les tablettes d’argile en linéaire B (grec archaïque) montrent à la fois la complexité du système administratif et la façon dont les civilisations minoenne et mycénienne n’ont plus fini par faire qu’une à Cnossos. Le casque en défenses de sanglier et les poignards à manche d’or (salle X) témoignent du statut aristocratique des guerriers.

Les salles XI et XII présentent l’habitat, les sanctuaires et les rites funéraires de l’âge du bronze récent. La richesse du décor et l’opulence de la cérémonie peinte sur le sarcophage d’Agia Triada (salle XII) attestent du haut rang du trépassé.